Escapade à Florence – Jour 3 et 4

Jour 1 à retrouver ici
Jour 2 à retrouver ici 

 

Le séjour à Florence touche déjà à sa fin et nous entamons notre dernière journée complète dans la ville.
Encore une fois levés de bonne heure, nous voilà partis en cette belle matinée pour la Galerie de l’Académie (Galleria dell’Accademia).
Moins riche en pièces maîtresses que les 2 autres musées visités la veille, elle abrite tout de même certaines œuvres majeures de Michel-Ange, dont son David, devenu l’emblème du musée.

 

C’est dans la Galerie des captifs (Galleria dei Prigioni) que j’aurai le plus d’émotion.
Je ne m’attendais pas à être saisie de la sorte (le David de Michel Ange est quand même l’une des œuvres d’art les plus vues et revues, copiée à toutes les sauces) mais malgré la foule, l’atmosphère de la pièce est particulière.
Une grande émotion (difficile à gérer)(oui, j’ai pleuré !) me prend en découvrant les ébauches de Michel-Ange et sa Pietà di Palestrina.

 

 

Une émotion et des frissons qui arrivent à leur comble devant le colosse : 4,34 mètres de hauteur, tiré d’un seul bloc de marbre blanc de Carrare représenté avec une fronde (lanière de cuir servant de lance pierre) à la main, juste avant son combat contre le géant Goliath.

Je ne saurai vous l’expliquer avec des mots mais je crois qu’il y a quelque chose de surnaturel pour arriver à une telle perfection, à une beauté en tout point ahurissante.

 

On reste longuement devant avant de passer à une autre salle, la Gipsoteca Bartolini, elle aussi assez intéressante. Elle rassemble les épreuves en plâtre du XIXe siècle des grandes œuvres effectuées par les élèves de l’Académie. Là aussi, les explications de Chéri seront très précieuses pour comprendre comment un sculpteur travaille et peut arriver à un tel résultat.

 

Après la visite de l’Académie, nous voilà repartis avec l’espoir de visiter la bibliothèque des Médicis mais malheureusement, elle était fermée pour le lundi de Pâques (c’est pour moi la GROSSE déception de ce séjour, je rêvais de cette bibliothèque depuis des semaines !).
On se console avec le joli cloître (#passioncloitre) et un oranger énormisime auquel on rêve secrètement de voler une orange (oh tiens, ça me rappelle une chanson mais ce n’est pas l’objet ici)

 

On visite tout de même le Palais Medici-Riccardi, un des nombreux palais Renaissance de la ville dont la profusion des œuvres en font également un espace muséal très important de la ville.

 

Puis, nous nous dirigeons vers la Basilica Santa Maria Novella, à la façade aux motifs géométriques légers en marbres vert et blanc.

 

 

L’intérieur, sublime, abrite de fabuleuses fresques: Giotto, Brunelleschi, Lorenzo Ghiberti, et bien d’autres grands noms …

 

 

Autre curiosité, cette fois un peu atypique, située non loin de la basilique, au numéro 16 de la via della Scala, l’Officina profumo-farmaceutica di Santa Maria Novella, une ancienne officine d’apothicaire italienne devenue une maison de parfum et de soins corporels. Ouverte en 1612 par des moines dominicains, cette pharmacie-parfumerie est la plus ancienne du monde occidental encore en activité.

 

Ensuite !
Malgré ce programme déjà chargé, la journée est loin d’être finie …

 

Place maintenant à la basilica di Santa Croce qui ressemble un peu à sa consoeur citée plus haut…

 

… Dont l’intérieur est moins intéressant artistiquement parlant que la première mais qui abrite tout de même les tombeaux de grands noms comme Michel-Ange, Machiavel, Dante ou Galilée (rien que ça)(c’est chargé là dedans dis donc)

 

 

 

 

On essaie de visiter la synagogue mais lundi de Pâques oblige, ce sera fermé aussi et on ne pourra que la voir de l’extérieur, derrière le portail d’entrée.

 

Après quelques achats de produits locaux, on se pose enfin en terrasse, pour un apéro de bonne heure (à 17h mais on est en vacances après tout !) avec un Spritz, la boisson italienne par excellence : vin blanc pétillant, eau de Seltz et Campari.

