Les 4 saisons de 2017

Avant d’écrire cet article, j’ai eu la curiosité de relire son alter-ago de 2016, que j’avais écrit à la même période et je commençais par dire que 2016 n’avait pas été exceptionnelle.

C’est assez drôle car pour 2017, je dirai tout l’inverse.

2017 a été une année exceptionnelle.
Exceptionnellement éprouvante, c’est ce que je retiens à l’heure où j’écris ces lignes.

Bien sur, il y a eu tout un tas de jolis moments, que je vais essayer de me remémorer et de vous faire partager à nouveau.
On dit souvent qu’avec le temps, on ne garde que les choses positives, et ce sera peut être vrai, mais là tout de suite, j’ai plutôt tendance à voir une année noire.

Excusez ma vulgarité mais il faut appeler un chat un chat : 2017 a été une sacrée connasse.

Je vous rappelle tout de même que le matin du 1er janvier, encore un peu embuée dans les vapeurs d’alcool, j’ai sorti le Bouledogue pour sa première promenade de l’année et un oiseau m’a chié dessus.

Je jure tous les saints que c’est vrai : un oiseau m’a chié dessus le matin du premier janvier.
Sur le coup, j’avais plaisanté en disant que cela annonçait une année de merde, et de fait, c’est bel et bien ce qui s’est passé.

Certes de belles choses se sont produites, mais également de trop de douloureuses épreuves qui font pencher la balance vers le négatif.
Il y a eu le bien et le mal, il y a eu l’ombre et la lumière, mais de fait, 2017 a été une année dont on se rappellera.

L’exercice est difficile, l’air de rien ce n’est pas facile de remonter si loin dans le temps, mais je vais essayer de vous résumer tout ça …

 

 

 

Hiver
On fête le réveillon entre amis, c’est sympa, c’est festif, on est encore loin d’imaginer ce que cette année qui commence à peine nous réserve.
Je me rappelle du mois de janvier dans les moindres détails …
Le 3 janvier, tout a basculé et le ton de l’année était donné : Le Bouledogue fait sa première crise d’épilepsie et mon taux de stress monte en flèche.
On retient notre souffle pendant 3 jours car plus rien ne se passe et on espère encore un événement isolé.
Le 6 janvier, alors qu’on fête l’anniversaire de Chéri en famille, il refait une crise et en refera plusieurs toute la nuit.
Le 7 janvier, on apprend que c’est une tumeur au cerveau et qu’il ne guérira pas, il n’y a rien à faire.
Le 9 et 10 janvier, Chéri part avec son fils à Paris : c’est un week-end que j’avais réservé pour son anniversaire et que nous devions partager ensemble mais je n’ai aucune envie d’y aller. Je passe 48h enfermée, à ne rien faire, seule, je n’ai envie de voir personne, de ne parler à personne.
Le 12 janvier, c’est mon premier jour de travail. J’ai le coeur en lambeaux de laisser mon bébé chien toute la journée, je ne pense qu’à rentrer le plus vite possible pour le retrouver, à m’enfermer dans notre cocoon encore si doux quelques jours en arrière mais devenu enfer.
Je ne dors plus, je le veille toutes les nuits, je suis épuisée.
Le 25 janvier, après 22 jours d’horreur, de crises d’épilepsie non-stop, de nuits blanches, de piqures maison en pleine nuit, de vétérinaire, de traitement qu’on augmente quasiment tous les jours, de larmes et de douleur, j’accompagne mon adoré jusqu’à sa libération.
Je suis brisée.
Je ne fais que pleurer.
Tout ça peut paraitre excessif (« ce n’est qu’un chien ») mais pourtant, c’était le cas.

Févrirer et Mars sont des mois que je traverse dans une nébuleuse, je n’ai pas vraiment de souvenirs précis, contrairement au mois de Janvier. Le travail me demande pas mal d’énergie et de concentration et c’est plutôt une bonne chose car ça me permet de penser à autre chose. Mais j’ai du mal à retrouver de la joie de vivre, à rire et à faire comme si tout allait bien. J’ai cette lourdeur et ce poids qui ne passe pas.

En plus, tout autour de moi, ce début 2017 a été une année particulièrement virulente pour les couples. Je ne compte plus les gens de mon entourage qui étaient pourtant ensemble depuis fort longtemps et qui se sont séparés ou ont connus de grosses crises.
C’est l’hécatombe.
Rien ne va.
Tout fout le camp.

 

 

 

Printemps
Le printemps arrive en même temps que ma remontée de la pente.
Les jours se rallongent, je broie moins du noir… Petit à petit, je reprends vie.
Plein de moments sympas et qui font du bien au coeur s’enchainent : il y a un stage photo qui me passionne, Chéri me fait découvrir Florence – une ville qu’il connait par coeur pour y avoir passer quelques temps pour ses études, mes cheveux se raccourcissent, on passe un week-end entre nanas à La Ciotat avec Laurie et Marie, on boit des mojitos sur la plage, on fait une virée à Disneyland et une soirée à Paris avec les 2 folles qui me servent de collègues de travail, de la pole dance dans Maine Street et des cocktails sur des rooftofs, des soirées blogs avec plein de cadeaux à la clé … Sans compter les repas entre amis au cabanon sur le sable  …
Les jours sont plus doux, c’est indéniable.

