Au jour le jour #1

Ravie de vous retrouver pour cette toute première rétrospective de l’année 2018, un peu en avance car je pars sous peu pour un week-end qui s’annonce express mais super chouette et que je ne manquerai pas de vous raconter la semaine prochaine !

Tout d’abord, évidemment, je vous souhaite une très belle année 2018, pleine de petits et grands bonheurs, de jolies surprises, et de moments doux.

J’ai toujours un peu de mal avec ces vœux de nouvel an, comme si le fait de passer à une nouvelle année allait changer la donne, nous donner un élan inattendu et nous apporter la sérénité.

Je veux dire par là que bon, ok, c’est une nouvelle année mais on est ni plus ni moins dans la même merde situation qu’une une semaine auparavant. Je ne vois pas vraiment comment, d’un coup d’un seul, tout s’arrange et par un habile tour de passe-passe, hop, c’est tout nouveau et on va passer une année faite uniquement de paillettes.
Soyons réalistes.

Il y aura des épreuves en 2018, pour tout le monde, des petites ou des grosses, des graves ou des moins graves, parce que c’est comme ça, c’est la vie et elle n’épargne personne.
On est (ou on sera) tous confronté à un moment ou a un autre à des difficultés.
Pas de raison pour que 2018 en soit exempte.

Par contre, ce que l’on peut se souhaiter, c’est de vivre cette aventure du mieux possible, d’avoir de la force et du courage pour les affronter … Et des petits moments doux, des petites joies de l’existence, des petits bonheurs qui viendront faire passer la pilule le mieux possible.

Je crois que j’ai atteint un seuil critique et que je fais des discours de vieille conne aigrie.
Ou alors que je regarde bien trop de reportages sur l’Univers qui font prendre conscience de la futilité du temps et de l’insignifiance de notre situation (je veux dire : Qu’est ce que l’année 2018 reportée à l’échelle cosmique ? Un clignement d’œil ?)

Voilà voilà : bonjour l’ambiance plombée et les vœux les plus pourris de toute la blogosphère.
Quelqu’un veut-il une corde pour cette nouvelle année ?

Bref, passons à des sujets plus légers parce que même si cette introduction me donne l’air d’une dépressive sous Prozac, c’est loin d’être le cas, bien au contraire : je me sens plutôt bien et cette semaine a été bonne !

 

 

 

 

 

Dimanche.
Ce soir, c’est le réveillon.
D’habitude, le 31 au soir, c’est toujours chez nous mais cette année, des amis ont tenus à nous rendre l’invitation et à organiser ça chez eux.
Soit !
Il parait que ce sera un buffet et que chacun apporte une chose salée et une chose sucrée.
Après un footing qui fait du bien, je m’attèle donc en cuisine pour préparer un flan de chou-fleur, une terrine de champignons / marrons en pâte feuilletée, des toasts de saumon et une buche géante pour tout ce beau monde.

 

 

On se prépare, j’hésite longuement entre jupe à paillettes multicolores ou jupe noire en velours brodée or (#lesproblemes), on se fait beau, je mets 18 couches de fond de teint et on arrive là-bas vers 20h30.

Tout de suite, je ne suis pas super à l’aise.

Les amis ont invités des amis qui ont invités des amis qui ont invités des amis. Il y a aussi leurs enfants (de grands enfants) venus avec leurs potes.
Trop de monde pour moi. Trop de gens que je ne connais pas. Trop de tout.
Je me sers un verre de vin histoire de me détendre.
C’est un peu de la piquette mais qu’importe, je m’en ressers un autre.

Il est 22h, à part les huitres et le foie gras – que je ne touche évidemment pas – il n’y a toujours rien à manger et je commence à me sentir mal. Je suis à jeun depuis midi (et encore, je n’ai mangé qu’une soupe), j’ai couru, et je viens de boire 2 verres d’affilée. Mauvaise équation.

Je tire le bras de Chéri.
« Chéri, je ne me sens pas bien »
« Qu’est ce qu’il se passe ? »
« Je crois que j’ai trop bu »
« Putain t’abuses, il est à peine 22h »
« Y’a rien à manger aussi ! »
« Va prendre l’air »
« Si je me lève, je tombe direct, je n’atteindrai JAMAIS la porte »
« Mange du pain »
«Aaaaaaaaaahhhhhhh je vais mourir »
« N’importe quoi, je vais t’en chercher »
Chéri revient avec du pain et les assiettes que j’avais préparé sur place avant de sombrer dans l’alcool.
Je me goinfre comme une truie.
«Ca va mieux ? »
« Pas du tout. Maintenant j’ai mal au ventre en plus. Je veux m’allonger et dormir »
« Tu es folle. Prends sur toi et ça va passer »
« Si je dors ça passera mieux, je suis sure que personne ne remarquera mon absence tellement il y a de monde et …  »

« DIS DONC LAURIE T’ES TOUTE PALE, ÇA VA PAS ? »
Super intervention d’une des convives. 50 yeux qui appartiennent à des gens que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam se braquent sur moi instantanément.
Je crois que je vais vomir sur la table basse.