On reste un long moment en terrasse, à observer et commenter la vie locale, les italiens vociférant, les touristes avec leurs appareils photos à la main.

Retour à l’appart en fin de journée, un peu de repos avant de repartir pour notre dernier resto Italien.

 

Alors que nous avions suivi le Routard les 2 premiers jours, cette fois on improvise avec « Il gusto Leo », Via del Proconsolo 8/10 …
Encore des pâtes évidemment, mais cette fois rien de bien transcendant. Voir même carrément passable. Je crois qu’on s’est retrouvés sans le vouloir dans une sorte d’Hippopotamus local, service à la chaine, plats moyens et un peu décevants … Ça nous apprendra à choisir à l’aveuglette !

 

C’est sur cette note gastronomique moyenne que s’achève le séjour à Florence … mais qui heureusement n’entache pas tous les bons moments passés ici. J’ai adoré chaque moment, chaque découverte, et cette brève escapade m’a rappelée combien j’aimais découvrir des choses, sortir de mon petit confort, de mes repères et de notre quotidien.

 

Le lendemain, soit le 4ème jour
C’est l’heure du départ !
Je n’ai pas envie de partir !

 

Je me réveille tôt, aussi je profite que mon homme dorme encore à point fermés pour me préparer rapidement et filer prendre un peu de rab italien.
A quelques rues de notre appartement se tient tous les matins le marché de Sant’Abrogio. J’y suis alors que les étals s’installent, le soleil se lève, il fait beau, je me prends pour une florentinej’essaie d’acheter des trucs sans parler un mot d’italien et ça fait rire tout le monde… Un type (le gaga du village ?) me colle aux basques et me sort de longues tirades en italien, je ne comprends rien, j’ai l’air niais, tout le monde se fout de ma gueule : je kiffe.

 

Après ce petit interlude, je me pose dans un café, où il n’y a que des florentins qui se préparent à aller travailler. Je commande un « cappuccino con latte di mardorla e pistaccio » (et ouais, en italien les mecs !) avec un croissant (que je montre du doigt, faut pas abuser non plus) et je savoure, j’écoute, j’hume, je ressens … J’ai envie de rester là !!!

Il est pourtant l’heure de rentrer, de ranger toute les affaires et de dire au revoir à l’appartement puis à la ville (oui, je dis « au revoir » aux appartements)

 

Avant de quitter définitivement l’Italie, nous faisons un détour (pas vraiment volontaire à la base) dans la petite ville de Lari, non loin de Pise, qui n’a aucun autre intérêt touristique que d’abriter l’usine des meilleures pâtes du monde : la Maison Martelli.
(Le titre de meilleures pâtes du monde, ce n’est pas moi, c’est Chéri. Moi perso, je ne vois pas la différence avec des Panzani mais un jour, Chéri a vu un reportage sur ces pâtes-là, fabriquées depuis des générations par la famille Martelli et depuis, il fait une syncope chaque fois qu’on en mange).

 

Nous voilà donc à Lari, on cherche l’usine, non sans difficulté (on est un peu neuneus) et quand on y arrive enfin, on apprend qu’ils ne vendent pas aux particuliers.
La vente se fait dans un bar-tabac non loin de là.
LOL.
On va au bar, mais ils sont à court de spaghettis.
Je suis prête à repartir (après tout, on en avait déjà plein le coffre) mais Chéri use de tout son bagou pour faire comprendre le caractère vital de ces pâtes.
La gérante passe un coup de fil et nous annonce que l’usine va leur apporter un carton spécialement pour nous.

 

Chéri a un orgasme (surtout quand il apprend que le kilo est vendu 4,50€ alors que dans l’épicerie italienne près de chez nous, c’est 12,90€ … no comment) et on poireaute jusqu’à la livraison (peu prompte) avant de repartir avec un carton de 10kg de pâtes sous le bras.
Avec celles qu’on a déjà dans le coffre, on est à 16kg : je pense qu’en cas de guerre, on est larges.

Nous reprenons enfin la route, avec du retard, forcément, et on passera le reste de la journée dans les bouchons à chanter du Joe Dassin, et autres feu-stars.

Ainsi s’achève notre séjour en Italie, avec des souvenirs plein la tête, de belles images, de beaux moments … et bien sur l’envie d’y revenir au plus vite (juste le temps de manger nos 16kg pâtes quoi)

 

 

 

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