Inde – Jour 6 – Ranakpur et Udaipur

Jeudi 2 novembre

 

 

 

6h30
Lever plus que matinal en ce jeudi, petit déjeuner sur le pouce et départ de bon matin, non sans avoir dit bonjour aux chevaux Marwari (c’est la race) de l’hôtel dans lequel nous sommes.
Comme vous le voyez, ces chevaux du Rajasthan ont la particularité d’avoir les oreilles recourbées et qui se touchent, et – même à 7h du matin – c’est tellement mignon que je fondrais sur place !

 

 

8h
On prend la route en direction de Udaipur.
Je vous l’ai dit, redit et reredit, les routes en Inde, c’est quelque chose.
A tel point qu’on se pose chaque jour la question de savoir comment il n’y a pas plus d’accident : tout le monde a l’air de se démerder, s’évitant parfois à la dernière seconde et obéissant à des règles connus d’eux seuls.

Cette matinée nous démontrera que la route a aussi ses dangers puisque, en quittant Jodhpur, on assistera à un accident horrible.
Sous nos yeux, une voiture a percuté un scooter, les 2 passagers du scooter ont été éjectés à quelques mètres et la tête de l’un d’entre eux (sans casque évidemment) a frappé violemment sur le trottoir.
Le corps de l’homme a été ensuite pris de soubresauts absolument atroces et qui semblaient ne jamais vouloir s’arrêter.
C’était d’une violence insoutenable et j’ai encore ces images qui me hantent.
Je ne sais absolument pas ce qu’il est advenu de cet homme. Est-il mort ? vivant ? handicapé à vie ? Rescapé sans trop de dégâts ? Je ne le saurai évidemment jamais mais il m’arrive souvent de repenser à lui et à ce pays impitoyable.

L’Inde n’est pas qu’une carte postale, on le le répétera jamais assez, c’est aussi des images qui perturbent, même des semaines et des mois après.

 

 

10h
Comme un fait exprès, on s’arrêtera un peu plus loin au bord de la route, pour voir un temple complètement surréaliste.
Il y a quelques dizaines d’années, un jeune motard serait mort sur cette route, à l’emplacement sur lequel nous sommes.
Après sa mort, cette personne serait apparue en rêve à plusieurs villageois du coin et elle aurait été d’un grand conseil pour les guider dans leur vie.
Aussi, les Indiens ont elevé ce jeune motard au rang de divinité et tous les automobilstes lui vouent un culte énorme.
Absolument toutes les voitures s’arrêtent au niveau du temple (ou bien elles ralentissent et klaxonnent) pour lui rendre un hommage avant de continuer leur chemin, pour être protégé.
Sa moto est même mise sous vitrine et les gens prennent du temps pour prier devant.
Incroyable mais tellement Indien.
Après ce que nous avons vu ce matin, on ne se fait pas prier pour lui rendre hommage. 

 

 

 

11h
On traverse un joli marché et à notre demande, on fait une pause pour s’immerger dans la vie locale.
Voilà tout à fait l’Inde que j’ADORE.

 

 

 

12h
Nous avons bien roulé et nous nous arrêtons dans un restaurant pour déjeuner aux alentours de Ranakpur. Nous sommes au milieu de la jungle, dans la montagne des Arâvelli.
Après la région désertique que nous avons traversée depuis quelques jours, ici la végétation est plus dense et verte. 
En revanche, il pleut tellement rarement – sauf au moment des moussons – que tous les arbres et la végétation sont recouverts d’une épaisse couche de poussière terreuse.

 

 

Après le repas, on prend la direction du temple de Ranakpur.
C’est une des plus vastes et majestueuses constructions Jaïn de l’Inde. (les 2 ou 3 personnes qui suivent commencent à être incollables sur le Jaïnisme puisque j’en ai déjà parlé plusieurs fois!)
Les consignes à l’entrée sont très  strictes (on est tout de même dans un lieu de dévotion et non dans une attraction touristique, ce que certains ont parfois tendance à l’oublier) : il est interdit d’entrer avec des chaussures, des cigarettes, de l’eau, et du cuir … (rappelez vous que les Jaïns respectent la vie de tous les animaux).

 

 

 

A l’entrée, au plafond, est sculpté un Arbre de Vie qui, allez savoir pourquoi, déclenche en moi une émotion immense. C’est bien simple, je suis fan absolue de cette sculpture que je trouve d’un raffinement magique. 
Avant même d’entrer dans le temple, je suis conquise.

 

 

La suite ne me décevra pas, bien au contraire, puisque quand on entre, c’est à tomber à la renverse.
Entièrement fait de marbre blanc, le temple est immense. Il contient 29 salles, 80 dômes et 1444 colonnes.
Chacune de ces colonnes est unique et sculptée différemment. C’est tout simplement incroyable et stupéfiant.
Je suis sous le choc et sous l’émotion. Je voudrais y rester DES HEURES pour tout contempler.

 

Ca et là, cachées dans les colonnes, on trouve également des figures d’animaux, comme ici cet éléphant.

 

Malgré le monde présent, on trouve un petit coin à l’écart pour prendre le temps de contempler cette merveille, se recueillir et vivre l’instant en pleine conscience … Quelle chance d’être ici et de pouvoir voir tout ça …
Et puis, c’est ainsi, il faut déjà dire au revoir au temple de Ranakpur adoré … Sous l’oeil vigilant des singes qui nous guettent à la sortie !

 

 

 

15h
Un peu de route encore nous sépare de Udaipur, la ville la plus romantique du Rajasthan.
Sur le chemin, on s’arrête visiter un atelier de peintre de miniatures – ce qui ravira mon homme. 
Les miniatures font partie intégrante de l’art Indien … C’est une peinture ou une enluminure de petite taille caractérisée par des détails méticuleux et un délicat travail au pinceau. Au Rajasthan, les motifs peints sont divers et variés mais ce sont souvent des scènes héroïques, naturalistes ou culturelles qui y sont représentées.

 

 

 

16h30
Nous voilà enfin à Udaipur, la ville romantique, et on comprend facilement pourquoi lorsque l’on arrive au bord du lac Pichola alors que le soleil commence à descendre. 

 

 

 

 

Une ballade en bateau nous permettra de voir la ville de l’extérieur et d’assister une fois encore à un magnifique coucher de soleil.

 

 

A la nuit tombée, le bateau nous déposera au pied de l’hôtel – magnifique et très luxueux (beaucoup trop!!) dans lequel nous aurons l’agréable surprise d’être surclassés dans une jolie suite.

C’est agréable évidemment, bien que complètement inutile … A quoi ça sert d’avoir une si grande chambre juste pour s’effondrer de fatigue et repartir le lendemain ?
Surtout dans le pays dans lequel nous sommes, avec tout ce qu’on peut voir dans les rues, il y a un décalage trop grand, on se sent presque mal à l’aise. 

 

C’est la fin de cette magnifique et intense journée, riche en émotion … comme toutes les journées que nous avons vécues jusque là, mais la visite du temps de Ranakpur restera un souvenir vraiment extraordinaire.

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