Into the wild

Me voilà de retour après une petite escapade en solo dans les montagnes Alpines.
Un challenge que je m’étais lancé à moi même après notre virée en Haute-Savoie, où frustrée de n’avoir pas pu marcher dans la nature (Chéri déteste ça), j’avais décidé de m’octroyer ce petit break.

J’attendais ce moment avec impatience, à la fois apeurée et excitée, mais autant vous le dire tout de suite, ce n’est qu’un demi-succès (ou un demi-échec, tout dépend de comment on voit les choses).

Car évidemment, tout ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu et évidemment encore, j’avais quelque peu présumé de mes forces.
Il est clair que j’avais prévu trop grand pour une première.

De plus, la météo s’en est mêlée, le temps tournant à l’orage et j’avoue que la perspective de marcher sous la pluie ne m’a guère enchantée, le but étant quand même de prendre du plaisir et pas de faire Koh-Lanta.

J’avoue que si j’écoutais mon côté pessimiste, je garderai comme un gout d’échec, celui de ne pas avoir réussi à mener à bien ce qui était prévu et ce que j’avais envisagé sur le papier.
Mais, j’ai décidé pour une fois de ne garder que les bons côtés : j’ai tout de même réussi à aller au bout d’une journée difficile, toute seule, alternant entre galères et plaisirs … et je m’en suis sortie sans trop d’embûches, c’est déjà pas mal !

 

Allez, je vous raconte tout ça …

 

 

Vendredi soir après le boulot, me voilà sur la route : il y a 4h de trajet aussi j’arrive à la nuit tombée au Monêtier les Bains, à l’hôtel que j’avais réservé, à côté du départ de la rando.
Le temps d’une douche, je ressors dans le village pour manger un morceau.
La solitude est étrange, ça fait bien longtemps que je ne me suis pas retrouvée seule au restaurant, c’est assez bizarre, tout le monde est en famille, en couple, en compagnie. J’ai envie de parler et raconter des bêtises pour rigoler mais il n’y a personne avec qui le faire alors je mange ma galette à la ratatouille, roquefort et noix (mélange le plus bizarre EVER), je rentre à l’hôtel finir mes affaires et je file au lit de bonne heure.

 

 

Samedi matin.
Je dors étonnemment bien et d’un sommeil de plomb.
J’avais programmé le réveil à 6h30 mais j’ouvre les yeux naturellement à 6h, bien reposée : parfait.
Et là tout à coup, je prends conscience du truc : « Ok, donc c’est vrai, tu vas vraiment le faire … et toute seule »
Gloups.
« C’est un peu du délire tout ça. Et si j’allais plutôt aux Grands Bains du Monetier ? » (une sorte de thermes, spa et espace de bien être juste à côté de l’hôtel)
« Non mais ça va pas la tête! Tu vas enfiler ces chaussures et partir, espèce de feignasse »

Ok, ok, je m’exécute.

 

Quand je prend le chemin un peu avant 7h, il fait froid, le soleil n’est pas encore tout à fait levé, je me gèle les miches comme jamais.
Le sentier attaque raide… au bout d’une bonne demi-heure de montée, je me dis que ça va être chaud cacao.

 

J’arrive à un panneau.
Sur l’itinéraire que j’ai imprimé avant de partir, il est écrit « suivre le Puy Jaumar et la cime des conchiers ».

AHAHA.
C’te blague.
Ca commence bien.
J’essaie de regarder sur mon portable pour tirer ça au clair, mais bien évidemment, le réseau s’est déjà fait la malle.
Bref, j’ai plus qu’à le faire à la ploum.
J’écoute mon instinct, je prends à gauche, direction « Cime des conchiers »

Toute la demi-heure suivante, je ne penserai qu’au fait que j’ai du me tromper, que j’aurai du prendre à droite, que je suis vraiment trop conne, que bon, je vais faire demi tour, bientôt, j’attends juste la prochaine indication, « putain mais elle est où cette prochaine indication », je vais devoir tout refaire dans le sens inverse, quelle idée de merde cette rando, d’entrée ça part mal, de toute façon je n’ai que des idées de merde, j’aurai du rester chez moi au bord de la piscine, putain en plus y’a du vent maintenant, JE ME PELE LE CUL.
Il fait si froid que j’ai mis une polaire, un coupe vent, une écharpe, mais je n’ai pas pensé à prendre des gants.
Système D : j’enfile une paire de chaussettes en guise de moufles.
Je suis la meuf la plus sexy de la terre.

