Au jour le jour #5

On y croit, on y croit : l’arrivée du mois de février marque un renouveau et un deuxième départ pour cette année 2017. 

Je vous rappelle quand même qu’un oiseau m’avait chié dessus le matin du premier janvier, ce qui, bien plus qu’un simple présage s’est finalement avéré être une belle mise en condition. 

Janvier est maintenant derrière nous mais l’idée que tout a pu basculer si vite m’est encore assez intolérable. 

Même si mon cœur saigne encore et se serre à de nombreuses reprises quand le manque se fait trop pesant ou que les souvenirs se bousculent, j’ai envie de croire que tout cela n’est pas arrivé pour rien et va nous permettre autre chose. 

Je me dis aussi que si je pleure, je fais preuve d’égoïsme … car c’est pour moi que je pleure, parce que JE souffre … et je n’en ai pas le droit.
Je n’ai pas le droit de souffrir car lui ne souffre plus et il est bien mieux là où il est que sur le canapé, certes près de moi, mais en train d’agoniser.

Plus facile à dire qu’à faire évidemment et le manque est parfois tellement abyssal qu’il me donne le tournis; et le vide des acouphènes. 

Mais quel autre choix ai-je que d’accepter la douleur et de vivre avec ? 

Alors je colle un sourire sur mon visage et, ladies and gentlemen, please welcome la première rétrospective de l’année avec un peu de bonheur dedans! 

 

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Dimanche.
Je vous ai laissé la semaine dernière avec une envie de reprise en main et de bien être et j’ai mis aussitôt en application ces bonnes résolutions.
Footing, abdos, yoga, et étirements ont été le programme de la matinée.

 

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En 2 temps 3 mouvements, je bricole aussi un bon gros gâteau au yaourt avec plein de pépites de chocolat qui tombent au fond… Vous savez, LE gâteau qui rappelle les goûters que quand on était petits !
Pas très compatible avec ma résolution « Healthy » mais complètement dans le ton de ma résolution « Feel Good » tant il est réconfortant (franchement, pourquoi se faire chier à faire des entremets pendant 4h alors qu’en 5 minutes, on peut faire le meilleur gâteau du monde?)(et cette pâte crue à lécher dans le saladier : best truc ever)

 

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Et comme j’avais fait du houmous, petite mousse au chocolat au jus de pois chiche de derrière les fagots (si tout cela vous intrigue, je vous renvoie sur mon blog cuisine – légèrement à l’abandon depuis tout ce temps-  où vous trouverez la recette dans les archives)

 

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Puis, direction le salon Franck Provost des Terrasses du Port, ouvert le dimanche, pour une petite mise en beauté. Pas de grand changement en vue, juste quelques centimètres en moins (ce n’est pas flagrant) mais surtout de jolies bouclettes. 

On est d’accord, en sortant de là, j’avais un peu le brushing à la Dallas – ton univers impitoyable (trop de laque tue la laque) mais fort heureusement, tout cela est assez vite retombé et j’ai retrouvé une tête normale. 

 

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Dimanche soir, on finit la journée en regardant le film Tom à la ferme, de Xavier Dolan.
Comme Mommy est pour moi l’un des films les plus marquants qu’il m’ait été donné de voir, j’étais assez impatiente de découvrir celui-ci mais malheureusement, gros flop : je n’ai pas DU TOUT accroché et je me suis ennuyée pendant 2 heures.

 

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Lundi.
J’ai repris le goût de la lecture et j’ai dévoré Beaux Rivages de Nina Bouraoui. Un livre d’une justesse infinie sur la fin d’une histoire d’amour et sur tous les sentiments contradictoires que cela peut engendrer lorsque l’on est pas celui qui choisit d’y mettre fin et que la nouvelle vous tombe dessus du jour au lendemain après des années heureuses.

 

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Lundi soir
En sortant du travail, je m’arrête à l’épicerie Paysanne, ça fait si longtemps que je n’y suis pas allée, pour faire le plein de légumes de saison qui finiront en une bonne soupe bien chaude … #passionsoupe 

 

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Lundi soir également.
L’optimisme de début de semaine n’aura pas duré longtemps puisque, attention c’est un running gag, nous avons de nouveau de gros soucis avec l’Ado et sa scolarité de plus en plus chaotique et consternante. À la maison, tout le monde se fait la gueule, personne ne se parle, nous ne sommes qu’amour et joie pour la vie. 

