Au jour le jour #2

Semaine intense, aussi fatigante que nourrissante, aussi belle que difficile.
Une chose est sure : l’apaisement et la sérénité n’est pas à l’ordre du jour de ce début d’année… Tout du moins pour l’instant !

Difficile parfois de ne pas perdre espoir et se laisser envahir par les mauvaises vibrations, il faut une sacrée énergie pour rebondir … J’avoue que j’en manque un peu ces derniers temps et que j’ai tendance à voir tout en noir.
Espérons simplement que tout cela n’est qu’un vilain nuage qui va vite passer.

Allez, je vous raconte tout ça…

 

 

Samedi.
La Chatte me réveille pour sortir à 3h30 du matin. Le réveil est réglé sur 4h et le départ pour l’Italie prévu à 5h… Je décide de ne pas me recoucher pour 30 minutes, de peur d’être encore plus fatiguée que maintenant, et je me prépare tranquillement (tu connais la meuf qui fait des salutations au soleil à 3h45 : c’est moi).

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Chéri (le jour des Rois, aime-t-l à le rappeler en toute simplicité) et on part en Italie, à Milan exactement, rejoindre un couple d’ami pour passer le week-end et fêter l’évènement.

 

 

 

 

A 5h pile, d’une ponctualité remarquable, on est dans la voiture.
S’en suivent près de 7h de route pour rejoindre Milan.

Si nous avions espéré un peu de légèreté et d’insouciance pour ce week-end, ça ne sera pas le cas car les soucis ont décidés de faire partie du voyage et nous suivent jusqu’en Italie, ce qui nous obligera à faire de nombreuses pauses, recevoir beaucoup coups de téléphone pour essayer de gérer tout ça au mieux, malgré la distance et il faut bien le dire … notre impuissance face à des choses qui nous dépassent.

On arrive à Milan vers 12h et le cœur n’est pas vraiment à la fête.

Les amis finalement retrouvés, on prend la direction du centre ville de Milan. Le temps est exécrable, un froid horrible et une pluie fine qui tombe sans discontinuer.
Ca n’aide pas à chasser la morosité !
Mais finalement, la présence des amis nous oblige à prendre sur nous et à aller au-delà des soucis, ce qui n’est pas plus mal.

 

 

 

 

La place centrale de Milan est superbe, on se promène un peu dans le centre où les boutiques de luxe pullulent (Milan, rappelons le est la capitale de la mode) avant de s’attabler autour d’un thé / café (désolée pour les photos mais la météo n’était pas vraiment de mon côté)

 

 

 

 

 

A 15h30, nous avons des billets pour visiter l’exposition « Dentro Caravaggio ». C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous sommes là, mon peintre de Chéri étant un grand admirateur du Caravage.

L’exposition est superbe et nous permet de nous évader un cours instant… L’émotion est réelle, immense même devant ces toiles majestueuses … L’art a cette faculté, ô combien précieuse, de transcender et d’amener l’esprit dans un autre monde.

 

 

 

La nuit est en train de tomber lorsque nous sortons de l’expo. Le temps de regagner l’hôtel, se préparer, boire un petit cocktail au bar de l’hôtel et nous prenons un taxi pour nous rendre au restaurant que nos amis ont choisi.

 

 

 

 

Nous dinons à la Cantina Della Vetra.
Ce n’est pas très glorieux de le dire mais vu la tension qui nous habite depuis ce matin, on a besoin de vin.
Et accessoirement de manger aussi
parce qu’on a rien dans le ventre depuis hier soir.

Ces 2 besoins sont vites assouvis en Italie, où une soupe de châtaigne puis un merveilleux plat de pâtes (orechiette aux brocolis) accompagné de quelques verres de Barolo nous remonte le moral. La soirée est bonne, chaleureuse et douce … Ça fait du bien !

 

 

 

Le lendemain, on a rendez vous à 9h avec les amis pour le petit déjeuner.
Quand l’heure s’est décidée hier soir, après un dernier cocktail au bar de l’hôtel (on a jamais trop d’alcool dans le sang), je me suis dit que c’était SUPER TARD, que j’allais être debout à l’aube et que j’allais bien me faire chier en attendant 9h.
Et puis je me suis effondrée comme un gros sac à vin sur le lit – immense – de l’hôtel.

Quand j’ouvre les yeux en ce dimanche matin, j’attrape mon portable pour regarder l’heure et là je vois : 9h13
WHAAAAAAAATTTTTTT ???!