 

 

Je croise un arbre qui fait flipper: on dirait une tête de mort.
A mon avis, c’est un signe de mauvaise augure qui m’indique que si je continue, je vais crever.
« Tous ceux qui sont passés par là n’en sont jamais revenus mouahahahah »
 me dit une voix maléfique. (Faut vraiment que j’arrête la drogue)

 

 

 

Puis, le sentier devient comme ça.
-_-
Cette fois, c’est sur, je me suis trompée, je vais juste de l’autre côté et après ça suffit, je fais demi-tour.

 

 

Et là, miracle, un panneau d’indication qui me prouve que je suis dans la bonne direction (je dois aller au col de la Buffère)
Je suis à ça de pisser dans ma culotte de bonheur.

 

 

Cette bonne nouvelle me redonne un peu de baume au coeur, je monte avec entrain pendant encore au moins 2h, il fait toujours aussi froid, je passe mon temps à me moucher, et quand j’arrive un peu plus haut, le soleil m’attend, la température se réchauffe malgré le vent, j’en profite pour faire une petite pause gourmande histoire de reprendre des forces.

 

 

 

Allez, c’est reparti.
Je ne le sais pas encore mais mes galères sont loin d’être terminées.
Je marche, je marche, je marche…. les paysages sont superbes, exactement ceux que j’avais envie de voir. 

J’étais aussi venue pour me retrouver avec moi même et « faire le point » mais à vrai dire, je suis tellement dans l’effort qu’il m’est impossible de penser à autre chose qu’à faire un pas après l’autre.
C’est le vide géant dans ma tête, presque une sorte de méditation.
Mais c’est bien aussi (je me prends déjà assez la tête au quotidien que finalement, c’est bien de ne penser à rien du tout)

 

Très vite malgré tout, je me mets à me parler toute seule.
Puis, plus grave : à des sauterelles ou des petits papillons que je croise.
« Oh t’es mignon toi, allez viens avec moi »
En fait, je me fais un peu peur, je crois que la solitude me monte déjà au cerveau.

 

 

Je décide de ne plus parler aux animaux – faudrait pas quand même péter un câble dès maintenant – quand j’aperçois des copines!
Impossible de ne pas aller faire un brin de causette !
« Youhou les filles ! Vous allez bien ? Moi c’est un peu galère mais bon, je l’ai bien cherché ahah »
« Meuuuuuuh »

« Bon allez salut, broutez bien ! »

 

 

« Ah tiens un autre panneau.
Coooooooool je suis à peine à 45 minutes du col.
Je suis trop forte »

 

 

Le panneau pointe vers cette montagne, un sentier super méga raide, ça me fout un peu les chocottes mais comme il est écrit « par sente des grimpeurs », je me dis que c’est normal que ça grimpe dur.
Je m’engage sur la montée et en fait, ça ne grimpe pas dur  … ça grimpe SA MERE.
Tous les 10 pas, je suis obligée de faire une pause pour ne pas finir en tachycardie.

 

 

 

Même de loin, je vois que les vaches, restées en bas, me regardent bizarrement.
Je crois qu’elles se foutent clairement de ma gueule. 

Je monte mais à l’arrache, je ne trouve pas ce fucking sentier, environ 150 000 fois, je me dis que ce n’est pas possible, c’est dingue que ça monte autant, et quand je regarde plus haut, ça a l’air de pire en pire.
Je me dis aussi que mon instinct m’a bien aiguillée la première fois, pas de raison pour que ça ne soit pas le cas cette fois… Je monte encore.

Je suis si fatiguée que je décide de faire une pause en m’appuyant sur un rocher.
Sauf que le rocher en question est bien plus loin que ce que j’avais estimé et, le poids du sac m’entrainant vers l’arrière, je m’affale de tout mon long comme une merde.
Sur les rochers.
Je reste par terre et je rigole toute seule de cette chute aussi mémorable que pathétique mais en même temps, je me suis grave fait mal.

« Ah tiens, y’a du sang sur mon sac.
Ah ben ouais, j’ai la main en sang » 
Une toute petite plaie de rien du tout mais qui pisse le sang.
Super.
Je cherche des pansements mais je n’ai pris que des trucs anti-ampoules, pas des vrais pansements.
Qu’à cela ne tienne, je me fabrique un truc avec un mouchoir et ça ira.

