Au jour le jour #15

Voilà une rétrospective en avance et donc amputée de quelques jours que je vous propose ce soir puisque, comme je vous l’ai dit dimanche dernier, je me barre avec mon amoureux dans l’une des plus belles villes d’Italie.

Mais, avant de vous raconter en détails ce week-end qui s’annonce magique (croyez-moi, vous n’allez plus en pouvoir de voir des photos de vieilles pierres et de musées), je reviens rapidement sur la semaine qui vient de s’écouler…
Car je vous l’assure, elle a été intense et je crois pouvoir dire sans prétention que j’ai bien mérité cette escapade …

 

Dimanche.
Sport, cuisine et farniente : le programme routinier et idéal  pour un dimanche.
Avec en prime un déjeuner / petit déjeuner sur la terrasse au soleil : pas trop degueu.

 

J’ai fini de lire « Les derniers jours de Rabbit Hayes » de Anna Mc Partlin.
Un livre qui m’a été conseillé par une nana au travail qui l’avait adoré et qui ne s’en remettait pas.
Pour résumer, c’est un livre qui raconte les 9 derniers jours de la vie d’une femme atteinte d’un cancer incurable.
Fun non ? Je vends bien le truc ?
Plus sérieusement, c’est un très beau livre, pas lourd comme on pourrait le penser mais plein d’humour et d’amour, les personnages sont au top et très attachants (il y en a beaucoup donc au début c’est un peu difficile de s’y retrouver mais ça vient vite). Mais évidemment : grosse chialage assurée. 

 

Lundi.
Une semaine intense m’attend au travail.
Chez nous, c’est la première semaine des vacances scolaires et à l’instar de l’atelier chocolat de la semaine dernière, j’encadre cette fois 5 jours de stage autour de la cuisine avec des 6-10 ans.

Vous l’aurez compris, passer ma journée avec des gosses n’est pas le truc qui me fait le plus rêver dans la vie.
Il n’empêche que finalement, cette expérience s’est avérée plutôt sympathique.

Même si, parmi les adultes encadrants, je crois avoir été la seule à perdre très vite toute autorité puisque je suis l’unique des 3 à m’être retrouvée dès 12h avec un gamin sur chaque genou à faire des « à dada sur mon bidet », une autre en train de me triturer les cheveux pour me faire une coiffure je cite « destroy mais trop belle » et enfin un autre avec qui du même temps, je jouais à « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » (Par chance, je venais juste d’epiler LE poil dégeulasse qui a trouvé opportun d’élire domicile sur mon menton).

En même temps, chacun son métier.
Si j’étais animatrice pour enfant, ça se saurait.

Apres, on a dessiné et tous les gosses se sont extasiés sur mon talent.
Ils voulaient tous que je leur fasse un dessin à emporter chez eux.
Ils faisaient carrément la queue devant mon bureau (l’espace d’un instant j’ai cru être Nabilla au salon du livre)(les nichons en moins, évidemment)

J’ai fait des arcs-en-ciels et des bateaux-sur-l’eau jusqu’à en avoir envie de vomir.
Une des enfants, que l’on nommera « La Fée », m’a alors dit :
« T’es trop belle et tu dessines trop bien »  tout en me caressant les cheveux.

Putain.
J’avais l’ego remonté à bloc et j’étais à ca de me reconvertir dans la garde d’enfant.

Et puis l’un d’entre eux m’a dit :
« Mais en fait, t’as quel âge? »
J’ai dit : « 34 » (avec un grand sourire histoire d’essayer de faire passer le truc plus facilement)

Et la, ils ont écarquillé les yeux et ils ont fait, en chœur : « WHAOUUUU, c’est vieux ! »

Sales mioches.

Sachez que je vous déteste, en fait.

 

Le reste de la journée s’est déroulé sans encombre.
Même si j’avoue me faire un peu de souci pour la santé psychologique de cette enfant qui dessine des squelettes et des têtes de mort du matin au soir.
#freaky

Et puis est arrivé le meilleur moment de la journée : celui où les parents sont venus les chercher.
J’étais tellement vannée que je me suis couchée à 21h15.