Ca doit faire 15 ans que je ne me suis pas réveillée à plus de 8h du matin mais là, juste aujourd’hui, je dors jusqu’à 9h15. Bien bien bien.

Je réveille Chéri, me passe un coup d’eau et de savon sur le visage (je me fous d’ailleurs un maximum de savon dans l’œil en voulant faire vite) et je saute dans un jean pour descendre prévenir les amis qui nous attendent surement.

Triste mais vrai, un coup d’œil dans le miroir de l’ascenseur me donne des envies de suicide : j’ai les cheveux en vrac, les cernes jusqu’à par terre, les yeux gonflés, rouges et explosés (putain de savon dans l’œil qui me fait pleurer comme une hystérique), l’haleine pas fraiche et surtout, j’ai la pire marque d’oreiller du monde en travers de la joue.

Déjà que je complexe vachement par rapport à notre amie, toujours superbe, bien coiffée, bien maquillée, bien habillée, et toujours classe en toutes circonstances, ce matin, j’ai juste l’impression d’être une bête de foire échappée d’un zoo.
Ou d’un asile.

Les amis sont bien là et nous attendent, bien frais et réveillés eux, Chéri nous rejoint peu après et après le petit déjeuner… On traine ensuite à l’hôtel jusqu’à 12h.

 

 

 

 

 

 

L’après midi, on refait un tour dans Milan, on visite le Duomo, la superbe cathédrale qui trône sur la place principale et qui est la 3ème plus grande cathédrale du monde.


Puis on enchaine sur une autre expo puis la Pinacothèque (coucou la boulimie de peinture) avant de rentrer et prendre un thé à l’hôtel.

Les amis partent ce soir, et vers 18h on se retrouve tous les 2 en tête à tête.
On est crevés, il pleut encore, il fait toujours aussi froid et la tentation est grande de se pelotonner sous la couette jusqu’à demain.
Mais on est quand même à Milan et on se dit qu’on ne va pas passer à côté d’une soirée romantique en amoureux en Italie.

 

 

 

Par flemme et par facilité, on opte pour Ivan & Frank, un restaurant juste à côté de l’hôtel, où on déguste un repas parfaitement équilibré :
Une pizza à partager en entrée
(comment être en Italie et ne pas manger de pizza ??) puis un plat de pâtes en plat principal (comment être en Italie et ne pas manger de plat de pâtes ??) …

La table juste derrière nous a commandé un risotto aux champignons.
Une autre institution en Italie.
Le serveur fait cuire et flamber le risotto dans une croute de parmesan et nous assistons, émerveillés, à ce spectacle aussi alléchant que fascinant.

Nous voyant ainsi intrigués, le serveur viendra ensuite nous apporter une petite assiette pour que l’on puisse le gouter … Adorable.

Après la pizza, les pâtes et le risotto, allons y à fond dans le cliché : c’est tiramisu pour faire passer le tout !

Toutes les spécialités italiennes dans un seul et même repas : c’est parfait.

 

 

 

Je tiens quand même à revenir sur l’épisode du plat de pâtes que j’avais choisi à l’encre de seiche. Les pâtes étaient excellentes, cuites à la perfection, avec une sauce à tomber … Je poussais des petits cris de bonheurs quand j’ai vu que Chéri se foutait ouvertement de ma gueule.
Et pour cause, je ressemblais à Frankenstein.
Un conseil donc : évitez les pâtes à l’encre de seiche lors d’un premier rendez-vous (au bout de 6 ans, on ne craint plus rien en revanche)

 

 

 

 

Lundi.
Alors que ce matin nous ne sommes attendus nulle part, je me réveille à l’aube : Pas de grasse matinée.
Je me déteste.
On traine quand même un peu au lit avant de descendre au petit déjeuner puis on quitte l’hôtel vers 10h30, direction la maison … 6h de route sous des trombes d’eau et des bourrasques de vent. Ce n’est pas très rassurant mais bon an, mal an, on arrive à bon port en fin d’après midi… Juste au moment au la pluie s’arrête !

La fin de la journée est active mais peu passionnante : 218 machines à faire tourner, de la bouffe à préparer etc etc … Faut bien rattraper le temps à batifoler en Italie.

 

 

 

 

Mardi.
Reprise du boulot en trainant les pieds et la seule chose qui me motive à mettre le nez dehors c’est que j’ai appris que le nouveau livre de Delphine de Vigan était sorti depuis 6 jours (et personne ne m’a rien dit ????).
Avant d’aller bosser, je fais un petit saut à la Fnac pour me l’acheter. Trop contente !

