Au jour le jour #4

Je vous avoue que je ne sais pas bien comment introduire cette semaine affreusement banale et qui n’a été faite que de hauts et de bas, une alternance régulière entre journées sympas (enfin disons normales) et journées de déprime.

En ce moment, je ne sais pas si c’est le contre-coup de tout ce stress accumulé depuis la fin d’année dernière et qui semble (un peu) s’apaiser ou tout simplement cette grisaille hivernale qui ne me réussit décidemment pas, mais j’ai tendance à avoir le moral dans les chaussettes.

J’ai du mal à avancer, à trouver de l’intérêt aux choses, à me motiver pour le travail, les gens m’énervent : tout me pèse et m’est pénible.

Je vous rappelle quand même que l’on vit dans un monde où il est possible d’en venir aux mains pour acheter de l’huile de palme en promotion mais où l’on peut également avoir l’idée d’injecter du botox dans un chameau pour qu’il puisse gagner des concours de beauté.
Donc bon …

L’Humain ne m’aide pas beaucoup à voir la vie en rose.

J’ai une grosse envie de trainer et de ne rien foutre et pourtant je choisis l’option inverse pour ne pas me laisser aller à plus de torpeur : l’hyperactivité.
Au bureau, je n’arrête pas, pas tant par acquis de conscience que pour que la journée passe plus vite ; et à la maison de même…. A peine rentrée, je m’agite dans tous les sens pour faire des tas de choses et je ne me pose, épuisée, qu’après le repas du soir. Je ne sais pas combien de temps je tiendrai à ce rythme mais de fait, ça m’aide quand même pas mal à ne pas s’enfoncer encore un peu plus dans le blues hivernal.

Allez, je vous raconte tout de même cette semaine …
 

 

Dimanche
De bonne heure, je retrouve le chemin de la salle de sport pour une longue et intense séance qui fait du bien. Quand mes muscles sursollicités ont commencés à trembler tous seuls, je me suis dit qu’il était tout de même temps d’arrêter et de rentrer et de profiter plus tranquillement de ce dimanche.

 

 

 

L’après-midi, je réédite la brioche des rois fourrée à la frangipane déjà évoquée la semaine dernière, un petit plaisir dont on ne se lasse pas et que je trouve avoir encore mieux réussi que la dernière fois, autant au niveau de la présentation qu’au niveau du gout. Je me répète mais cette brioche est vraiment un délice et elle se conserve bien pendant plusieurs jours ce qui fait qu’on est pas tenté de tout boulotter rapidement (un plus non négligeable)

 

 

 

 

Lundi & mardi ont été 2 journées intenses au bureau avec pas mal de choses urgentes à régler et forcément des problèmes qui vont avec. Comme je vous le disais en préambule, je m’active pas mal mais de fait, il n’y a rien eu de bien intéressant pendant ces deux journées.

 

 

 

Mardi
Je termine une lecture dans un style que je choisis peu souvent : la littérature contemporaine américaine. Il s’agit du roman « Les jours enfuis » de Jay McInerey et que j’avais choisi par hasard, parce que j’ai confondu l’auteur avec un autre que j’aimais bien.
Finalement, quand j’ai réalisé ma bourde, j’étais bien avancée dans le livre et j’ai décidé d’aller jusqu’au bout… et cette plongée dans le New York des années 2000/2010 m’a bien plu.
Mis à part les passages sur les nombreux sniffages de coke qui ont toujours le don de me fatiguer, j’ai bien aimé les thèmes abordés comme le rapport à l’argent, à la réussite et au travail, la fidélité et le couple dans la durée…

 

 

 

Mercredi
Parce qu’il faut bien un jour de déprime dans la semaine, ce coup-ci, ce sera aujourd’hui !
Ce fut une journée bien longue et pénible où je n’ai fait que râler, trainer des pieds et être saoulée par tout le monde.
Heureusement, j’avais missionné ma collègue partie faire un saut au centre commercial pour me ramener le tout nouveau thé de Lov Organic : Love is Green une infusion de fruits et légumes à base de carotte, poire, pomme et feuilles d’épinards …
Plutôt bon et surprenant, mais rien de transcendant et pas le meilleur que j’ai gouté de cette marque.