 

Mardi.
Aujourd’hui, le joyeux petit groupe part en sortie.
J’avais prévu de les accompagner mais j’ai clairement bien trop de boulot pour me permettre d’être absente une journée entière.
Je les laisse donc partir, un peu à regret j’avoue (ils allaient planter des légumes, bordel), et puis finalement j’ai tellement de boulot que je n’y pense pas vraiment.

De retour à la maison, comme on a jamais trop de trucs à faire dans la vie et que se reposer c’est surfait, je me lance dans un petit gâteau au chocolat et à la courgette, parce que j’ai clairement besoin de calories pour m’aider à traverser cette semaine.

 

Mercredi.
À peine le milieu de la semaine et je ne suis que fatigue.
J’alterne mes journées entre les gosses et le travail administratif. Je passe quelques heures avec eux et m’éclipse pendant les activités pour avancer un peu sur mon boulot.

La Fée a continué de me coller dès que je passais la porte et à m’attraper les mains pour me faire des bisous dessus (la pauvre petite est amoureuse, que voulez vous). J’envisageais de plus en plus sérieusement la possibilité de l’adopter tellement elle était touchante.

 

 

Le soir, dans le bus, je suis si fatiguée que mes jambes tremblent toutes seules.
Voilà qui est nouveau.
J’imagine une seconde être atteinte d’un Parkinson précoce (hypocondrie quand tu nous tiens) et j’envisage d’annuler illico la course à pied prévue ce soir : il est tard, je suis fatiguée, j’ai plein de trucs à faire à la maison … autant de bonnes raisons de zapper.

Et puis non ! Allez ma vieille, tu chausses les baskets et tu y vas, même si c’est pour un tout petit tour … au final, j’ai eu raison de me fouetter un peu, j’ai couru 30 minutes et ca fait du bien !

 

Jeudi.
Encore une journée intense.
Le matin, c’est atelier cuisine dans un resto avec les enfants. Je laisse les animatrices gérer le truc et ne les rejoint qu’en fin de matinée. On fait du gâteau aux pommes, un tiramisu aux fraises et un flan de carottes (triple mioum)

 

Ensuite, on part pique-niquer au Palais Longchamp, un magnifique parc pas loin du lieu de l’atelier.
Il fait super beau, le pique-nique est sympa, j’ai 18 gosses qui me grimpent dessus, me font des coiffures et insistent pour que je fasse des origamis avec eux (ce qui, même avec la meilleure volonté du monde, s’est avéré impossible. Je suis incapable de sortir la moindre forme avec un papier carré bordel)

Ensuite, ma petite protégée (qui s’est littéralement fait pipi dessus quand j’ai dit que je restais pique-niquer avec eux) m’a déçue.

Elle a tiré sur la peau de mes bras et a dit avec une mine dégoutée : « Beurk, c’est mou »

Euh… What?!

On en reparlera quand tu auras 34 ans hein.

 

Sinon !
À part les gosses…
À la maison, un jardinier est venu pour s’occuper du jardin. On fait ca une fois par an (on pourrait le faire nous mais pour ça, il aurait fallu qu’on soit moins feignants) et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était pas du luxe comme en démontre ce petit avant / après. 
Prochaine étape : remettre la piscine en état ❤️

 

 

Vendredi.
C’est le dernier jour de stage.
Les parents sont conviés en fin d’aprèm pour le goûter et voir tout ce que leur progéniture a appris pendant ces 5 jours.
Les gosses sont fatigués, surexcités … et donc insupportables.
C’est décidé, je me fais ligaturer les trompes dès demain.
J’ai clairement besoin de vitamines de bon matin, aussi j’opte pour un jus d’oranges, pamplemousse, citron pour la modique somme de 4,50€ (ça fait cher le centilitre. Mais bon)

 

Et puis, on a préparé un super gouter et des numéros pour les parents, j’ai fait un discours improvisé devant plein d’yeux qui me regardaient (#killme), puis ils m’ont fait des bisous collants et des cadeaux (moches – soyons honnêtes – mais touchants) et j’étais à ça de me mettre à chialer.

Hum …

Faut vraiment que je parte en week end moi.

 

D’ailleurs ca y est, encore 1 dodo et c’est l’heure du départ !
Je vous souhaite un beau week-end et n’oubliez pas que vous pouvez voir des photos en avant première sur Instagram !

À la semaine prochaine et prenez soin de vous !

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