Au jour le jour #6

 

Je n’ose pas dire que cette semaine a été fatigante car celle qui arrive le sera encore plus, et je voudrais bien garder le droit de me plaindre sous le coude pour m’en servir à bon escient.

Pourtant, si je veux être honnête envers moi-même et envers vous, je suis obligée d’avouer la triste vérité : je suis dans un état de fatigue qui me fait ressembler à un zombie.

Je ne vais pas reprendre le même baratin toutes les semaines, vous savez pourquoi : la météo, la déprime hivernale, le teint blafard, les kilos en trop etc etc …
Rien n’a fondamentalement changé depuis une semaine.
Ah si.
Il fait un putain de froid.
Pas besoin de me sortir le blabla du « c’est normal, c’est l’hiver » et puis « c’est TELLEMENT doux de rester bien au chaud chez soi quand il fait froid » « Le hygge, c’est la vie »
M’en fous.

Je déteste avoir froid.
J’ai les mains sèches, de l’exéma sur l’œil, les lèvres gercées et la peau qui pèle : Une vraie beauté.
J’ai décidé que je ne serai de bonne humeur que quand les températures retrouveront un niveau correct.

 

 

 

Dimanche.
La raison voudrait que j’aille faire un petit tour à la salle de sport comme tous les dimanches.
Pourtant, je sens que je suis passablement fatiguée et je n’ai pas la moindre envie d’y aller.
Je décide pour une fois de ne pas me forcer et de m’écouter, peut être que j’ai effectivement besoin de repos après cette semaine intense et stressante et ce samedi aux Thermes, qui bien qu’agréable, a été tout de même très sollicitant pour le corps.
Une fois ma décision prise, je peux profiter de ma journée tranquille mais pourtant, la culpabilité ne me lâchera pas de la journée où je me suis mentalement traitée de feignasse toutes les 5 minutes.

 

 

 

Pour me détendre, je me lance dans la préparation de crêpes vegan (recette ici) au lait d’amande : très bonnes mais elle sèchent un peu rapidement (un détail car de toute façon, elles n’ont pas fait très long feu). J’avais zappé la Chandeleur alors il fallait bien se rattraper … Et puis, ce qu’il y a de bien avec les crêpes, c’est que ça passe toujours, même quand c’est plus la Chandeleur.

 

 

 

 

L’après-midi, j’ai fait une sieste de 2h (et encore, c’est Chéri qui m’a réveillée), la preuve qu’effectivement, j’avais besoin de repos. Le reste de la journée se fera à la cool, entre lecture, un film, un peu de réseaux sociaux, encore un peu de lecture … Farniente farniente.
Sans oublier la pause thé avec cette nouvelle tisane de Pukka qui m’a mise en joie (oui, les tisanes me rendent heureuse) car c’est une infusion de Tulsi. 
Le Tulsi, c’est une plante sacrée en Inde, le basilic sacré, on en trouve partout dans les temples, les maisons, les édifices etc etc … C’est la star des plantes auyrvédiques et je ne pensais jamais en trouver ici alors je suis super contente ! A la dégustation, c’est plutôt spécial – personnellement j’aime bien mais j’ai des gouts bizarres en matière de tisane – mais comme c’est super bon pour le corps et l’esprit, j’adhère !

 

 

 

Ah oui trop drôle.
J’ai aussi voulu faire des navettes.
Pour ceux qui ne connaissent pas, les navettes sont des biscuits secs à la fleur d’oranger, originaires de Marseille et hyper bons. En une bouchée, ça ramène tout provençal qui se respecte à l’enfance et aux traditions. Un peu notre madeleine de Proust à nous quoi.
En voyant la recette, je me suis dit que ça n’avait pas l’air trop compliqué et de fait, c’était plutôt facile … jusqu’au façonnage.
Au final, mes navettes avaient une forme un peu étrange.
Comment dire …
Quand j’ai dit à Chéri qu’elles ressemblaient étrangement à des foufounes, il s’est foutu de ma gueule et me disant que je n’étais pas tranquille dans ma tête et, que soit disant, je ne pensais qu’à ça.
Mais bien sur.
Et puis, il les a vues.
Et il a été forcé de me donner raison.
Depuis, ça donne des conversations étranges du genre « elles sont bonnes hein mes foufounes ? »
(pardon)

 

 

 

 

Lundi.
Je suis une vraie soupaddict.
L’hiver, j’en mange quasiment tous les jours, parfois le midi au bureau, parfois le soir, parfois le midi ET le soir. Par habitude, je fais très souvent la même (poireau, carottes, navet, céleri, épinards)(que j’ADORE) mais ce soir pour changer j’ai eu envie de tester une soupe violette : pommes de terre vitelotte, carottes violettes et chou fleur … La texture était un peu épaisse, à mi-chemin entre la soupe et la purée mais c’était drôlement bon. Et original.
Parfait pour conclure cette journée de reprise où je n’ai eu aucune envie et aucune motivation pour aller au travail ce matin. Je crois que j’ai perdu ma motivation quelque part entre Noel et jour de l’an et il m’est très difficile de la retrouver.

