J’ai testé … la monodiète de pommes

Cela fait plusieurs années que j’avais envie d’essayer de faire une monodiète de 3 jours mais jusqu’à présent, je n’avais jamais sauté le pas de peur que cela soit trop difficile.

La peur d’avoir faim, de souffrir, d’être obsédée par la nourriture etc etc … cela m’a toujours empêchée de tenter l’expérience.

Le principe de la monodiète est assez simple : il s’agit de se nourrir exclusivement d’un seul aliment pendant une période donnée.
1 jour, 2 jours ou 3 jours : les variantes sont multiples mais la méthode de base et la plus efficace étant 3 jours car c’est le temps nécessaire à la régénération des cellules de la flore intestinale.

La plus célèbre, dont on entend parler à chaque rentrée, c’est la monodiète de raisin, mais on peut aussi le faire avec des pommes ou du riz par exemple (pas avec des pizzas, malheureusement)

Le raisin n’étant évidemment pas de saison, j’ai choisi de faire une monodiète de pommes sur 3 jours.

On peut manger des pommes crues, cuites au four, en compote, en jus ou encore séchées mais, pour que ce soit efficace, il ne faut manger que ça uniquement.

Le but ? Détoxifier l’organisme et récupérer l’énergie que celui-ci consacre d’habitude à la digestion pour détoxifier d’autres organes.

L’objectif n’est pas de perdre du poids (même si effectivement, au bout de 3 jours c’est le cas) mais ce sont des kilos qui reviennent dès que l’alimentation reprend un cours normal, il ne faut pas que ce soit le moteur de motivation principal.
Si cela vous intéresse, je vous renvoie à cet article que j’ai trouvé très intéressant et complet ici

 

Pour ma part, j’avais vraiment envie d’offrir une pause à mon corps.
Depuis quelques temps, j’ai une sensation de lourdeur, le ventre très gonflé et la digestion difficile. Je me suis dit qu’il fallait frapper fort pour retrouver un confort digestif et je me suis lancée, dès lundi, dans cette expérience.

J’avais déjà testé une sorte de cure détox / semi-jeûne à base de jus frais sur une journée l’année dernière et cela avait été assez difficile. Rien que sur 24h, j’avais pas mal souffert psychologiquement du manque de nourriture.

Aussi, sur 3 jours, je ne sais pas trop ce que ça va donner, j’ai un peu peur mais en même temps, je me sens sereine, je me dis que ce n’est pas une compétition ni un challenge, rien ne m’oblige à aller au bout si c’est trop difficile et j’ai vraiment hâte de voir les effets sur mon cops et mon mental.

La vieille, j’ai mangé normalement, ni trop, ni trop peu, que des choses légères, histoire de préparer le corps tranquillement à la monodiète.

 

 

 

Premier jour


Je ne prends jamais de petit déjeuner habituellement car le midi, à cause de mon travail, je déjeune tôt. Aussi, en ce premier jour, je bois une tisane le matin (je ne vis pas me répéter à chaque tisane car j’en ai bu BEAUCOUP et toute la journée pendant la monodiète) et je ne croque ma première pomme que vers 11h, heure à laquelle je mange normalement.

J’ai acheté tout un tas de variétés, afin d’avoir des goûts, textures et saveurs différentes. Je choisis ma pomme avec soin et j’opte pour une pomme plutôt douce, je déguste par petites bouchées, je me focalise sur les sensations.
Par ce premier « repas », je sens déjà que l’acte de manger est beaucoup plus dans la pleine conscience. Quand on sait que l’on ne peut manger que ça, on profite de chaque bouchée et chacune offre une grande satisfaction.

 

Très vite dans la journée, je me rends compte qu’au quotidien, nous sommes assaillis de nourriture : mes applications sur le téléphone (Deliveroo, Uber Eats et cie) me tentent avec leurs propositions du jour, les offres de panier de fruits et légumes de la semaine, les mails de recette inédites à tenter absolument, les photos sur les réseaux sociaux, la cantine du bureau, les biscuits et chocolats qui trainent … Je n’en avais pas trop conscience mais aujourd’hui, comme je n’ai « pas le droit » de manger ça, je me rends compte que la sollicitation et la tentation sont permanentes.

 

Vers 14h, un petit creux et une petite baisse de régime se font sentir, je mange ma deuxième pomme.
La journée passe assez vite car j’ai beaucoup de boulot et je ne vois pas le temps passer. Je suis d’ailleurs plutôt contente de faire cette monodiète pendant une période de travail et non pendant le week-end à la maison car avoir l’esprit occupé et plein de choses à faire aide vraiment à ne pas être obnubilé.

Le soir, c’est plus dur… La faim est bien là et à la maison, c’est l’ile de la tentation.
Je grignote quelques pommes séchées en guise de gouter tardif, je me prépare une compote et je prépare le repas des garçons qui eux ne sont pas à la monodiète et mangent tout à fait normalement.

Bizarrement, faire à manger ne me donne pas envie. Je suis motivée et prends même place avec eux à table, sans la moindre frustration, en dégustant ma 3ème pomme de la journée, 2 cuillères de compote et quelques pommes séchées.

Dès le soir, je me sens déjà plus légère. Mon ventre a nettement dégonflé et c’est presque dingue de voir si vite un effet, mais c’est pourtant bien le cas.

Je me couche relativement tôt car l’air de rien, je suis quand même assez fatiguée mais surtout très fière d’avoir réussi à traverser ce premier jour sans trop de mal.