 

 

 

Eté
Au travail, on nage en pleine folie et délires enfantins qui nous font hurler de rire tous les jours.
Aller bosser est un plaisir, toujours gage de rigolade. Notre productivité est au plus bas mais c’est aussi la période qui veut ça : on sait que ça ne durera pas alors on en profite et ça fait un bien fou.
Des déplacements à Paris qui finissent à Montbard, des soirées entre copines, une virée en amoureux au Mont Blanc, un concert de Norah Jones, un week-end chez Laurie et sa tribu, du farniente au bord de la piscine, un anniversaire en famille : il se passe plein de belles choses.

Si je me sens super bien au travail et avec les amis, à la maison par contre, c’est l’angoisse : l’ambiance est terrible.
L’Ado a raté son bac et ne veut plus remettre les pieds au lycée (ça annonce donc une année à la maison sans rien faire –> l’horreur), il y a des tensions entre tout le monde, y compris entre moi et Chéri.
J’ai l’impression qu’on s’éloigne, qu’on ne partage plus grand chose, on arrive à peine à se parler sans être exaspéré l’un de l’autre. Après les disputes, de plus en plus nombreuses, on est parfois à un fil d’une décision radicale et pas vraiment réfléchie.
Je me pose des questions, beaucoup de questions, je ne sais pas si je vais tenir bien longtemps dans ces conditions et cette ambiance exécrable.
Est-ce qu’on va succomber nous aussi à l’hécatombe de 2017 ?

J’ai besoin de m’aérer, de prendre le large, et je pars marcher toute seule dans les montagnes. Même si j’y ai pris beaucoup de plaisir et que j’ai adoré l’expérience, c’est loin de lui que je me rends compte combien il me manque, ce con.

 

 

 

 

Automne
« La cigale ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue »
Voilà un bon résumé de la situation.
Ce fut un terrible automne.
Il y a eu l’épreuve, terrible, qui aurait pu finir de nous éloigner et qui pourtant nous a ressoudé comme jamais.
C’est d’ailleurs la seule chose positive de tout cela : de l’épreuve a rejailli un amour immense et viscéral, une envie de ne pas se quitter, de tout partager, de se fondre l’un dans l’autre et se confondre. Une renaissance amoureuse.

Quand je repense aux questions qui étaient les miennes cet été, je me demande comment cela était seulement possible d’imaginer ma vie autrement qu’avec lui. Comment ai-je pu douter un seul instant ?

Cet automne également, j’ai arrêté de fumer, puis repris, puis arrêté à nouveau puis re-repris.
En revanche, j’ai pris des kilos et je n’en ai pas perdu.

Et puis il y a eu l’Inde. Un rêve qui se réalise, une merveilleuse et salvatrice parenthèse dans un quotidien plombé de toute part … Et ce besoin de se lier l’un à l’autre, avant de reprendre la vie quotidienne, dans sa douceur et ses difficultés.
Et puis arrive déjà Noel et les festivités de fin d’année, pas vraiment le coeur à la fête mais ce fut de beaux moments tout de même …

 

 

Au niveau du blog, j’ai eu la curiosité d’aller voir quels ont été les 5 articles les plus lus de l’année.
C’est amusant car je pensais que c’était les rétrospectives et en fait, pas du tout …  Donc j’en conclue que vous aimez bien quand je parle de la mort, de la vieillesse et de crises de couple : finalement, vous êtes aussi dingos que moi (ahaha).
Vivez c’est urgent (le plus lu de très très loin le premier)
Rendre l’âme (le plus commenté)
Ma vie sans viande – 1 en après
Vieillir
Lui & Moi

 

Et évidemment, au delà des articles, il y a vous tous, qui me suivez chaque dimanche et plus encore, vous qui laissez des petits mots, vous qui n’en laissez pas mais je sais que vous êtes là, vous qui m’écrivez en privé quand ça ne va pas … Je me répète chaque année mais sans lecteurs, un blog n’a pas vraiment de sens. C’est vous qui me donnez avant tout, l’envie de continuer et tout ceci est très précieux ! 

 

 

Et maintenant ? 
Que faudrait-il nous souhaiter pour 2018 ? 

Au niveau du blog, j’aimerais réussir à prendre une décision : ici ou un autre blog, je ne sais pas encore même s’il est fort probable qu’au final, par paresse et manque de temps, je n’ai jamais l’énergie de créer un nouveau blog de A a Z … Il se peut qu’on reste encore là tous ensemble pendant un petit moment !

Niveau perso, j’aimerais que l’on arrive enfin à déménager. Ce serait vraiment un gros point positif et une belle opportunité de renouveau… On croise les doigts mais ce qui doit arriver arrivera.
De là découlera aussi beaucoup de choses, peut être d’autres perspectives professionnelles, peut être pas … Tout ça est encore très flou.

J’aimerais aussi que l’on puisse retourner en Inde : c’est déjà prévu pour Novembre 2018, reste là aussi à voir si cela sera possible concrètement.

Pour le reste, j’aimerais continuer comme ça… Juste comme ça, ni plus ni moins.
J’aime ma vie, dans sa simplicité, j’aime mon couple, j’aime mon travail, j’aime les gens qui m’entourent… J’ai beaucoup de chance et je ne souhaite rien de plus que tout cela continue comme ça.

 

 

 

Je vous souhaite une belle fin d’année, un bon bout d’an comme on dit chez nous, un beau réveillon entre amis ou en famille (ou pas d’ailleurs, après tout c’est juste un soir comme les autres), mais surtout de belles perspectives pour cette nouvelle année qui commence dans quelques heures !
A très vite !

 

 

 

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