 

 

 

 

Mardi.
Histoire de mettre un peu de couleur dans cette journée, j’ai tenté mardi de mettre du rouge à levres rouge. J’adore cette couleur chez les autres, je trouve ça très féminin, un peu sexy, et surtout, ça habille super bien une tenue noire par exemple.
Le problème c’est que sur moi, j’ai toujours l’impression d’être un clown.
Surtout que ma bouche n’est pas super fine donc j’ai l’impression qu’on ne voit que ça.
Sans compter que comme je n’en met jamais, j’ai toujours du mal à l’appliquer parfaitement et je m’y reprends à plusieurs fois pour ne pas que ça déborde de tous les côtés.
Après quelques heures pas du tout à l’aise où je ne pensais qu’à ça, je me suis vite rendue compte que ça n’avait l’air de perturber personne.
A retenter !

 

 

 

Mardi.
Cette semaine, j’ai lu « Le miracle Spinoza » de Frédéric Lenoir.
Spinoza, à peu près tout le monde le connait de nom mais très peu des gens, et moi la première, seraient capables de résumer sa philosophie et les idées qu’il défend.
Ce livre retrace à la fois sa vie et vulgarise les notions qui lui sont chères. C’est parfois un peu ardu parce qu’on part assez loin dans des notions à la fois philosophiques et mystiques mais c’est super intéressant. J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture qui me permet d’avoir un autre regard et même beaucoup d’affection pour ce philosophe.

 

 

 

 

Mercredi.
Après une matinée de fou au travail où j’ai bossé non-stop sans lever le nez de mon écran de 8h à 12h30, on va au resto entre collègues. J’hésite longuement entre la pizza et le burger veggie (#lesproblemes) avant de finalement opter pour le burger.
Grossière erreur puisqu’il s’avèrera très décevant : galettes de pomme de terre surgelées (en plus, pourquoi en mettre 2 ? Une n’est pas assez bourratif ?), pain industriel, une sauce moyenne …
Seules les frites – faites maison et délicieuses – sauveront l’ensemble.
Mais quand même, c’est bien le genre de truc qui me fout les boules : foutre en l’air son régime OK mais au moins que ce soit bon … Pour de la bouffe dégueulasse, je ne suis pas d’accord !

 

 

 

 

 

Autre livre lu cette semaine « Et vous, vous avez eu beau temps ? » de Philippe Delerm.
L’auteur décortique la « perfidie ordinaire des petites phrases » que l’on emploie souvent par réflexe ou dans les conversations courantes. Ça pourrait être sympa mais je n’ai pas accroché du tout et je me suis passablement ennuyée. Parfois, ça se veut drôle mais ce n’est pas le même humour que le mien, et quand ça se veut dans l’émotion, et bien … il ne se passe rien.
Bref, ce n’était pas la lecture de l’année.

 

 

 

 

Jeudi.
Dure journée.
J’ai dormi un peu plus de 8h (comme une masse, sourde à l’Ado qui rentre et qui sort, à la Chatte qui miaule et au Chéri qui se lève) mais je me réveille tout de même épuisée.
Je ne comprends pas pourquoi et l’air de rien, ça m’agace d’être dans cet état (quand tu n’es pas malade mais seulement fatiguée, les gens pensent toujours que tu en rajoutes des tonnes alors que fondamentalement, c’est un souci).
Arriver jusqu’au travail est une torture, je me demande comment je vais tenir jusqu’à ce soir.
Je me « réveille » finalement vers 10h, prise dans 1001 choses à régler, et la journée ne se passe finalement pas trop mal.
Le soir, j’ai une folle envie de mousse au chocolat vegan.
Et les envies comme ça, ça ne se contrôle pas, il faut les assouvir rapidement !

 

 

 

 

Vendredi.
C’est la cata.
Ce devrait être un jour heureux puisque c’est le dernier jour de travail de la semaine – et le dernier jour de travail de la semaine est, par définition, TOUJOURS un jour heureux – et ce matin au réveil, après une bonne nuit de 9h, je devrais être pleine d’énergie.