 

 

 

 

Aussitôt acheté, aussitôt lu (il est assez court) et aussitôt sous le charme.
Je ne suis pas vraiment objective puisqu’étant fan de cet auteur, je pars forcément avec des a prioris positifs. Mais dès le début, je retrouve la plume que j’aime tant, ce style à la fois simple mais tellement profond… et l’histoire déroulée est extrêmement émouvante et touchante.
Bien sur, il ne faut pas s’attendre à un livre léger et « feel good », c’est sombre et dur mais c’est aussi superbe.

 

 

 

Mercredi.
Une dure journée de boulot nous attend avec une réunion super importante où seront prises les décisions pour la fin d’année. Tout se passe bien mais pour décompresser, après le boulot, je pars faire quelques petites soldes puisque c’est le premier jour aujourd’hui.
Je ne reste pas longtemps car il y a beaucoup de monde et ça m’angoisse mais je repars tout de même avec un nouveau sac, des nouvelles chaussures, un ensemble Etam, une robe et un pull rouge. Joli butin, bien qu’un peu noir cela dit.

 

 

 

Jeudi.
Journée de la déprime internationale.
Je n’ai aucune envie d’aller bosser, je suis de mauvaise humeur, je boude après Chéri pour une brouille débile, je suis sans énergie, je traine des pieds … La totale. Et pourtant, je m’abrutis dans les dossiers dès que j’arrive, histoire de faire autre chose que de broyer du noir … et ça marche.

 

 

 

Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette histoire de clé qui avait disparue en fin d’année dernière.
N’étant toujours pas réapparue, je me décide aujourd’hui à faire un mail à ma responsable pour lui dire qu’on ne l’avait toujours pas retrouvée et qu’il fallait réfléchir ensemble à une solution.

10 minutes après avoir envoyé le mail, j’entends ma collègue qui pousse un cri et m’appelle comme une hystérique « LAURIIIIIIIIIIEEEEEE VIENS VOIIIIIIIIRRRRRR »
Et là, dans un endroit complétement improbable, complétement au fond sous un meuble de la bibliothèque : la clé.
Je n’ai aucune idée de comment elle a atterri ici, c’est l’endroit le plus improbable du monde, mais peu importe, on est extatiques !
Je préviens ma responsable qui me prend pour une cinglée vu que je viens de lui envoyer le mail 10 minutes plus tôt, et je sens bien sa suspicion. A sa place, je serai sans doute dans les mêmes questionnements vu l’histoire hautement improbable depuis le début. Mais à vrai dire, je ne vois pas quel intérêt j’aurais eu à faire disparaitre une clé pour la faire réapparaitre après, faire venir les comptables de Paris pour perdre la face devant eux, vivre 3 semaines de stress et d’emmerdes … tout ça pour pas un centime puisque l’argent du coffre est bien toujours dans le coffre.
Enfin, peu importe, la clé est là !

 

 

Vendredi.
Aujourd’hui, ça fait pile un an que j’ai commencé à travailler. C’est bizarre ce temps qui passe si vite. Et comment les choses peuvent être si différente d’une année à l’autre.
Comme on ne crache jamais sur l’occasion d’un truc à fêter, on prend ce prétexte pour se faire une jolie soirée en amoureux… histoire de décompresser de cette semaine difficile.
Un bon plat de pâtes, puis tout en discutant, sans vraiment sans rendre compte, on s’est fait une orgie de chocolats … Faut pas nous laisser les restes de papillotes sous la main quand on papote, ça finit mal assurément !

 

 

 

Samedi.
Après les courses et les corvées du matin, je fais une halte à la Maison Marius, une boulangerie dont j’entends parler sur les réseaux sociaux depuis un moment.
Le pain y est excellent et les pâtisseries sublimes … J’opte pour une tarte au citron meringuée (qui a pris un petit coup dans le transport) et un castel : tous les deux aussi beaux que bons !

 

 

 

Après le réconfort, l’effort !
L’après midi, je rejoins une copine à la salle de sport pour une petite séance. Entre l’escapade en Italie et la semaine zéro motivation, je n’ai pas fait de sport depuis plus d’une semaine et c’est dur dur de s’y remettre. Mais à deux, on se motive et ça passe mieux en papotant.

Le soir, on est invités à manger chez ma mère avec un couple d’amis à elle. Une soirée tranquille mais très sympathique, parfaite pour terminer cette longue semaine en beauté.

 

Voilà pour cette semaine ! 
Bone dimanche & prenez soin de vous ! 

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