 

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Mardi
Bon allez adieu les mecs, démerdez vous, moi et ma robe à fleurs, on se casse au travail ! 

 

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Moi qui ne déjeune jamais, j’ai d’ailleurs pris la (très mauvaise) habitude de m’acheter un croissant sur le trajet et de le boulotter dans le métro ou, si j’arrive en avance, en regardant la Bonne Mère. 
Bon, c’est pas tous les jours hein, mais quand même … je ne suis pas sure que ce soit la meilleure habitude que j’ai depuis la reprise. 

 

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Mardi soir.
La journée a été très, très dure et éprouvante pour l’Ado et Chéri, et moi par ricochet forcément même si j’étais (dieu merci) au travail et que j’ai suivi les affaires de loin, à travers des échanges de SMS …
C’est aussi la dernière soirée à la maison du plus grand qui dès demain et après plusieurs mois chez nous, emménage dans un appart.
Ça vaut bien une pizza et un verre de vin tout ça !

 

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Mercredi.
Une semaine déjà que mon petit chien a rendu son âme j’ai pensé à lui tous les jours, tout le temps, en permanence … je ne pleure presque plus, mais parfois mon ventre se tort… notamment dimanche, où je suis passée en voiture devant la clinique vétérinaire et que j’ai pensé qu’il était toujours là, dans la chambre froide… (à nous attendre ?!).
Ca m’a brisé le cœur de l’imaginer comme ça – tout raide et froid – j’ai pleuré un bon coup, et j’ai relevé la tête.

 

Je viens d’ailleurs de me rendre compte que je ne vous ai pas raconté une anecdote troublante. J’imagine que ça va être assez difficile pour moi de vous la transcrire car on est plus dans le ressenti inexplicable que dans les faits bruts mais essayons …

À la fin de l’année dernière, quelques jours avant le réveillon, j’ai été prise d’une angoisse très forte, inexplicable mais impossible à ignorer : j’étais persuadée qu’il allait arriver quelque chose au Bouledogue. 

Je sentais qu’il allait se passer quelque chose de violent et de terrible, qu’il allait se battre et finir en morceaux par exemple, ou bien qu’une voiture allait le percuter, un peu comme ces 2 petits chiens écrasés par le bus sous mes yeux début Novembre.

J’étais persuadée que cela allait se passer avant le 31 décembre, avant l’arrivée de 2017. 

(J’imaginais déjà les cris, les pleurs, le sang … puis je me voyais annuler le réveillon prévu chez nous, pour cause de dépression sévère)(j’ai une imagination assez fertile)

J’essayais de chasser ces idées noires et me forçais à ne pas y penser, je me disais qu’à force d’angoisser et d’envoyer des vibrations négatives, j’allais provoquer le drame et que je passerai ma vie à culpabiliser.

Mais je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir peur pendant la promenade, d’être aux aguets de tout, sursautant au moindre danger et resserrant la laisse un peu plus fort contre moi.

Le 31, juste avant le réveillon donc, Chéri est venu promener avec nous, je lui ai alors fait part de mon angoisse, en lui disant que par peur de porter la poisse, je lui donnerai les détails une fois qu’on serait rentrés à la maison. En sécurité.

Une fois le portail franchi, j’étais rassurée, la terrible prophétie que je m’étais inventée était passée : rien n’était arrivé à mon chien avant la fin de l’année. 

Je racontais tout à Chéri, que tout cela a laissé songeur et inquiet, mais je pouvais enfin me détendre et profiter de la soirée.

Rien ne pouvait arriver à présent. 

Je ne savais pas encore qu‘à peine 3 jours après, les crises d’épilepsie allaient commencer et 3 semaines après, il allait falloir le faire piquer. 

Tout ceci est assez troublant, je me dis parfois que j’ai mal compris le message qui m’a été envoyé, que j’ai mal interprété le timing et ce qui allait se passer … mais au fond de moi, je savais. 

Je savais bordel.

 

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Je savais parce que lui et moi, c’était comme ça.

 

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Mercredi soir
Il y a des soirs comme ça où je me sens très wonderwoman …
En rentrant du travail, programme de ouf : courses à pied, abdos, masque à l’argile, récupération d’un colis au point relay, cuisine pour le soir ET pour les mecs le lendemain midi … et hop on fait sauter des crêpes parce que c’est la chandeleur et qu’au bureau on est des ventres sur pattes.