La veille, je suis passée à la pharmacie et je me suis laissée tentée par une nouvelle crème pour les poches et les cernes, LE complexe de ma vie (avec ma cellulite, mon poids, mes cheveux, mes poils, mes hanches, des jambes, mes bras, mes seins, mes fesses etc etc)

Oenobiol Cosmétique by Remescar pour ne pas la citer.
30€ le tube minuscule pour ne pas balancer.

Je sais bien qu’aucune crème ne pourra venir à bout de ces marques laissées par le temps mais celle-ci m’a fait de l’œil (huhu) et le avant / après visible sur l’emballage, bien que truqué au Photoshop, m’a séduite au premier regard (huhu bis)

Hier soir donc, toute contente de ma nouvelle acquisition, je me suis tartinée allégrement le contour des yeux (sans lire le mode d’emploi) puis je suis allée me coucher, imaginant déjà la fraicheur de mon visage le lendemain matin.
Adieu mes cernes, bonjour visage frais et reposé (ça, c’était dans mes rêves)

9h plus tard, à 7h du matin, me voici devant le miroir.
Si je n’avais pas eu peur que cela accentue encore un peu plus les ravages, j’aurai pleuré à chaudes larmes. Alors que je n’en avais pas, voilà que j’ai maintenant des poches – appelons ça plutôt des valises – dignes de François Fillon.
Cerise sur le gâteau, la crème m’a fait une espèce de réaction épidermique et mes cernes étaient devenues rouges.
Gonflées et rouges.
Peau limite à vif et douloureuse.

 

 

Tu vois ce avant / après ?
Et bien moi, à bien y réfléchir, tu inverses les photos, tu multiplies par 100 le « avant » et voilà l’histoire de ma vie.
J’ai lu le mode d’emploi pour me rendre compte que j’en avais mis beaucoup beaucoup trop, puis j’ai bien essayé de camoufler tout ce beau monde sous des tonnes de fond de teint, rien n’y a fait : j’avais toujours la tête d’un boxeur après un combat.
Ou de quelqu’un qui n’aurait pas dormi depuis 1999.
Ou de quelqu’un qui aurait pleuré depuis 1 mois non stop.

OU MIEUX : d’un boxer qui n’aurait pas dormi et qui aurait pleuré.
Vraiment, j’étais magnifique.
Même Chéri, qui d’habitude ne s’embarrasse pas de ce genre de détail, m’a regardé éberlué en me demandant ce que j’avais fait « à mes yeux ».
Bref, une seule solution, ne plus jamais quitter mes lunettes et prier pour que cette sensation de brûlure disparaisse rapidement.
Une bonne journée qui s’annonce.

 

 

 

 

 

 

Preuve que les copines ont senti que j’avais besoin de réconfort, j’ai trouvé le soir en rentrant 2 petites cartes trop choues dans ma boite aux lettres : la première me souhaite une bonne année (ce qui est bien, c’est que en février, la surprise est complète) et vient de Maman Rose pour ne pas la citer, et la deuxième très touchante, me vient de Cléa Cassia.
Merci les filles, tout cela m’a mis du baume au coeur !

 

 

 

Samedi.
Boulot, boulot, boulot.
Du travail pas pour le travail (vous me suivez ?) mais pour la maison d’une part et surtout pour aider Chéri sur les derniers préparatifs de l’exposition. Il n’est pas en retard, plutôt raisonnablement dans les temps mais les derniers moments sont toujours pleins de surprises et d’imprévus qu’il faut palier.
Surtout qu’il a environ 1000 idées à la seconde et vient de se lancer dans un tout nouveau truc à J-5.
Dur dur de vivre avec un artiste.
En fin de journée, quitte à courir partout, je me dis que je ferai peut être bien de courir vraiment. Aussi entre 2 machines, hop, je chausse les baskets pour un petit run qui fait du bien au moral et au corps !

 

 

 

 

Enfin samedi soir.
On se pose enfin sur le canapé et Chéri me dit « Bon, et si on pensait un peu à nous avant cette semaine de dingue qui arrive ? »
Oh oui Chéri, j’aime quand tu as de bonnes idées comme ça !
Je dégaine la pizza ultime : champignons, épinards et fromage à raclette (tuerie), on se sert un petit verre et on regarde The Voice. L’équation d’une soirée parfaite.

 

 

Voilà pour cette semaine !
Comme vous l’avez compris, la semaine qui arrive va être très chargée et je ne sais pas si je serai en mesure de vous présenter une rétrospective dimanche prochain. Peut être que oui, peut être que non, elle sera peut être en avance, en retard ou je m’octroierai le droit d’en sauter une … Nous verrons bien ! 
Quoi qu’il en soit, vous pouvez toujours me retrouver sur Instagram où j’essaierai de publier quelques photos …

Bon dimanche à vous et à très vite !

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