Au jour le jour #7

Je vous présente aujourd’hui une rétrospective rapide et un peu au rabais mais, même si on savait que cela allait être le cas, cette semaine n’a été qu’une vaste course contre la montre.
C’est bien simple : les jours ont filé à la vitesse de la lumière, et nous voilà déjà dimanche.
Je n’ai RIEN compris à ce qu’il c’était passé et je suis à peu près sûre qu’on a sauté 2 ou 3 jours en cours de route.
Bref … J’aime autant vous prévenir : je risque de me répéter un peu cette semaine et de tourner toujours autour du même thème, à savoir l’exposition de Chéri, mais difficile de faire autrement puisque j’ai choisi de raconter le quotidien et que notre quotidien, en ce moment, est centré sur ce seul évènement.

 

 

 

 

 

Dimanche.
Une matinée passée essentiellement en solo puisque Chéri s’affaire dans son atelier.
Dans l’après-midi, c’est parti pour la rigolade : on charge les tableaux dans la voiture et on commence à faire un aller-retour pour les déposer dans la salle d’expo, à 30 minutes de route de chez nous.
L’air de rien, 55 tableaux, ce n’est pas rien à transporter, c’est délicat et minutieux, surtout avec Chéri qui manque de faire une syncope les 2 ou 3 fois que j’ai malencontreusement cogné un coin !

 

 

 

Lundi.
Après le boulot, qui fut une journée relativement tranquille, je rentre fissa à la maison.
Chéri, qui a déjà fait un aller-retour et commencé à installer, est cuit mais la journée est loin d’être finie.
Il faut charger maintenant les sculptures dont une qui fait presque 2 mètres et pèse près de 90 kilos.
Chéri, malade d’avance à l’idée qu’elle puisse s’abimer – ou pire se briser – pendant le transport, se met à parler à ses sculptures pour leur demander un peu de coopération.
« Allez mon grand! Je t’en supplie, tu dois y mettre du tien! »
-_-
J’aurais largement pu me contenter de ça pour croire qu’il était devenu fou mais il en a rajouté une couche en me donnant des conseils super utiles pour les manier du genre : « Il faut les transporter comme un corps »
Ah ben oui tiens.
Dommage que je n’ai pas eu encore à transporter de corps inerte, ça m’aurait bien servi là tout de suite.

 

 

 

 

Arrivés sur place, il faut encore les décharger et les installer, dans la nuit et le mistral glacial : une vraie partie de plaisir.
Moi qui avait peur de ne pas avoir le temps d’aller à la salle de sport ces temps-ci et de manquer d’exercice physique, me voilà servie.
Adieu mon dos, mes bras, mes jambes. Je ne suis que douleur.
On rentre à la maison à pas d’heure, archi-cuits, direction le lit tout de suite.

 

 

 

 

Mardi.
Grosse journée au bureau.
2 animations sont prévues aujourd’hui dont une de dégustation de fromage.
J’avoue, il y a pire, mais l’air de rien, c’est un gros boulot de préparation. En plus, on a eu du monde toute la journée et c’était particulièrement intense.
Pas une minute de répit de 8h du matin jusqu’au soir, en tension et sans cesse sollicitée,
sous l’œil de nos responsables venus de Paris pour la journée. Tout s’est bien passé au final mais tout ce stress m’a épuisée.
La fin de la journée arrive, je suis vidée mais il faut repartir à la salle d’expo pour aider mon homme, submergé de choses à faire et qui, tout seul, ne s’en sort pas.

 

 

 

 

Un homme qui, soit dit en passant, a environ 1000 idées à la seconde à quelques jours de l’ouverture.
De bonnes idées hein mais putain, j’aurais bien aimé qu’il les ait avant.
Du coup, on se retrouve à faire des tests un peu bizarres, j’en conviens, qui peuvent porter à confusion mais qui ne sont pas du tout ce que vous pouvez croire et qui serviront à terme pour l’expo.

 

 

 

 

Mercredi.
Il parait que c’est la Saint Valentin.
Perso, mon Valentin n’a qu’une seule chose en tête et ce n’est pas de me couvrir de cadeaux.
Je m’en moque, je n’accorde pas la moindre importance à cette fête et il y a effectivement plus urgent.
De toute façon, des soirées en amoureux, on en passe tout le temps alors on n’a pas besoin d’attendre que ce soit le 14 février.
Je passe ma journée toute seule au bureau avec pas mal de choses à faire car je n’y reviens que lundi prochain.

 

 

 

Comme je sais d’avance que je ne vais avoir ni le temps ni l’envie de cuisiner, je me suis fait livrer au bureau des plats du Chef Basil (cliquez pour plus d’info).
Je trouve le concept sur sympa, les plats alléchants et très raisonnables au niveau prix, et la livraison pas chère non plus : ça faisait un moment que j’avais envie de tester.
Au menu : 2 formules du jour : wok de légumes croquants et moelleux à la noisette. Et en plus une terrine ricotta / épinards pour l’entrée.
Le packaging est super joli, la petite attention avec la rose dedans trop chou (oui, je suis celle qui vient de dire que je me moquais de la saint Valentin mais je trouve chou de mettre une rose dans le paquet: je ne suis plus à une contraction près de toute façon)

Après le boulot, je file à la salle d’expo aider mon homme. On passe la soirée à accrocher, décrocher, raccrocher, tout reprendre depuis le début et se traiter de tous les noms.