Je suis la Mac Guyver des montages : je me fabrique des gants en chaussettes et des pansements en mouchoir: trop ingénieuse la meuf.

(Le soir, quand je recroiserai enfin un miroir, je me rendrai compte que je me suis étalée du sang sur la joue et que j’ai passé la moitié de la journée avec, sans que personne ne me dise rien … et je comprendrai enfin pourquoi les gens me regardaient un peu bizarrement)

« Bon, trêve de plaisanterie : qu’est ce qu’on fait ? »
Je décide de continuer à monter encore un petit peu.

Mes batons de marche sont mes nouveaux meilleurs amis, sans eux, la vie ne serait pas pareille, j’essaie de leur trouver un petit nom à chacun pour penser à autre chose qu’au fait de monter mais à part Tic & Tac, je ne trouve rien … et ce surnom ne me satisfait pas.
#lesproblemes
Je crois que j’ai le cerveau en suroxygénation.

Au bout d’une heure de montée, je suis au bout de ma vie et j’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. C’est si raide que je retombe encore une fois, en glissant sur des pierres.
Et là, excédée, je décide de redescendre.
« Tant pis, je m’en fout, je vais redescendre au village, c’est juste de la folie, j’étais venue pour marcher et prendre du plaisir mais je suis pas ALPINISTE putain, c’est beaucoup trop difficile »
« De toute façon, peu importe, c’est pas une compétition, je n’y arrive pas, je n’y arrive pas et puis c’est tout, y’a pas mort d’homme »

 

 

Quand j’arrive au niveau des vaches que j’ai quitté il y a 1h30 (pour rien), j’aperçois 2 petites silhouettes sur un sentier que je n’avais pas vu.
Ce sont les premières personnes que je vois depuis que je suis partie ce matin et je comprends que la providence me les a envoyées pour me montrer qu’elles sont, elles, sur le bon chemin.

Comment est ce que je n’ai pas pu voir ce putain de chemin?!
Un chemin qui monte tranquille et qui contourne la montagne au lieu de la gravir comme je l’ai fait : je me déteste.

Check-up mental dans ma tête : « Continuer ou renoncer? »

J’étais prête à tout arrêter, je suis crevée, à bout de forces après cet effort inutile et cette perte de temps, mais même pas le temps de prendre une décision que mes pieds sont déjà en train d’aller sur le (bon) sentier.
J’ai un regain d’energie incroyable.
« Je vais y aller à ce PUTAIN DE COL.
45 minutes c’est de la merde, ça fait déjà plus de 4h je suis pas à ça près »

 

 

Je marche super motivée et rapide, je vole sur les sentiers, il fait beau et chaud, je tombe la veste, la polaire – JE SENS LE BOUC COMME JAMAIS – et je kiffe (pas de sentir le bouc hein mais cette partie de la marche sera l’une des plus belle)

 

J’ai hâte d’arriver au col car non loin de là, mais je ne sais pas exactement où, il y a un refuge où j’ai prévu de faire une pause.
Le problème c’est que quand j’y arrive, le panneau m’indique que je suis encore à 1h de marche de ce putain de refuge.
Arf.
Bon ben allez, c’est reparti, que faire d’autre de tout façon?

 

 

Après la montée ce matin, je suis cette fois en descente mais c’est encore plus dur. Je commence à avoir une douleur lancinante au genou, j’essaie de m’économiser mais c’est difficile et je n’ai pas vraiment d’autre choix que de continuer. Je lance un pacte avec mon genou : « Pas question de me lâcher maintenant toi ! A l’arrivée tu feras ce que tu veux mais PAS MAINTENANT »
Chose étonnante : ça marche.

 

 

La vallée que j’ai rejoint après le col est superbe, je croise un troupeau de mouton qui bloque le sentier, je discute quelques minutes avec les bergers de comment ils vont faire pour attraper une brebis qui est malade mais qui refuse de se laisser approcher…
On se rend pas compte mais c’est un vrai problème de fond.

 

 

J’arrive enfin au refuge où je compte faire une petite pause rafraîchissante en terrasse mais après 20 minutes, tout le monde est servi autour de moi, je suis apparemment transparente – peut être que je suis MORTE?! –  je me lève et continue pour rejoindre le village de Névache, à encore 1h de marche.