 

 

Mercredi soir.
J’ai autant d’énergie d’une méduse échouée.
En rentrant chez moi après le boulot, après une réunion pénible, 2 options s’offrent à moi : soit je m’affale sur le canapé et je continue de déprimer. Soit je chausse les baskets et je vais voir si je ne trouverais pas quelques endorphines sur le chemin pour me remonter le moral.
Cruel dilemme.
Rien glander est extrêmement tentant.
Pourtant, je sais que ça me ferait du bien alors hop, je ne réfléchis plus et je file.
30 minutes plus tard, c’est indéniable, je suis de bien meilleure humeur pour profiter de la soirée.

 

 

 

Jeudi.
Vous vous en êtes peut-être déjà rendu compte si vous êtes lecteur depuis longtemps mais j’adore les dates.
Pas le fruit hein.
Bien que j’adore aussi les dattes mais c’est un autre sujet, là je parlais plutôt des dates du calendrier.
Je ne sais pas d’où me vient cette obsession mais j’adore me remémorer que tel ou tel évènement a eu lieu il y a 1, 2, 5 ou 10 ans jour pour jour.
(on a les névroses qu’on mérite)

Toujours est il qu’aujourd’hui, outre l’anniversaire de plusieurs de nos amis, c’est aussi une double date : l’anniversaire d’un évènement heureux et d’un évènement malheureux.

L’évènement heureux, c’est que ça fait 6 ans aujourd’hui que Chéri et moi avons été en contact pour la première fois.
Je ne sais pas vraiment ce qui m’a pris ce jour-là lorsque j’ai envoyé cette bouteille à la mer et que je lui tendu cette perche.
Si à l’époque nous n’avions aucune idée de la suite qui nous attendait et que pour le moment, tout ceci n’était que virtuel, à la lueur de ce qu’il s’est passé pendant ces 6 ans et qu’il continue de se passer, je dois dire que j’ai été plutôt inspirée (même si des fois, il me casse les pieds pour des broutilles)

 

 

 

L’événement malheureux, c’est que ça fait un an (déjà…) que mon amour de chien n’est plus là.
365 jours, c’est 730 balades au parc qu’il n’a pas pu faire et 36 500 fois où je me dis qu’il me manque de fou.
C’est aussi des images des derniers jours qui reviennent et des derniers instants horribles que je n’ai toujours pas digéré (comment cette conne de vétérinaire a pu rater sa fatale piqure, foutre du sang partout, faire hurler le chien et s’y reprendre à 2 fois ? Sans doute que le moment n’était pas assez pénible, il fallait en rajouter un peu)
Il est toujours un peu partout dans la maison, en photo, en tableau, en coussin (oui, je sais ce que vous pensez)…
Il y a encore peu de temps, je râlais parce qu’il fallait passer l’aspirateur tous les jours sur le canapé et que rien ne semblait venir à bout de ces maudits poils… Aujourd’hui, assise sur mon canapé immaculé, je me dis surtout que ça ne sert absolument à rien d’avoir un canapé propre et qu’il me manque l’essentiel.

