Inde – Jour 1 – New Delhi et route vers le Shekhawati

Samedi 28 octobre 2017

8h

Le réveil sonne après quelques petites heures de sommeil seulement.

Entre la fatigue du voyage, le changement de climat et le décalage horaire, on sent déjà que le corps accuse le coup … et ça ne fait que commencer !

Pourtant, je me lève d’un coup d’un seul et me dirige aussitôt vers la fenêtre pour tirer les rideaux et voir ce qui se cache derrière. La veille, arrivés de nuit à plus de 2h du matin, nous n’avons pas vu grand-chose.

La vue de la chambre n’est pas jolie, loin de là, mais me rappelle que je suis bien en Inde, j’ai encore du mal à le réaliser et j’ai besoin de me le répéter souvent pour y croire …

Pas encore habituée aux exigences locales, je bois une bonne gorgée d’eau du robinet avec mes médicaments du matin avant de réaliser mon geste et de le regretter aussitôt amerement.

Putain, on est en Inde et je viens de boire de l’eau du robinet !! Non mais je vous jure, faut le faire !! C’est le premier conseil qu’on donne à tous les voyageurs – à ce niveau, ce n’est même plus un conseil mais un impératif : ne jamais boire de l’eau du robinet ! Boire uniquement de l’eau en bouteille !
Presque tous les hotels mettent d’ailleurs une bouteille d’eau sur la table de chevet et moi aussitôt arrivée, BIM, je bois de l’eau.

Je vais avoir la turista et ça va etre un carnage. Dès le premier jour. Mais quelle nulle !! Je m’en veux terriblement. J’ai peur. On doit faire beaucoup de route aujourd’hui et j’imagine le pire. J’ai mal au ventre rien que d’y penser.

 

Ces émotions passées, après un thé et un café, nous sommes prêts à partir, impatients de découvrir New Delhi.

Nous faisons un rapide tour de la ville, notamment la porte de l’Inde et le quartier des ambassades.

Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas trouvé que Delhi ait grand intérêt.

C’est un avis purement personnel et qui peut vous paraitre trop rapide vu le peu de temps que nous y sommes restés, mais je n’ai pas eu de bonnes vibrations. Peut-être (surement !) que la vieille ville est plus intéressante mais nous n’y sommes pas allés.
C’est immense, très très pollué (nous y étions alors que l’état d’urgence avait été déclaré – 40 fois la limite de pollution autorisée chez nous, je vous laisse imaginer le truc).
Vous le voyez sur les photos d’ailleurs, le ciel n’est pas brumeux, il est pollué à l’extrême.
Je m’y attendais mais je n’ai vraiment pas eu de coup de cœur pour cette ville.

 

 

 

11h

Bonne surprise en revanche car en fin de matinée, nous visitons Gurudwara Bangla Sahib, le plus grand temple Sikh de Delhi. Le Sikhisme est une des nombreuses religions présente en Inde et représente presque 2% de la population (contre près de 80% d’Hindouistes, 14% de musulmans, 2,3% de chrétiens, 0,7% de bouddhistes, 0,4% de jaïnistes).
2%, ça semble peu mais dans ce pays démesuré, c’est tout de même plus de 20 millions de personnes.

 

Pour entrer dans le périmètre du temple, il faut mettre un foulard et enlever ses chaussures. On peut y marcher en chaussettes mais pour ma part, j’ai décidé de marcher pieds-nus à peu près à chaque fois que c’était possible, et tant pis pour la saleté !!
C’est le premier temple que nous visitons et je suis frappée par la dévotion qui y règne. Prières, prosternations et offrandes y sont effectuées rituellement par les nombreux fidèles.

 

 

De plus, ce temple offre chaque midi un repas aux nécessiteux, sans aucune distinction de religion ou de caste (je reviendrai plus tard sur les castes). Faire la charité est un devoir pour les Indiens, offrir quelques pièces ou à manger aux personnes dans le besoin fait partie du quotidien et tout le monde le fait, selon ses moyens bien entendu.
Dans ce temple, n’importe qui peut venir manger, c’est assez dingue à imaginer pour nous, mais c’est ainsi. Il est presque midi et les gens s’affairent en cuisine.