« Non non ça va tout va bien ».
Je réponds avec un grand sourire, espérant que tout le monde passera à autre chose très rapidement mais non : je suis devenue un cas d’études.
« Oh là là oui dis donc, t’as l’air pas bien »
« t’es toute blanche »
« NON, NON CA VA JE VOUS ASSURE »

 

Impossible de révéler que je suis à deux doigts de ne jamais connaitre 2018.

Les minutes passent et miraculeusement, ma tête arrête de tourner. Il parait que je reprends des couleurs et ça tombe bien, on passe à table.
Apparemment, il n’est plus du tout question de buffet et personne ne nous a rien dit.
J’adore cuisiner pour rien pendant toute l’après-midi.
Finalement, gavée de pain comme une oie, je n’ai plus faim et je regarde les autres manger, tout en buvant 6 litres d’eau. J’ai des hauts le cœur chaque fois qu’une bouteille de vin ou de champagne me passe sous le nez.

Minuit arrive.
Tout le monde lâche ses couverts pour les traditionnelles embrassades de rigueur et je suis obligée de me lever pour faire la bise et souhaiter une bonne année à des inconnus que je ne reverrai jamais de ma vie.

La soirée continue et j’ai repris mes esprits.
J’ai une conversation passionnante avec un prof de fac qui enseigne une matière que lui-même ne sait pas trop résumer : comment le cerveau impacte sur la position du corps.
Un truc comme ça.
Mon cerveau à moi, qui a pris un petit choc ce soir, est visiblement très en forme et je fais preuve de reparties hyper profondes et d’une philosophie qui m’étonne moi-même.
Comment je suis trop spirituelle en 2018, c’est ouf.

3h du matin : J’ai sommeil.
Comme une enfant, je tire Chéri par la manche pour signifier mon empressement à retrouver mon lit.
La promesse de me glisser dans mes draps propres, tout juste lavés, pour une bonne nuit de sommeil me ferait presque chialer de bonheur.
Mais Chéri n’a pas l’air pressé de partir. Et pour cause, c’est lui qui discute maintenant avec le prof de fac.
Ils parlent de fractales et de Mandelbrot.
-_-
Nous voilà bien.
Je sens qu’il y en a pour des heures.
Je tente un bâillement peu discret, des allusions pas très fines du genre « oulàlà mais il est déjà 3h15 !!! »
Rien ne se passe.
Je joue le tout pour le tout et vais pleurer auprès de notre Sam de ce soir, qui a accepté de faire le chauffeur et de reconduire la bande d’ivrognes que nous sommes.
Sam est motivé pour partir : youhou !
On arrive à la maison vers 4h et je m’effondre dans le lit jusqu’au lendemain matin.

 

 

 

 

Lundi.
Je suis étonnamment fraiche pour une journée post-réveillon.
Mais en fait, à bien y repenser, je n’ai bu que 2 verres de vin en début de soirée et j’ai mangé du pain. Pas de quoi fouetter un chat et mon ventre gargouille d’ailleurs à mort.
Vers 11h, on se fait un petit brunch qui va bien avant d’aller se recoucher.
L’après-midi se fera comme des grosses larves sur le canapé, entre lecture, films et reportages à la télé. On a d’ailleurs regardé « Les beaux jours d’Aranjuez » de Wim Wenders sur un texte de Peter Handke (<3) mais on a pas tenu plus de 15 minutes sans avoir des envies de suicide.

 

 

 

 

 

Mardi.
C’est la reprise du boulot.
Je suis toute seule aujourd’hui car ma collègue joue les prolongations. La veinarde.
La matinée passe assez vite, après une semaine de fermeture, il y a forcément pas mal de choses à faire ! 
L’après-midi, j’ai un petit coup de blues. Je suis seule, il fait moche et fait froid et soyons honnête, je n’ai pas très envie de travailler. En plus, il y a 80 boites de chocolats tout autour de moi et je suis bien trop faible pour résister à la tentation.

 

 

 

Le soir, on se retrouve avec Chéri pour un débriefing de la journée parce qu’il a eu un rendez vous important et qu’il a plein de choses à me raconter. On passe 2h à disséquer le rendez vous dans les moindres détails et tout cela nous laisse un peu songeurs …

Ensuite, on regarde la suite de Guerre et Paix de Dostoievski (rappel de la blagounette ici) puis on va se coucher pour lire un peu : la vie quoi.