J’oublie ou je passe volontairement pas mal de détails mais pendant cette semaine, il m’a vraiment rendue cinglée avec ses idées. J’ai râlé je ne sais combien de fois, je l’ai traité de fou presque autant de fois, j’ai trainé des pieds (souvent par flemme, je l’avoue) pour le suivre dans ses délires mais au final, à chaque fois qu’on avait fini un truc, souvent au bout de plusieurs heures de travail, j’ai bien été obligée d’admettre qu’il avait raison et que c’était beaucoup mieux selon sa façon de faire. 

A 23h, épuisés et affamés, on dit STOP.
Je dégaine une bouteille de vin et 2 verres ramenés en douce, les plats du Chef Basil, Chéri sort une rose de derrière les fagots (#cute) et on dine assis par terre, dans le magnifique château en pierres qui vibre de toutes parts, en regardant les tableaux…
Finalement, elle était plutôt pas mal cette Saint Valentin ! 

 

 

 

Jeudi.
Je ne travaille pas aujourd’hui car j’ai pris 2 jours de congés pour les finitions.
A la fin de la journée, on peut dire que cette fois, on y est presque.
Ne restent plus que quelques détails mais le plus gros y est.

 

 

Comme visiblement on a élu domicile dans le Château, on se commande une pizza qu’on mangera encore une fois par terre avant de se remettre au boulot.
Maintenant que tout est en place, place à la Lumière qu’il faut régler sur chaque tableau.
Et devinez qui se colle en haut de l’échelle (et en profite pour faire le zouave) ?

Avant de se coucher, la fatigue aidant, on se prend encore la tête sur des trucs (j’ai une liste de petites choses à faire pour le lendemain longue comme le bras et il m’en rajoute sans cesse …) mais au final, juste avant de dormir, il me serre fort et me dit :
« Tu sais, en fait les autres je m’en fous. C’est pour toi que je fais tout ça, pour que tu sois fière de moi »
Ok, Chéri, c’est bon : tu as gagné.
J’irai ramasser des feuilles mortes demain à 7h du matin, avant d’aller acheter un feutre rouge indélébile apparement indispensable (noir, ça ne va PAS DU TOUT) et des pastilles autocollantes blanches, faire découper des planches de bois, trouver de la peinture effet rouille, j’en passe et des meilleures …

 

 

 

Vendredi.
C’est la journée du vernissage.
Je cours un peu partout le matin pour les préparatifs et les trucs de dernière minute qu’il m’a encore rajouté entre temps et l’après midi, on se retrouve à la salle d’expo pour le grand lancement.
Il a beau dire le contraire, Chéri est stressé puissance 1000 et à 30 minutes de l’ouverture, il se met à errer dans toutes les pièces pour reprendre les tableaux un par un car ils ne sont soit-disant plus droits (une chose que l’on a vérifié environ 100 000 fois).
J’essaie de le détendre comme je peux mais rien ne marche, je sens que je ne pourrai rien.

Finalement, les gens arrivent doucement, et puis très vite, il y a un monde fou, quasiment 200 personnes, la salle est tellement blindée qu’il est difficile de circuler.  Le lieu est superbe, l’expo encore plus (je ne suis pas objective mais quand même), Chéri est assailli de retours positifs et accaparé de tous les côtés pendant que je fais la conversation à des gens qui savent tous qui je suis mais que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam.

C’est une belle soirée, même si j’ai légèrement forcé sur le vin pour me détendre et relâcher la pression et que je suis passablement ivre (c’est le moins que l’on puisse dire).
Quoi qu’il en soit, ce lancement était une réussite.

A l’heure où je vous écris, je n’ai pas eu encore la possibilité de photographier l’expo correctement pour vous la faire partager et celles que j’ai prise du vernissage sont restées dans mon appareil photo… dans la salle.
Je vous montrerai tout ça la semaine prochaine !

 

 

 

Samedi.
Cette semaine, j’ai tout de même réussi à lire un livre, pas le truc le plus intellectuel de l’année, j’en conviens, mais parfait pour cette semaine surchargée : « La malédiction de la zone de confort » de Marianne Levy.
Je n’ai pas du tout accroché au début, j’ai même pensé que l’auteur en faisait beaucoup trop pour être drôle mais que ça surchargeait la lecture, mais finalement, je me suis laissé embarquer dans l’histoire pour ne plus la lâcher jusqu’à la fin.
C’était pile poil ce dont j’avais besoin cette semaine : quelque chose de frais, d’enjoué, une histoire d’amour trop mignonne, pas de prise de tête. Un bon petit roman feel-good comme on les aime.

 

 

Enfin samedi soir.
Après une journée d’ouverture pendant laquelle il y a eu beaucoup de visiteurs et d’échanges intéressants, c’est la première fois depuis une semaine qu’on est à une heure correcte à la maison.
Une douche chaude (c’est un peu bizarre mais chez nous, passé un certain créneau horaire, il n’y a plus d’eau chaude donc ça fait une semaine qu’on se douche à l’eau froide)(je sais, c’est bizarre), une soupe de légumes maison (le pied après une semaine à manger de la merde), et surtout poser son cul sur le canapé, ne rien faire puis aller se coucher tôt et faire une vraie nuit de sommeil : ça avait un petit gout de bonheur. 

 

Voilà pour cette semaine !
Bon dimanche et prenez soin de vous !

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