 

 

 

 

 

Vendredi.
La bonne nouvelle dans tout ça c’est que j’ai réussi, sans vraiment faire des efforts de dingue, à perdre les kilos qui s’accrochait à mes hanches depuis ma tentative infructueuse d’arrêt du tabac.
Pas de régime, vous connaissez mon point de vue sur la question et mon opinion sur les points à compter ou je ne sais quoi, mais tout simplement en me reconnectant à mes sensations. 
Retrouver la sensation de faim, s’arrêter de manger quand elle disparait et différer ou renoncer à la part de gâteau non pas par obligation mais tout simplement parce que non, là vraiment, j’ai assez mangé et on verra plus tard quand la faim se représentera.
Ca parait simple et évident pour les gens qui n’ont pas ou n’ont jamais eu de problème face à la nourriture mais ça ne l’est pas toujours, surtout en période de stress ou de déprime donc, et les mauvaises habitudes sont difficiles à déloger …
Mais me voilà revenue à mon poids normal, celui qui ne me provoque pas des palpitations cardiaques quand je monte sur la balance, et ça, ça fait plaisir.

 

 

 

Vendredi soir.
On est invités à diner chez des amis.
Sans aucune envie d’y aller et persuadée qu’on va passer une soirée de merde (je suis le positivisme et l’énergie à moi toute seule en ce moment), j’enfile tout de même une robe, et on y va. Une fois dans le bain, la soirée sera particulièrement agréable autour d’un bon repas partagé.

 

 

 

Samedi.
Oh putain.
Un week-end sans rien de prévu.
Si ça peut angoisser certaines personnes, le fait de n’avoir aucune obligation ce week-end et d’être entièrement libre de mon emploi du temps à tendance à me rendre extatique.
Ça ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire, mais penser que je peux le faire quand je veux, sans avoir l’œil sur la montre est plutôt plaisant.

 

 

 

Je choisis d’aller à la salle de sport de bonne heure en ce samedi matin, puis d’enchainer sur les corvées de courses et ménage.

Du coup, il y a du nouveau dans mes placards !
Outre la quantité astronomique de Yogi Tea achetés pour le bureau, j’ai trouvé au magasin bio du Tofu Bourguignon et une soupe au pistou qui m’ont l’air plutôt fameux. 
Je ne suis généralement pas fan de la bouffe en bocal mais les recettes proposées par « Karine & Jeff » m’ont tapé dans l’oeil et je me dis que ça peut être une alternative saine et pratique un soir de flemme ou où l’on manque de temps. A voir …

 

 

 

 

Sinon, je tiens quand même à faire un « Point Légume » et attirer votre attention sur la beauté d’un chou romanesco.
Sérieusement, c’est démentiel non ? 
J’ai limite du mal à me résoudre à le cuisiner tellement je n’ai pas envie de l’abimer.

 

 

Samedi en début d’après midi, c’est sieste obligatoire car la nuit a été courte et la matinée chargée. Une sieste bien entourée, comme vous pouvez le voir …
Y-a-t-il quelque chose de meilleur qu’une sieste un jour de pluie avec un livre à la main et un chat qui ronronne ?

 

 

Samedi après-midi.
Comme une connasse, je me rends compte que j’ai oublié au bureau ma clé USB qui contient la présente retrospective. 
Le beau temps s’est levé alors je prend mon courage à deux mains et je fais un saut pour la récupérer.
Je profite d’être en ville pour aller à la bibliothèque, à l’herboristerie du Père Blaise et faire quelques emplettes que je n’ai habituellement pas le temps de faire, bien que je sois tout près de ces lieux tous les jours.

 

 

Sur le chemin du retour, je m’arrête à Soji, un tout nouveau restaurant Vegan qui a ouvert début janvier dans le 4ème arrondissement (boulevard Philippon), juste pour tester le cheesecake au citron. Une base de noix et de dattes (les voilà, les fameuses dattes dont je parlais plus haut) et un appareil avec des noix de cajou au citron. Je n’étais pas trop convaincue avant de tester mais en fait, c’était vraiment très bon (bien que très cher : 6 euros la part tout de même!).
La prochaine fois, je teste les plats !

 

 

Enfin samedi soir : This is The Voice !
Pizza en main, verre de vin rouge, on est prêts pour cette nouvelle saison et faire des critiques absolument pas constructives qui ne servent à rien : la vie quoi.

 

Voilà pour cette semaine !
Bon dimanche et prenez soin de vous !

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