 

 

 

 

Le sentier passe à travers une belle foret verdoyante et je longe un cours d’eau, c’est une partie super jolie …

 

 

J’ai un peu faim et je trouve ce que je crois être des groseilles mais au moment de les cueillir, je suis prise d’un doute : ce ne sont peut être pas des groseilles mais du poison! (tu sais, les petites boules rouges de quand on était petits?).
Dans le doute, je préfère m’abstenir, ce serait con de se payer une intoxication maintenant.

 

 

Plus loin, je croise ce qui semble être VRAIMENT les fameuses petites boules rouges de quand on était petits. Donc en fait, plus haut, j’imagine que c’était sans doute de vraies groseilles.
Tant pis pour moi.

 

 

 

Quand j’arrive à Névache, c’est la joie ultime : mon genou est en ruine mais je serai prête à faire un petit YMCA de bonheur.
20km, 1100m de dénivelé sur le papier – 1500 en vrai avec mon erreur de merde – et presque 8h de marche : bordel je l’ai fait !

 

 

 

J’avais prévu de dormir un peu plus loin dans un refuge en dortoir mais depuis le début, je ne suis pas très motivée par cet endroit car j’avais eu un mauvais contact avec la gérante (un peu méchante dans nos échanges, il faut bien l’avouer).

Aussi, je décide d’écouter mes envies, de ne pas me forcer à aller dans un endroit où je n’ai pas envie d’aller et de changer mes plans à la dernière minute.
Je vais prendre une navette jusqu’à Briançon, puis une autre navette pour retourner jusqu’au Monetier, d’où je suis partie ce matin.
Je trouve un hôtel qui a une chambre de libre, tout va bien, je n’ai plus qu’à attendre la navette qui doit passer à 19h15 (il est 16h  -_-)

 

Pas grave, je trouve un petit coin au soleil où je m’installe pour bouquiner, je prends un thé à la terrasse, je visite le village.

Je cogite un peu, je suis contente et fière de cette journée mais malgré le fait que je sois, entre autre, venue chercher la solitude, celle-ci commence déjà à me peser un peu.
J’aurais aimé être avec quelqu’un pour débriffer la journée, pour se rappeler les bons et mauvais moments et en rire, pour partager ça tout simplement.
Me revient en tête cette phrase, si vraie :
« Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé »

Je me dis que c’était bien de l’avoir fait seule, c’était le deal de départ, mais la prochaine fois, ça sera peut être aussi sympa avec une copine (bordel, deviendrais-je un être sociable?), ou peut être que, même s’il n’aime pas marcher Chéri pourrait me cueillir à la fin de la rando et on serait ensemble la soirée.
Ouais, ce serait bien ça.

 

 

Après avoir photographié mes blessures de guerres, ridicules mais souvenirs de mon combat contre les éléments, je me mets à l’arret de bus à 18h45 histoire de ne pas le rater.
J’attends, j’attends, j’attends … Pas de navette.

Là aussi, mon instinct me parle (incroyable, comment il est bavard aujourd’hui!) et il est catégorique : il me dit que je vais être dans la merde.
Je vais demander à des gens du coin si c’est bien là qu’on prend la navette, ils m’assurent que oui, elle passe tous les jours, elle ne va pas tarder.
J’attends, j’attends, j’attends encore.
A 19h30, un chauffeur d’une autre navette (pas la bonne) finit son service, je lui saute dessus pour lui demander si il a des infos sur la navette de Briançon, et là il me dit « Elle est partie il y a 15 minutes »

EUH WHAT?!
C’est pas possible, non non non, j’ai pas bougé de là, j’attends depuis presque 1h et là tout de suite, j’ai envie de pleurer.
Devant mon désarroi, il me dit « Bougez pas, on va trouver une solution »
Il part un moment, je suis en train de faire un mini-AVC, m’imaginant devoir dormir dehors, en proie aux loups et autres prédateurs, quand il revient et me dit « Venez, je vous amène ».
J’envisage de l’épouser sur le champ.
Avec 3 de ses collègues, ils me déposent donc à Briançon (à 30 minutes de route tout de même), je suis heureuse, j’aime les gens, j’aime la vie.