 

 

 

 

Mercredi.
Ma collègue revient au boulot et on pousse des gniiiis de joie de se retrouver.
Mais enfin bon, trop point n’en faut parce que rapidement, on est rattrapées par une flemme monumentale.
Pour se donner du courage, on scinde la journée en plusieurs parties : 1. On attend l’heure de manger 2. On attend l’heure de partir.
Le midi d’ailleurs, on se fait une rapide escapade chez Maison Geney (<3) pour aller prendre de quoi se sustenter grassement : leurs foccacias sont toujours autant à tomber !

 

 

 

Mercredi soir.
Un drame est survenu : mon Easy Soup ne marche plus.
C’est pas comme si je l’avais acheté il y a 2 mois. Et 100€ quand même.
Bien sûr, si j’avais été organisée, j’aurais gardé le ticket de caisse faisant office de garantie.
Mais le ticket est parti à la poubelle depuis belle lurette.
Je me dis que c’est peut-être un signe pour que je me fasse offrir prenne un thermomix mais niveau budget, on ne joue pas dans la même cour.
Du coup, je pleure chaque soir à chaudes larmes quand il faut faire la soupe à l’ancienne.
Comment je faisais avant ?? Il me manque tellement.

 

 

 

Jeudi.
Niveau lecture, je suis en plein dans un livre passionnant mais dont je suis loin d’être venue à bout (c’est un énorme pavé) : Utopia XXI d’Aymeric Caron (<3)
Je reviendrai sur le livre une fois fini car je n’en suis même pas au quart pour le moment.
Chéri, à qui je fais régulièrement des comptes rendus de ce qui se dit dans le livre, est un peu jaloux d’Aymeric Caron parce qu’il a bien senti que l’auteur ne me laissait pas indifférente et que j’ai un léger, très léger crush sur le bonhomme. Du coup, il s’amuse à démonter point par point ses arguments pour montrer qu’il n’est pas si extraordinaire que ça ; Et moi de le défendre, parfois juste pour embêter Chéri même si au fond je suis d’accord avec lui.
Non vraiment, on s’amuse bien chez nous en 2018.

 

 

 

 

 

Jeudi soir.
Comme on est pas là ce week end, y’a du boulot à la maison : ménage, lessives, rangement, courses pour l’Ado … On ne chôme pas ! Je trouve quand même le temps de m’éclipser pour le premier footing de l’année. J’étais fatiguée et partie pour 20 minutes mais finalement, je vais jusqu’à 30, puis 45 minutes ! Je suis contente de moi et surtout, j’ai passé un superbe moment avec pour toile de fond, un coucher de soleil à couper le souffle (c’est le cas de le dire ahah)

 

 

 

Vendredi.
Enfin vendredi, dernière journée de la semaine qui malgré le jour férié fut longue et difficile : il va falloir reprendre le rythme et vu le week-end ultra fatiguant qui s’annonce, ce n’est pas gagné !
Sinon sur un autre sujet (hyper important), depuis quelques jours, j’ai de graves problèmes avec mes cheveux… Je n’arrive pas à en faire quoi que ce soit et j’ai l’impression d’avoir une botte de paille sur la tête. Du coup, après le travail, je fais une halte chez Franck Provost pour un petit « Chocolate bush » et un brushing au top … De quoi mettre un peu de pep’s dans mes cheveux et être bien dans mes baskets ce week end.

Je ne peux pas vous laisser partir sans mentionner le meilleur massage de tête EVER qui m’a été fait par le coiffeur et qui pendant 10 minutes, m’a transportée dans un autre monde.
Sérieusement, il était si bon que c’était limite un peu obscène : j’avais des fourmillements jusque dans les doigts de pieds et j’ai découvert des zones érogènes totalement inédites si bien que j’étais à 2 doigts de me liquéfier sur mon fauteuil.
Quand j’ai ouvert les yeux, en train de baver, il m’a demandé « Alors heureuse? » comment c’était et j’ai lutté pour ne pas hurler dans tout le salon :  « EPOUSEZ MOI! ». 
J’ai juste soufflé un « Fantastique… » qui puait la tension sexuelle à plein nez et il avait l’air content de m’avoir fait jouir du crâne.

Voilà voilà.
Ben écoutez, si c’est ça 2018, moi je signe hein !

Bon, allez trêves de plaisanteries, je file préparer mes valises !
Mais où part-on ??? Mystère Mystère … Vous ne saurez dans le prochain épisode de « Au jour le jour » sur Chroniques et Tribulations (ou en vous abonnant sur Instagram).

 


Bonne fin de semaine à tous, prenez soin de vous et à dimanche prochain !

 

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Publicités