 

 

Deuxième jour


Dans toutes les lectures que j’ai pu faire à ce sujet, il est dit que le deuxième jour est le plus difficile.
Le corps commence sérieusement à éliminer, ce qui peut provoquer de la fatigue, de l’énervement… et on a plus tendance à craquer pendant cette deuxième journée.

Pourtant, je me lève sans aucune sensation de faim.
Quelques gargouillis arrivent vers 10h mais c’est très supportable et comme la veille, je ne mange ma première pomme que vers 11h : un délice !!

Je ne me sens pas particulièrement fatiguée ni à cran, je suis sereine, même devant tous les problèmes qui s’accumulent au bureau.

Deuxième pomme vers 14h comme la veille, je suis en forme, tout va bien.

En revanche, le soir à la maison, petit coup de barre : je suis super fatiguée et faible. Je mange 2 pommes au diner en ayant le sentiment que mon ventre va exploser (avec 2 pommes!) et je me couche tôt.

Encore une journée traversée sans trop de difficulté, même si je m’attendais au pire vu ce que j’avais pu lire là et là sur cette deuxième journée.

 

 

Troisième jour



C’est déjà la dernière journée de la monodiète mais pour ma part, ce sera clairement la plus longue et la plus difficile. J’ai beaucoup souffert !

Je me lève plutôt en forme après une nuit formidable (8h30 de sommeil comme un plomb, j’imagine que le fait de ne pas avoir à digérer grand-chose aide le sommeil ?).

Mais très vite je me sens très fatiguée, j’ai une sensation bizarre, à la fois faim et pas faim (c’est difficile à expliquer), les ressentis sont assez confus, mais surtout, je me sens très faible, mon corps et mon cerveau tournent clairement au ralenti.

Je mange une pomme en arrivant au bureau, à 8h30, puis quelques pommes séchées dans la matinée car je sens que j’ai besoin d’énergie.
Des contrariétés arrivent et j’ai du mal à les gérer : je suis à cran !

Une autre pomme vers 11h30 puis vers 14h…
Mon dieu que cette journée est longue et pénible !!

Sur le papier, elle devait être la plus facile, celle où le corps est habitué et où on se sent bien … J’ai clairement un jour de retard !!

 

En rentant à la maison, c’est l’horreur : le trajet jusqu’à chez moi m’a épuisée, je suis toute blanche, je me traine, je n’ai aucune force, chaque geste me demande une énergie considérable et cerise sur le gâteau : bizarrement, je me mets à transpirer comme une dingue.
-_-

A tel point que j’envisage sérieusement de laisser tomber et de m’alimenter un peu dès ce soir…

Je fais une pause, lis un long moment sur le canapé et ce temps de repos me fait beaucoup de bien.
Il ne reste plus qu’un repas : je vais tenir jusqu’au bout.

2 pommes plus tard, je suis déjà dans mon lit et hop, on oublie cette journée horrible !


 

Quatrième jour
Reprise de l’alimentation

 

C’est presque la fin de l’expérience, je monte sur ma balance et constate que j’ai perdu environ 3 kilos (je dis environ car ma balance n’est pas fiable du tout et un coup j’en ai perdu 4, un coup j’en ai perdu 3… mais peu importe)

Au-delà des kilos perdus, qui comme je le disais au début de l’article, sont « factices » et vont surement réapparaitre à la reprise de l’alimentation, et malgré la journée horrible de la veille, je me sens terriblement bien.

Fini le ventre gonfle et douloureux.
Je suis légère, en forme, sans aucune sensation de faim.
Moi qui croyait faire une fixette sur la nourriture pendant et après l’expérience, en fait, je n’ai même aucune envie.

Je sais que je vais remanger aujourd’hui mais ça ne provoque pas de joie particulière … En fait, je me dis que je pourrais même tenir encore un jour (ce que je ne ferai pas bien sûr, mais c’est amusant de le constater)

Cette journée de reprise est très importante et fait partie intégrante du processus de monodiète.
Il faut faire attention à s’alimenter doucement et ne pas créer un véritable choc pour le corps, après ce repos bienfaiteur. S’écouter, ne pas aller au delà de sa faim, et éviter les protéines animales …

On pourrait penser qu’après 3 jours à ne manger que des pommes, je serai tentée de me ruer sur des aliments bien réconfortants et pourtant, c’est l’inverse qui se passe : je ne sais même pas vers quoi me tourner.

J’opte pour quelques cuillères de riz blanc au petit déjeuner, la seule chose qui me fasse vraiment envie, et un yaourt de soja aux graines de Chia, baies de Goji et kiwi que je ne finis même pas.

Vers 11h, j’opte encore pour du riz, un tout petit avocat et des asperges mais je suis rassasiée au bout de quelques cuillères : on sent bien qu’il faut y aller doucement !
Le sucre et le gras ne me font pas la moindre envie …

 

Pour conclure, je dirai que l’expérience a été très enrichissante.
J’ai beaucoup appris sur moi, sur mon corps, sur mes capacités et mes limites.
Je suis fière d’avoir tenu jusqu’au bout
(ça a été bien plus facile que je ne pensais même si j’en ai quand même bien chié le dernier jour) et les bienfaits ne se sont pas fait attendre.
Quel bonheur de retrouver cette sensation de légèreté !

Je pense que je retenterai l’expérience à l’automne, avec le raisin, faire ce type de monodiète 2 fois par an (pas plus !) me semble tout à fait possible et bienfaiteur.

 

 

Et vous, tentés par l’expérience ? 

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