 

 

13h

Le midi, nous mangeons dans le premier restaurant indien du séjour. Le fait d’être végétarien ici est tout à fait normal (le bonheur), personne n’est surpris puisque près de 40% de la population suit ce régime alimentaire (pour des questions religieuses, évidemment).

Les non-végétariens mangent eux beaucoup de poulet mais évidemment jamais, ô grand jamais, de vache, animal sacré par excellence.

La vache est considérée par les Indiens comme un membre de la famille à part entière. On se doit de prendre soin d’elle, de la nourrir et de l’accompagner jusqu’à la mort.

Au menu de ce repas : une ribambelle de plats tous plus appétissants les uns que les autres, beignets de légumes, dhal de lentilles, légumes sautées, riz blanc, et palaak paneer (épinards au fromage), naans (galettes de blé faisant office de pain).
Un délice pour les papilles.

 

 

14h

L’après-midi, nous prenons la route en direction de la région du Shekhawati, une région semi-arride située dans le nord-est du Rajasthan.
Il y a 270km… Une broutille pour nous mais c’est sans compter sur l’état des routes !
L’expérience est assez incroyable.

On traverse beaucoup de petits villages où l’on voit les gens s’affairer, des vaches, des chiens, des temples à tous les coins de rues, la vigilance du chauffeur est mise a rude épreuve mais on voit qu’il  a l’habitude.

Il joue du klaxon comme personne et ne perd jamais patience, là où nous autres occidentaux, on aurait déjà peté un câble des dizaines de fois et insulté tout le monde.

Ici, le klaxon n’est pas agressif. Il est incessant, certes, mais signifie « attention j’arrive, et je passe ». Et comme tout le monde fait la même chose au même moment, et qu’il n’y a aucune règle et c’est le bordel.

Alors parfois, il y a des policiers. Ne me demandez pas à quoi ils servent car je serai tentée de répondre à rien (ce qui n’est sans doute pas le cas!) mais ils regardent l’étrange balais des véhicules et la cacophonie sans broncher.

C’est notre première longue route et on sursaute à chaque coup de volant, chaque trou dans la route. Il faut avoir le dos solide car les amortisseurs sont loin d’être dernier cri !

Cela dit, moi qui adore faire de la route, j’y prends beaucoup de plaisir (bien que j’ai l’impression de mourir à chaque minute)

 

Comme je vous le disais, on croise beaucoup de marchés et de petits villages. J’adore regarder ces incroyables scènes de rues. Tout est fait de bric et de broc, tout est poussiéreux, abimé, rafistolé …

 

 

Parfois, il y a même des chameliers avec des milliers de branches qui tiennent on ne sait comment.

C’est dingue.
Ce pays est dingue.

 

 

 

La nuit tombe tôt, aux alentours de 18h.
A cause d’une route barrée non annoncée (bienvenue en Inde), il nous faudra rebrousser chemin de plusieurs kilomètres, emprunter une autre route et enfin, au bout de plus de 6h (pour 270km donc !), nous arrivons au petit village d’Alsisar, connu pour ses magnifiques Havélis (anciennes demeures de riches marchands, magnifiquement décorées, que je vous ferai découvrir dans le prochain épisode !)

Nous dormons d’ailleurs dans une ancienne haveli, superbe, bien qu’un peu rustique (ce sera le cas de bon nombre d’hôtels où d’apparence tout est superbe mais en regardant de plus près, tout à un truc qui cloche!).

Un repas vite avalé, une douche bien appréciable et zou au lit pour un repos bien mérité !
(pour ceux qui suivent : aucun problème à déclarer au niveau de mon ventre et de ce verre d’eau avalé ce matin … On a eu chaud !)

 

 

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