Inde – Jour 7 – Udaipur et route vers Pushkar

Vendredi 3 novembre

 

 

8h30
Nous partons de bonne heure de l’hôtel pour aller visiter le City Palace d’Udaipur.
Le City Palace est en ensemble de 11 petits palais distincts, dans une architecture de style à la fois  Rajput, Moghol et du Moyen Âge européen et chinois (rien que ça)
Il est construit entièrement en granit et en marbre.

 

 

L’intérieur est un ensemble complexe de balcons, tours et coupoles avec une décoration très riche à base de marbre, miroirs, ouvrages en argent, peintures murales… Depuis les terrasses supérieures du palais, on profite d’une vue splendide sur le lac et la ville d’Udaipur.
La visite est dense, comme tous les grands palais de ce type que l’on peut voir, mais à mon sens, même si je me perds un peu dans la chronologie des maharadjas, c’est tellement enrichissant de découvrir une nouvelle culture que je ne m’en lasse pas.

 

 

12h
Fin de la visite du City Palace. Pour le déjeuner, ce sera Thali végétarien, un ensemble de petits plats divers et variés, parfois super bizarres mais toujours plein de saveurs.

 

 

13h
Avant de prendre la route, un arrêt rapide aux Jardins des Demoiselles nous permettra de voir un peu de verdure ….

 

 

 

Et surtout de croiser de magnifiques personnes.
J’aime TELLEMENT les gens là bas, c’est un truc de dingue, je les prendrai en photo toute la journée (en plus, ils adorent ça et se laissent faire toujours volontiers!)

 

 

Je vous mets la photo juste pour l’anecdote parce qu’à un moment les femmes m’ont appelée pour faire une photo et c’était drôle, et bien que je me trouve particulièrement immonde, c’est un joli souvenir.

 

 

 

 

13h30
En route vers Pushkar !
Depuis le début, à égalité avec Bénarès, j’attends la ville de Pushkar avec la plus grande impatience.
C’est une ville de petite taille, 20 000 habitants environ, mais c’est un grand lieu de pèlerinage pour les Hindous.

La légende raconte qu’un jour, les Dieux lâchèrent un cygne avec un lotus dans le bec. Il devait laisser tomber ce lotus à l’endroit où Brahma (une des 300 millions de divinités!) devait procéder à un rituel hindou (Yajna) et c’est à Pushkar qu’il fit tomber le lotus.
C’est pourquoi Pushkar est un des rares lieux en Inde à avoir un temple dédié au dieu Brahma (Pushkara signifie d’ailleurs Lotus bleu)(rien à voir avec Tintin).

Chaque année, en octobre / novembre, a lieu la Foire aux Chameaux, réputée pour être une des plus grande foire de bétail en Asie.

C’est un événement colossal, dont on parle dans tout le pays et qui donne lieu a un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

La foire dure une douzaine de jours et de jour en jour, elle est de plus en plus importante avant de finir en apothéose à la pleine lune.

Et devinez quoi ? Le dernier jour… C’est demain ! Et on y sera !

J’ai du mal à cacher mon impatience mais je vais devoir me calmer car à l’approche de la ville, la circulation est inimaginable.

J’ai du mal à vous le décrire … Pensez aux bouchons du périphérique Parisien à l’heure de pointe, enlevez toutes les règles de circulation et multipliez par 1000 le nombre de voitures : vous êtes à Pushkar.

Toutes les routes sont coupées, c’est un bordel monstrueux, il y a du monde et des voitures PARTOUT. Ca klaxonne sans discontinuer (je ne suis pas sûre que ça arrange quoi que ce soit!), ça gueule, ça tente des dépassements impossibles alors qu’on est déjà bloqués de toute part, les gens laissent leur voiture telle quelle sur place, mettent leurs valises sur la tête et finissent à pied dans la nuit noire : c’est juste DINGUE.

Je n’ai pas la moindre idée de comment va finir tout ce merdier mais depuis plus d’une semaine en Inde, j’ai déjà appris beaucoup de choses.
Notamment, la patience et le lâcher prise.
On va bien finir par trouver une solution, alors laissons faire les choses.

Au bout d’un moment (ça se compte en heures quand même), on est obligés de finir à pied avant d’être récupérés à l’arrière d’un pick-up, à ciel ouvert donc, et d’emprunter des touts petits chemins terreux où des branches d’acacias nous griffent le visage.
Aaaaaah l’Inde et ses surprises !

 

 

 

19h
On arrive finalement à l’hôtel – kitschissime et qui est situé en centre ville d’ou le bordel pour y accéder. Malgré la fatigue de tous, alors que nous sommes en train de diner, le guide nous propose de ressortir pour avoir un premier aperçu de la ville.

Je suis la première à bondir sur mes jambes, laisser mon assiette en plan et ON Y VA PUTAIN.

Entre le monde et la jungle annoncée, j’avoue, j’ai eu des appréhensions et je n’ai pas pris mon gros appareil photo. Je n’en ai pris qu’un petit qui à fait des photos merdiques et floues.  Vous verrez en revanche de fabuleuses photos prises le lendemain, de jour, mais je peux vous assurez que de nuit, c’est un autre monde.

 

 

Nous voilà dehors.
Là aussi, comment décrire ça ?
Je vous assure que c’est difficile.
Je dis souvent que l’Inde ne se raconte pas, elle se vit, et Pushkar – tout comme Bénarès dont je parlerai plus tard – font partie de ces lieux sur Terre difficilement racontables.

Disons seulement, qu’au début, j’ai eu peur.
J’ai eu peur de la foule, que le fait d’être occidental au milieu de cette foule ne fasse tâche, attire l’attention et les problèmes. Qu’on essaie de nous arnaquer, de nous voler, de nous soutirer de l’argent. Qu’on nous embête pour une raison X ou Y.

Mais en fait, très rapidement, on se rend compte qu’il ne se passe absolument rien (où quand il se passe quelque chose, c’est pour nous demander un selfie).
Enfin, rien est un bien grand mot… Disons plutôt qu’il se passe tellement de choses que personne ne prête attention à nous.

La seule chose, c’est de ne surtout pas perdre le guide de vue (ce qui est arrivé environ 10000 fois)… ce qui n’est pas une mince affaire dans une foule compacte. J’avoue que je ne serai pas sûre de retrouver seule le chemin de l’hôtel !

On marche presque 2h dans les ruelles de Pushkar, noires de monde, sur les ghats (marches) on assiste à des ablutions sacrées dans le lac, on croise évidemment des vaches, des chiens, des cochons errants, mais aussi des saddhus par dizaine et dizaine … Partout de l’agitation, de la musique, des temples, des vendeurs ambulants, des prières… 
Et puis, il est l’heure de rentrer se reposer un peu …

 

L’hotel est horrible, c’est le pire que nous ayons eu jusque là, avec un système de clim / ventilation qui date d’un autre siècle, qui ne marche absolument pas et qui fait un bruit horrible.
Le problème c’est que si on coupe la « clim », d’une part on meurt de chaud (il fait très très chaud à Pushkar) et d’autre part, on entend le bordel de la ville puissance 1000 et je doute que ça va s’arrêter à un moment donné (non mais les mecs, vous ne dormez donc JAMAIS ???)

Pas trop le choix. On laisse la clim et on tente de dormir comme on peut (c’est à dire pas beaucoup) mais l’impatience l’emporte sur l’agacement et la fatigue …
Demain, c’est Pushkar de jour !

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Publicités