 

J’arrive à la gare de Briancon à 20h, pour attendre la deuxième navette à 20h45.
Une femme qui semble un peu folle propose de me déposer : je refuse poliment, mais elle me colle aux basques (c’est fou comme le sac à dos attire les gens)
La deuxième navette est à l’heure sauf que le chauffeur m’informe que non, il ne va pas jusqu’au Monêtier.
-_-
C’est tout un bordel dans les horaires et lui même reconnait que ce n’est pas clair du tout.
Là aussi, devant mon désarroi (et mon sourire à faire fondre un glacier)(je ne savais pas encore que j’avais du sang sur la tronche), il accepte de m’y amener.

Même pas eu besoin de jouer la carte du décolleté plongeant!
En même temps, en polaire et en veste, c’était plutôt difficile.
Putain les gens sont trop gentils, généreux, l’humanité est belle, je ne suis qu’amour pour la vie !

 

 

J’arrive finalement à mon hôtel vers 21h15, le temps d’une douche orgasmique et je ressors manger un bout. Je n’ai pas mangé depuis la pause sucrée de ce matin et vu les efforts fournis, j’estime que j’ai bien le droit à une raclette.
Surtout que le resto qui m’accueille en propose une végétarienne (#joieextreme)

Là aussi , je suis seule mais cette fois, ça ne me dérange pas, je parle avec tout le monde, les gens des tables à côté, les serveurs, c’est bonne ambiance.
Je trouve que les gens ont un regard différent envers une personne seule et en fait, ça facilite les échanges avec les autres, c’est plutôt sympa.
Il est tard, le resto se vide, je reste seule à me goinfrer et j’ai un peu l’impression d’être une boulimique mais qu’importe, je l’ai bien mérité!

 

Je rentre me coucher après avoir papoté un moment avec un jeune du coin, j’ai mal partout, ma douleur au genou, même si j’ai choisi de l’ignorer est toujours bien présente.
Je me dis que ça va être dur d’enchainer sur une autre journée et je m’endors en me disant que « bon, on verra bien demain »

 

Je passe une nuit de merde, c’est peu de le dire.
Voisins bruyants, je me réveille à peu près toutes les heures.
Horrible.

A 7h, quand les cloches de l’église me réveillent, je me rends compte que je ne suis que douleur.
J’ai mal PARTOUT mais pas des petites courbatures de merde quand tu as fait un footing, des courbatures venues d’un autre monde, mon corps entier souffre, des épaules, aux hanches, en passant par les genoux et les chevilles. En plus, j’ai des bleus qui commencent à sortir de partout … 
On dirait que j’ai 90 ans.

 

 

 

 

Je regarde par la fenêtre et me rend compte qu’il fait tout gris.
Je checke la météo : orages annoncés d’ici 2h.
Génial.

Bon, je fais quoi ?
Je me prépare tranquillement et j’opte pour une ballade dans le village.
Quand je mets mon sac à dos, j’ai l’impression qu’on me lacère avec des couteaux, c’est juste horrible.
Je marche un petit peu avant de me poser quelque part, la pluie commence à tomber, je re-regarde la météo en me disant que peut être, demain il fera beau. Je pourrais me reposer aujourd’hui et enchainer sur une autre journée demain ?

Ouais sauf que, le lendemain c’est pire niveau météo. Froid et orages.
Euh comment dire …
Je suis méga déçue mais je n’ai pas vraiment envie de marcher sous la flotte.
Vu comment c’était difficile par beau temps, je ne suis pas maso non plus.

Je traine encore un peu avant de prendre une décision et dans l’après midi, la météo n’ayant toujours pas évoluée, je décide de prendre la route du retour.
J’ai hâte de retrouver Chéri, avec la grisaille et la morosité qui l’accompagne, le sentiment de solitude était aujourd’hui assez difficile à gérer.
Et puis soyons honnête, j’ai aussi hâte de retrouver mon lit (oh oui!).

Ainsi s’achève donc mon expérience de grande randonneuse solo… Un demi-succès comme je le disais en préambule, les douleurs et la météo m’ayant obligée à écourter l’expérience et je le regrette …
La prochaine fois, j’essaierai de prévoir quelque chose de plus léger pour pouvoir enchainer 2 jours de suite, et peut être 3 qui sait mais pour une première expérience, c’était quand même un chouette moment que j’ai bien envie de renouveler rapidement !

Et maintenant, repos !!
(enfin, en fait : boulot mais bon, c’est presque pareil en ce moment)

Bon mercredi les amis ! 

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