Inde – Jour 8 – Foire de Pushkar

Samedi 4 novembre 2017

 

Lever à 6h du matin après une très très courte nuit pour partir de l’hôtel à 7h : Direction la foire de Pushkar.
(Je vous ai déjà expliqué la Foire, aussi je vous renvoie vers l’article précédent pour les détails)

Aujourd’hui, je préfère faire parler les images plutôt que les mots … Alors attendez vous à une avalanche de photos et accrochez vos ceintures, je vous emmène dans un autre monde …

 

 

 

On déambule dans les rues, noires de monde, où chaque vision est incroyable. Il n’y a pas de mots pour décrire les odeurs, les bruits, les sensations.

C’est tellement dingue que je ne sais plus vraiment si je suis en Inde ou si j’ai pris une machine à remonter le temps jusqu’au Moyen Age.
C’est fou, d’être là, juste d’être là et de regarder ces gens, tellement beaux.

La foule n’est pas oppressante, elle est porteuse.
Porteuse d’une ferveur et d’une sensation que je n’ai jamais connue jusqu’alors.
Comme transcendée, mon coeur bat vite, je ne pense plus à rien d’autre qu’à l’ici et maintenant. A ouvrir les yeux et enregistrer.

 

 

 

Le temple de Brahma dont je vous parlais hier, assez rare pour mériter un détour, ne sera finalement pas au programme. Il est tout bonnement saturé de monde et on ne peut même pas approcher … Dommage mais c’est ainsi, ce n’est pas grave… Il y a tant d’autres choses à voir.
Nous allons au bord des ghats (marches) qui descendent jusqu’à un lac où les indiens s’immergent pour se purifier.

Vu la couleur et l’état de l’eau, le concept de purification mérite débat mais c’est ainsi, pour les Hindous qui ne s’arrêtent pas à ça !

Il est interdit de prendre une photo de ces rituels sacrés, Chéri le fait quand même, j’hésite à lui arracher les yeux car on nous surveille et je tremble de peur que quelqu’un nous ait vu et nous pose problème … Ce ne sera heureusement pas le cas …

Un peu plus loin, on descend les ghats pour accéder au lac où la ferveur est immense. Des prêtres proposent une cérémonie de bénédiction, ce que l’on accepte évidemment.

Le prêtre nous prend un par un, chacun son tour. Il demande des renseignements, mon nom, le nom de mes parents (en Inde, c’est très courant de demander le nom des parents, j’imagine que ça aide à savoir dans quelle caste on se situe), puis il part dans des mantras incompréhensibles en Hindi tout en faisant une série de gestes au dessus de ma tête, pour me protéger moi et les miens.  

L’émotion est forte, trop forte, je me mets à chialer au beau milieu de la cérémonie où le prêtre me regarde avec des yeux effarés et où tous les Indiens se moquent de moi quand je sors un mouchoir pour me moucher bruyamment.

Alors, je ris avec eux, les yeux encore emplis de larmes.
Je ris et je pleure en même temps. 

Cette ville de Pushkar, ou plutôt ce pays entier, va me rendre dingue, c’est certain. 

La cérémonie se clôture avec une offrande d’oeillets d’Inde au lac, et l’échange de quelques roupies, évidemment.
Tout se paie en Inde, surtout quand on est touristes.

 

 

 

 

 

Je suis un peu sonnée mais nous marchons ensuite vers une arène, noire de monde là aussi (désolée je me répète et j’insiste pas c’est tellement fou que je n’arrive pas à ne pas le répéter maintes et maintes fois!).

On attend pour regarder ce qui s’y passe quand un policier nous fait signe de nous approcher … On y va avec méfiance et il nous invite à nous rendre dans la tribune officielle, juste à côté des hommes politiques.
On ne comprend pas trop pourquoi, on a peur que cela ne soit qu’un horrible quiproquo … et puis finalement, on se laisse faire.

Et là, gros LOL de la journée : on nous propose de participer aux jeux qui vont avoir lieu dans l’arène.

Au programme : une sorte d’Intervilles local, les Indiens contre les étrangers qui s’affrontent dans des épreuves.
Pour les hommes, c’est tir à la corde.
Pour les femmes, il faut porter une cruche pleine d’eau sur la tête d’un point A à un point B le plus rapidement possible.

Je m’inscris direct à l’épreuve de la cruche (on ne rit pas) et Chéri au tir à la corde.
On est excités comme des gamins, élaborant des stratégies pour gagner à coup sur et on en rit d’avance.
Tout en sachant qu’il y a une armada de journalistes et de télés locales et nationales tout autour de l’arène : je sens qu’on va vivre un grand moment de gloire (ou de ridicule, à voir)

 

 

 

 

 

On attend patiemment que l’on nous appelle pour jouer. Mais avant ça, il y a la présentation des chameaux, un spectacle de danse, le discours des politiques …
Ca n’en finit plus. Les minutes (puis les heures!) passent … 
Au micro, on dit toujours que les jeux vont avoir lieu dans « quelques minutes » mais comme nous dit notre guide « En Inde, on dit toujours quelques minutes mais ça peut vouloir dire quelques heures ».
Et oui, on commence à le savoir maintenant, il faut être patient en Inde, rien ne se passe jamais comme prévu ou comme on voudrait.

 

 

 

 

 

 

On décide d’attendre encore un peu mais comme l’élection de M. Moustache est lancée et qu’il y a l’air d’en avoir pour un moment, on jette l’éponge.
On laisse derrière nous l’espoir de notre gloire Indienne mais l’heure tourne et il y a encore plein de choses à voir …

 

 

 

 

 

 

 

On continue de déambuler dans les rues au contact des gens … 

 

 

 

 

 

 

Le train s’arrete en pleine campagne pour faire descendre (ou monter) les passagers qui sont massés dans le train et même sur le toit ! 

 

 

Sauras-tu trouver où se cache ta blogueuse préférée ?
(petit aparté : on ne remerciera jamais assez Chéri pour toutes les photos de moi qui sont soient floues, soit mal cadrées, soit avec quelques secondes de retard et donc foirées, soit immondes)(mais je ne suis pas sure qu’il ait une quelconque responsabilité sur ce dernier point!)

 

 

 

 

 

Le soleil tape fort, l’après midi est déjà bien avancée … Il est temps de regagner l’hôtel pour le départ de Pushkar.

 

 

 

 

 

Je suis lessivée, sans mot.
Vide et pleine à la fois.

J’ai vécu aujourd’hui une journée extraordinaire, au sens premier du terme. Vous avez peut être l’impression que l’on a rien fait d’autre que marcher et attendre dans une arène mais encore une fois, c’est quelque chose de très difficile à décrire, c’est une sensation, une expérience comme nulle autre pareille.
On est tellement loin de tout ce qu’on connait, loin de nos repères, de nos codes, de nos vies occidentales. On est dans le lâcher prise le plus total.   
Quelle. Incroyable. Journée.

 

Nous prenons la route en direction de Jaipur, où nous arriverons à la nuit tombée, juste le temps de voir une cérémonie dans un temple et de rentrer se coucher pour une bonne nuit réparatrice, peuplée de visages tous plus beaux les uns que les autres … 

 

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