Body Positive et autres considérations corporelles

 

 

Voici venue l’heure, comme chaque année à la même période, de l’article sur le body positivisme pré-estival.
Pas que ce soit une habitude, mais je ressens chaque année le besoin de m’exprimer sur le sujet.

Tout d’abord, il y a eu le reportage « Embrace » de Tarynn Brumfitt diffusé dernièrement sur Arte qui m’a bouleversée et émue aux larmes. Le reportage essaie de comprendre pourquoi nous sommes autant de femmes à détester leur corps. J’ai essayé de vous le retrouver pour vous mettre le lien mais il semblerait qu’il ne soit plus disponible en replay.
Peut être que vous pourrez le trouver en streaming et si le sujet vous intéresse, je vous supplie de le regarder tant il est thérapeutique.

En gros pour résumer, au gré des interviews, on fait la connaissance de femmes (superbes!) bouffées par cette obsession de ne pas être belle parce que trop grosse/ trop maigre/ trop petite ou trop grande. Parce qu’elles ne correspondent pas exactement aux critères de beauté que l’on nous impose.
Scoop : ces critères sont inatteignables et bien souvent irréels.

Certaines vont même jusqu’à tomber malade et se ruiner la vie : c’est à crever le coeur.
On a beau en avoir conscience, savoir que toutes les photos sont trafiquées et mises en scène, le matraquage est tel qu’il est tout de même difficile de s’en libérer.

 

Et puis, comme un écho à ce reportage, il y a eu l’article de Mélanie du blog A little Piece Of (un blog que j’ADORE tant il est inspirant, serein et positif) et que je vous invite vivement à aller lire. Un article qui fait du bien et truffé de petites astuces faciles à mettre en place pour s’aider/s’aimer au quotidien.

Sans oublier le très récent hashtag #objectifbikinifermetagueule qui devient viral sur les réseaux sociaux et qui a été lancé par la drôlissime et talentueuse Laura Calu pour valoriser la diversité des corps et nous inciter à nous accepter tel(le)s que nous sommes.

 

Pour ma part, l’envie d’en parler est venue après tout ça, et surtout après avoir revu cette photo.

Elle a été prise il y a un an tout juste et à l’époque, j’avais eu vite fait de la zapper tout simplement parce que je la trouvais immonde.

Pour tout vous dire, je ne m’aime absolument pas de dos.
De face non plus mais à force, j’ai fini par (m’)accepter (même si parfois, ma tête cernée et ridée au réveil me fait un peu flipper).

Mais de dos, ça m’angoisse.
C’est d’ailleurs un véritable exercice pour moi de partager cette photo, qui contrairement à celles qui vous voyez dans les magazines, n’a pas subi la moindre retouche.

Par chance, on ne peut pas dire que je me vois très souvent de dos (se tortiller devant la glace pour apercevoir ses fesses ne donne pas le même point de vue que quand on est pleinement de dos) mais de fait, à chaque fois, sur les photos généralement, ça me fait un choc et je me déteste.

Je trouve mes épaules bien trop larges et carrées et ça me donne une allure tout sauf féminine et gracieuse.

Et puis il y a ces plis au niveau de la taille, ces hanches bien trop larges, et ces fesses, trop grosses.
Sans oublier les cuisses et leur inséparable amie, j’ai nommé la cellulite.

Bref, quand j’ai vu cette photo il y a un an, j’avais vite fait de l’oublier et de la reléguer au musée des horreurs (qui comporte une collection impressionnante).

Et puis je suis tombée dessus dernièrement et je me suis dit que peut être que je me faisais des idées. En tout cas, que j’exagérais.
D’autant qu’entre temps, j’ai pris 3 kilos et que donc, si je faisais la même aujourd’hui, ce serait sans doute pire. 

Certes, tout ce que j’ai nommé plus haut est vrai (les épaules, la carrure, les hanches et les fesses) mais après tout … c’est moi, je suis comme ça.

Je suis grande, je fais du 40 et du L.
Je ne rentrerai jamais dans un 36 et une taille S.  

Est-ce que ça fait de moi une bête de foire, un monstre destiné à être perpétuellement pétri de complexes ?

Bien sur, il y a des filles plus fines, plus jolies, plus gracieuses et avec un dos magnifique.
Bien sur.
Et donc ?
Est-ce qu’elles sont mieux dans leur peau ? Est-ce qu’elles sont plus heureuses dans leur vie ? Est-ce que moi même, si j’avais une jolie silhouette (comprenez plus fine), je serais plus heureuse dans ma vie ?!

On en revient toujours au même point, qui est à mon avis le fond du problème : cette foutue comparaison.
On trouve toujours que notre copine est bien foutue, que la voisine a de beaux yeux, que notre collègue a de belles jambes ou que sais-je encore (c’est entièrement mon cas donc je sais de quoi je parle)

Mais pas de chance, nous ne sommes pas les autres, nous sommes nous.
Des êtres uniques.
Pas parfaits.
Avec chacun ses petits défauts et ses imperfections.

Mais en fait réfléchissons-y : nous sommes tous et toutes des êtres parfaits.
Quelle incroyable machine que ce corps qui fonctionne sans arrêt et sans trop d’accrocs de notre naissance à notre mort !

Ce coeur qui bat, ce sang qui coule, ce cerveau qui fonctionne à plein régime, ces muscles qui nous portent, ces poumons qui s’emplissent, ces organes qui filtrent, ces intestins qui travaillent … et tout ça sans pause, sans même que l’on en ait conscience.
N’est ce pas extraordinaire ?

Arrêtons de nous comparer et de jalouser les autres.
Regardons nous 2 secondes avec bienveillance et pleine conscience.
Le plus objectivement possible…

Le voilà notre corps. 
Le véhicule choisi pour nous accompagner jusqu’à la fin. On aura beau faire tout ce qu’on veut, ce sera lui jusqu’au bout.
Et clairement, ça ne va pas aller en s’arrangeant au fil des années.

Alors ces petits défauts … Rien n’est vraiment très grave n’est-ce-pas ?
Avoir de la cellulite et des grosses fesses ne fait pas de nous une personne mauvaise.
Idem pour un ventre un peu grassouillet bien loin des tablettes de chocolat des fit-girls, ou encore puisque c’est ça qui a déclenché cet article, des épaules carrées.
Alors pourquoi se détester pour cette raison ?
Pourquoi se détester pour un physique qui est et qui restera le notre pour toujours ?

Plutôt que de haïr ce corps, unique, on devrait le chérir, lui dire « je t’aime », le remercier tous les jours pour tout ce qu’il supporte, pour tout ce qu’il nous permet de faire.

Etre debout, tous les jours, respirer, sentir, voir, gouter … Aimer … Profiter de cette vie qui nous est offerte…

Franchement, n’est ce pas le meilleur cadeau qu’il soit ?

 

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