Au jour le jour #6

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Parfois quand on pense aux mois de Janvier et Février, ces mois d’hiver pas forcément très attirants au premier abord, on imagine, sans doute pour les rendre un peu plus glamour, des soirées d’hiver au coin de feu, des moments cocoonings, on imagine des thés bien chauds et des muffins au Nutella, des après-midis sous la couette à lire un bon roman, s’envelopper dans un plaid tout doux pour regarder un film, des soirées entre amis autour d’une raclette, des verres de vin qui s’entrechoquent et qui trinquent à la vie.
(Le tout saupoudré à la sauce Hygge – so 2017)

Cette année pourtant, j’ai la vague impression que ce démarrage n’est qu’une succession d’épreuves.

Pas forcément pour moi, mais pour tout le monde, mes proches, mes amis, mes collègues, vous qui me lisez.
J’ai l’impression que 2017 nous joue de sacrés tours, je vois partout et pour tous, des jours âpres et rugueux, des jours aussi froids que cette pluie qui n’en finit plus de tomber ces jours-ci.

Je vois des maladies qui se déclarent, des combats du quotidien, des chimios et des thérapies, des opérations, du mal-être au travail, des séparations inattendues et difficiles, des parents épuisés, des nerfs à vif, des enfants qui expriment des frustrations, des ados perdus, des bébés qui ne dorment pas, d’autres qui tardent à venir, et d’autres encore qui ne viendront jamais.

J’assiste à tout ça, impuissante, et je me dis que vous m’avez tellement donné ces dernières semaines, tellement soutenue dans ma tristesse, que je ne sais même pas comment vous remercier. J’aimerais être là pour vous tous, me couper en mille morceaux pour à mon tour vous aider, vous soutenir, comme vous l’avez fait pour moi, vous rendre l’amour qui m’a été envoyé au centuple, vous montrer à quel point vous êtes exceptionnels.

Mais comment faire ?
Je n’ai pas la réponse, mis à part modestement, en vous offrant je l’espère quelques sourires à travers cette rétrospective. 

Car il est déjà l’heure de vous résumer cette nouvelle semaine qui s’achève, une de plus, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a été chargée.
Entre le boulot et le reste, pas trop eu le temps de ruminer et de me regarder le nombril, mais comme toujours, à bien y regarder elle a été parsemée de jolies choses, malgré tout.

Allez je vous raconte !

 

 

 

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Dimanche.
Après ma petite routine sport du dimanche matin (course à pied, abdos, yoga et étirements), un déjeuner rapide, Chéri part aider son fils aîné à aménager et faire quelques petits travaux dans l’appartement. Autant vous dire que tout ce qui concerne le bricolage me donnant des plaques d’eczéma, je choisis de rester à la maison et cuisiner ces délicieux cookies fourrés au Nutella.
#lesprioritesdelavie

 

 

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Étant seule à la maison pour la première fois depuis fort longtemps, j’ai poussé le volume de la musique à son maximum et, allez comprendre comment, je me suis retrouvée devant ma penderie en train de faire du tri, à danser d’une façon totalement ridicule et chanter comme une casserole sur les tubes français des années 80le tout en sous-vêtements parce que je faisais des essayages avant de choisir de garder ou non.

On m’a d’ailleurs définitivement perdue sur Comme un ouragan qui m’est restée dans la tête des jours durant après ça (L’amour a tout empooooorté. Dévasté ma vie, les vagues en furie, qu’on ne peut plus arreeeeeeeter)

–> BEST DAY EVER.

 

 

 

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Lundi.
Déjà lundi ?
Putain mais c’est beaucoup trop rapide un week-end en fait. À peine le temps de dire ouf qu’il faut déjà s’y remettre.
Très légère envie de mourir de bon matin mais bon… en route !

 

 

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Un des drames de mon nouveau travail est qu’il est situé juste à côté d’un Sephora.
Je passe devant matin et soir, il y a -25% sur les parfums, j’ai un bon cadeau de 50 euros, et je n’ai plus de La Petite Robe Noire dans ma salle de bain depuis des lustres.
La tentation est grande de se faire un auto-cadeau de mi-anniversaire (on était le 6 février et c’était le jour de mes 34,5 ans)(justification des névroses acte II) et je succombe plutôt facilement.