 

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Il faut dire que si j’avais autant d’énergie c’est parce que vous m’avez terriblement gâtée et que tout ça m’a donné des ailes … une carte adorable de Marie et un colis plein de douceurs de Madame Teste qui encore une fois me laissent sans voix devant tant de bienveillance et d’amour …
Sans compter vos nombreux emails  qui arrivent sur ma boîte mail et qui sont juste parfaits.
Trop de love, vous êtes les meilleurs lecteurs du monde entier.

 

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Jeudi
En plus des Beaux Rivages de Nina Bouraoui dont je vous parlais plus haut, j’ai aussi lu cette semaine « Et tu trouveras le trésor qui dort en toi » de Laurent Gounelle.
1er Laurent Gounelle que je lis (j’ai 200 ans de retard sur la vie) et même si le titre me donne envie de chialer tellement je le trouve culcul, je dois avouer que j’ai beaucoup aimé.
La partie roman est un peu légère et pas vraiment crédible à mon sens, mais je pense qu’elle n’est que prétexte et matière pour glisser des réflexions métaphysiques et spirituelles sur la vie. Notamment dans ce livre où il est beaucoup question de religion dualiste et non dualiste, de l’ego, de l’interprétation – faussée – des paroles de Jésus ou autre figure religieuse etc etc.
Bref, un livre qui apprend des choses et qui fait réfléchir sur la vie : j’aime.

 

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Vendredi
J’ai l’impression de passer toute la semaine à courir un marathon dont la ligne d’arrivée serait le vendredi soir.
Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’une fois la ligne d’arrivée franchie, la satisfaction est grande.
Et comme chaque vendredi tous les 15 jours, Chéri tient à faire des spaghettis (ceci explique que vous avez l’impression de voir toujours la même photo : la vie est un éternel recommencement)
Je sais, j’ai déjà bu un verre de vin mardi et ce n’est pas très raisonnable. Mais comme je bois la tisane santé Bien être du foie du Père Blaise, je me dis que l’un dans l’autre, ça s’annule.
(Et puis y’a des antioxydants dans le vin non? Je sens que j’ai grand besoin d’être antioxydée)

 

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Samedi
Preuve supplémentaire de mon inconscient torturé, en ce moment, je fais des rêves de ouf.
Explosion atomique (triste mais vrai), maladie, incendie de voiture, course folle pour échapper à un assaillant, invasion d’insectes dans la maison …  mes nuits sont certes moins entrecoupées qu’il y a un mois mais plutôt catastrophistes.
C’est où le bouton off du cerveau ?

 

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Samedi également.
Ça faisait un petit moment que je n’avais pas vu ma mère et la mer.
Si la première était plutôt en forme, la seconde elle était bien agitée et tumultueuse.
Mais c’était beau.

 

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Petit plaisir : faire le plein de Yogi tea pour le bureau où je suis la seule à en boire. Trop de zenitude en perspective !

 

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Enfin, il est grand temps que les soldes prennent fin puisque ma compensation affective atteint des sommets. Je suis d’une faiblesse sans fond.

 

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Surtout quand cette petite merveille est soldée à 5 euros et qu’elle porte mon prénom, j’y vois là comme un signe (on justifie ses névroses comme on peut)

 

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Enfin, je tenais quand même à finir cette rétrospective sur une note positive.
Après ce mois de janvier où je n’étais que l’ombre de moi même (l’ombre de ma main, l’ombre de mon chien?), somatisation et nerfs à vif, j’ai ressenti vendredi un sensation qui s’apparente à du bien être.
Ô doux et lointain souvenir.
J’avais le sourire, je me sentais bien, j’étais contente de partir travailler, j’ai travaillé avec envie et plaisir, j’ai rigolé au travail (on se tape des fous rires à s’en faire mal au ventre et je crois que le rire – avec les mots – sont une des meilleurs thérapies du monde).

Evidemment, mon cœur saigne encore, je disais encore hier à Chéri « je ne dis rien, je souris mais je souffre » … 

Le deuil est donc bien loin d’être derrière moi mais je crois, en tout cas, que je suis sur la bonne voie.

Prenez soin de vous et à dimanche prochain ! 

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