 

 

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Mardi.
OH OUI.

 

 

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Mardi soir.
Nous voilà donc au restaurant italien, la Bastide Massimo dans le 12eme arrondissement, attablés devant des beignets de fleur de courgettes puis un plat de penne aux artichauts à tomber dans les pommes.
(Excusez mes photos pourries prises au téléphone qui ne rendent pas justice à ces plats délicieux, j’étais trop occupée à refaire le monde avec mon amoureux et j’avais la flemme d’aller chercher mon appareil resté dans la voiture)

 

 

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Mercredi.
2 grosses journées m’attendent au travail. Un peu de stress et de pression pour une réunion importante mais finalement tout se passe bien, je suis contente et soulagée.

Après le boulot, je passe à la clinique vétérinaire pour récupérer ce qu’il reste de mon bébé chien et j’ai fondu en larmes dans la seconde où on m’a tendu la boite (bordel ça faisait pourtant des jours que je ne pleurais plus).
Même si parfois, je me pose encore la question de comment cela peut être possible qu’il soit là dedans, je suis contente de l’avoir.
C’est ridicule peut être, je sais bien que ce n’est qu’une carcasse vide, brûlée et réduite en cendres de surcroît, et que son âme est déjà en train de voler bien loin mais ça me rassure de l’avoir là, à la maison, près de moi.

Certains se diront peut être que c’est bizarre ou morbide, je leur répondrai que chacun fait bien ce qu’il veut chez soi.

 

 

 

 

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Jeudi.
Grosse journée acte II.
Après une longue réunion, on part visiter l’exposition Histoires de Sports aux Archives Départementales. (C’etait pour le boulot hein, pas pour le plaisir).
Autant vous dire que, comme le bricolage, tout ce qui tourne autour du sport – ou pire encore, du foot – me donne la nausée, j’avais donc envie d’y aller comme de me pendre.
Et puis finalement, j’ai beaucoup aimé cette expo et la visite guidée qui nous en a été faite.
Comme quoi dans la vie, il ne faut jamais s’arrêter sur les a priori, on est parfois agréablement surpris.

 

 

 

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Jeudi soir, c’est la dernière soirée avant le retour de l’Ado. On en profite pour se faire une petite soirée en amoureux qui a finit en eau de boudin puisque Chéri a eu la bonne idée d’oublier que j’étais sa nana et qu’il m’a pris pour son meilleur pote.
En effet, en apercevant une photo de son ex sur Facebook, il a laissé échapper cette remarque qu’il n’a pas finit de regretter : « Elle est jolie quand même M. »

😵
EUH … WHAT ??!
Oh putain.
Faut pas me dire ça, mec.
Tsunami dans la maison.

On se couche en se tirant la gueule, moi limite hystérique en répétant qu’il serait peut être temps qu’il tourne la page ou alors qu’il aille la retrouver si elle est si jolie que ça et qu’elle lui manque, apparemment ça lui fait tellement plaisir de la voir en photo, qu’il aille la voir en vrai, il sera encore plus heureux blablablablabla (j’étais partie dans mon délire de jalousie puissance 1000) et Chéri répétant à quel point j’étais folle et pas tranquille.
AMBIANCE.

 

 

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Vendredi.
Fin de semaine en fanfare.
Ma collègue étant absente pour 1 mois (!!!) je me retrouve avec un travail colossal à gérer. Mais quand je vous dis colossal, c’est VRAIMENT colossal… pas du colossal de Marseillais.
Mon boulot + le sien + ce fucking téléphone qui ne fait que sonner et qui m’empêche d’avancer.
C’est bien simple, je n’arrête pas une minute, j’arrive à 8h30 et bim on est déjà le soir et c’est l’heure de partir. Rien compris à cette journée.

 

 

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Vendredi soir.
Fin de semaine et repos bien mérité.
Pour tout le monde ! 

 

 

 

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Niveau lecture cette semaine, j’ai fini « Danser au bord de l’abîme » de Grégoire Delacourt.
Pour résumer, c’est l’histoire d’une femme de quarante ans, mariée, heureuse, 3 enfants … qui un jour croise le regard d’un homme dans une brasserie. Et soudain, elle sait. Soudain, tout bascule.

Le livre se découpe en 3 parties : j’ai vraiment adoré la première qui est très belle, terriblement vraie,  et truffée de phrases sublimes; un peu moins la deuxième, et je ne voyais pas la fin de la troisième qui s’éternise, qui se répète  et qui semble ne jamais se terminer.
Du coup, je suis mitigée. J’ai à la fois beaucoup aimé et je me suis ennuyée vers la fin. Etrange et dommage mélange.

 

 

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Là où par contre, je me suis ennuyée de A à Z, c’est en lisant Bonheurs à gogo  de Jean-Louis Fournier. Dieu merci, ça se lit en 30 minutes chrono.
Si « Où on va papa? » est un livre qui m’a profondément marquée, j’ai l’impression que du reste, on se foule pas trop du côté du Fournier. Clairement, je pense qu’aucun éditeur n’accepterait de publier ça s’il n’y avait pas le nom qui allait avec.
Ca se veut drôle et acide, ça ne l’est pas, les blagues tombent à plat, j’ai du sourire une fois peut-être, et encore. Je pense que dans 2 semaines, je l’ai oublié.

 

 

 

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Point gourmandise.
Dans une petite épicerie de quartier qui ne paie pas de mine, j’ai trouvé cette semaine des citrons Meyer, depuis le temps que j’en entends parler, vous pensez bien que je les ai pris illico. Surtout à 1,50€ le kilo.
Le citron Meyer, c’est un croisement hybride entre le citron et la mandarine (ou l’orange), les garçons raffolent du citron, et moi qui aime les trucs un peu chelous, j’avais trop envie de gouter.
Du coup, j’ai fait une tarte au citron meyer, un peu moche – j’avoue que l’esthétique passe un peu au second plan en ce moment dans ma cuisine – mais tout le monde s’est régalé, ce qui est finalement bien plus important. 

 

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Sans oublier le point foodporn du samedi soir, parce qu’on a jamais assez de cellulite dans sa vie. 

 

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Enfin, je voudrais finir sur une anecdote qu’il me tient à coeur de vous raconter …
L’autre matin à la gare, en allant au travail, j’ai vu ces gens empêtrés dans une situation inextricable, une femme avec des béquilles qui tenait à peine debout, handicapée sans doute, et son mari qui s’obstinait à vouloir faire passer une valise immense et d’une tonne à travers les tourniquets du métro.
Et forcément, ça ne passait pas.
Ca n’est pas fait pour ça.
Et au lieu de s’énerver, comme beaucoup l’aurait fait, de s’impatienter, de dire que la station debout lui était inconfortable, c’était pourtant certainement le cas vu la façon dont elle se tenait, de craindre de rater leur train ou de boucher l’accès au métro, ils riaient aux éclats.
Il pleuvait, il était tôt, ils étaient complètement à côté de la plaque et ils faisaient n’importe quoi mais ils riaient.
Un vrai rire sincère, celui qui vient du fond du ventre et qui fait du bien à l’âme.

Et quelque part, c’est vrai que c’était drôle de le voir se démener comme ça, à essayer de faire un truc qui de toute évidence, ne fonctionnerait jamais. Un coup c’était la valise qui était bloquée, un coup il essayait de la soulever mais c’était trop lourd, un coup c’était lui qui n’arrivait pas à se dépêtrer du truc. On aurait dit un gag.

Je les ai regardé un peu intriguée, fascinée même, et ce jour là, je me suis dis que je voulais être ces gens qui rient les situations compliquées.
De ceux qui dansent sous la pluie.
De ceux qui acceptent les épreuves et qui s’en servent pour être plus forts.

J’ai du boulot, certes, mais on s’améliore chaque jour un peu plus, pas vrai ? 

 

Bonne semaine et prenez soin de vous !

 

 

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