Au jour le jour #2

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Comment commencer cette rétrospective autrement qu’en vous disant un grand MERCI pour vos mots doux et votre soutien pendant toute cette semaine ?

Tout ceci n’enlève évidemment ni la peine ni la douleur mais je crois que votre présence rend les choses un peu plus douces … ou en tout cas, supportables.

Je me rends compte que j’ai, une fois de plus, un grand besoin de m’épancher sur le cas Bouledogue aussi vous ne m’en voudrez pas si cette semaine encore, je rate mes engagements du divertissement du dimanche matin.
Fuck les blagounettes avec le café, en 2017, le drame c’est so tendance !

Mais que vous raconter d’autre ? C’est aussi ça, la vraie vie, c’est des joies et des peines, des hauts et des bas … et c’est d’ailleurs pour ça que la rétrospective s’appelle désormais « Au Jour le Jour » et non plus « Les Petits Bonheurs », parce qu’à partir du moment où j’y déverse le drôle comme le moins drôle, ce titre m’a paru plus approprié.

Trêve de tergiversations inintéressantes, je vous raconte cette nouvelle semaine plutôt difficile, vous l’aurez compris :

 

 

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Dimanche.
Encore un peu sous le choc de la nouvelle de la veille, nous avons vécu une journée pas facile et angoissante, sursautant au moindre mouvement du Bouledogue, sur le qui-vive de tout … jusqu’à la fin de l’après midi où une nouvelle crise d’épilepsie a fini en dispute générale … Ce sera (à l’instant où j’écris) la dernière vraie et forte crise de la semaine mais pour l’instant on ne le sait pas encore.
J’ai dit des horreurs à tout le monde et à 4 pattes dans la maison pour éponger et nettoyer les accidents du toutou, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.
La maison est sans dessus-dessous et se transforme peu à peu en clinique vétérinaire, tout le monde est tendu, sur les nerfs … et fatigué.

 

 

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Lundi.
Pas la moindre idée de ce que j’ai fait lundi. Je dois dire que d’habitude, je m’appuie sur les photos assez nombreuses que je prends au quotidien et cette semaine, c’est le désert…
J’ai apparement cuisiné ces petites madeleines au chocolat bien bonnes et pour le reste, j’ai essayé de gérer un chien qui a faim en permanence (c’est normal parait-il, c’est l’effet du traitement mais quand ton chien en vient à te mordiller les doigts tellement il a la dalle, ça fait mal au coeur), qui ère toute la journée dans la maison en quête de nourriture et qui alterne phases d’excitation intense et extrême fatigue.

 

 

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Mardi.
La semaine dernière, je vous avais dit que j’avais réservé 2 jours en amoureux à Paris pour l’anniversaire de Chéri. Mais vu les circonstances, je ne me vois absolument pas partir… comment cela pourrait être seulement possible d’aller faire ma belle à Paris, visiter des expos, manger au restaurant l’esprit léger alors que je suis sans cesse préoccupée et angoissée ?

Et de toute façon, mon mal de dos lancinant depuis une semaine s’est transformé en horreur et je suis tout bonnement bloquée et incapable de bouger.

La veille, on a donc décidé que Chéri irait tout de même, mais avec son fils aîné, ravi de l’accompagner, histoire de profiter quand même des réservations … Je suis contente de leur offrir ce moment entre père et fils et par la même occasion, de m’offrir 2 jours de calme dans mon cocon.

A midi donc, la maison se vide et je m’y enferme pour les prochaines 24h. Je n’ai envie de voir personne, de ne parler à personne, j’ai envie de calme, j’ai envie de dormir, j’ai envie de me réveiller et que tout ça ne soit qu’un mauvais rêve.

 

 

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Profitant de l’absence de tous, on est collés 24h/24.

 

 

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Mercredi.
Journée à la maison. C’est ma dernière journée de tranquillité avant la reprise. J’en profite pour ne rien faire avant de retrouver les garçons en fin de journée, fraichement rentrés de Paris avec LA précieuse petite boite !

 

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Dans ma boite aux lettres, une jolie surprise qui met du baume au coeur, des anges envoyés par Marie pour veiller sur nous. Je reste sans voix devant tant de bonté, d’amour et de gentillesse.

 

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Jeudi, c’est mon premier jour de travail !
Il est 5h14, il fait nuit noire, je n’ai pratiquement pas dormi, je ne suis qu’angoisse, et je suis dans le jardin avec mon chien : j’aime ma vie.

 

 

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Après une séparation comme un déchirement (Chéri travaillant aussi, Le Bouledogue doit rester seul à la maison), je file au travail. La journée aurait été au top (je suis vraiment contente de retravailler) si elle n’avait pas été ternie par cette angoisse qui ne me quitte pas, ces pensées horribles qui me traversent la tête… Même si je me sens déjà super bien au boulot, je n’ai qu’une hâte : rentrer au plus vite… Ca ira mieux les jours prochains quand je saurai que Chéri est à la maison.

 

 

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Vendredi.
Deuxième journée au boulot. Je (re)commence à prendre mes marques, tout est à la fois pareil et totalement différent … C’est aussi bizarre que prendre une fusée pour retourner dans le passé. Mais c’est plutôt chouette.

 

 

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Samedi.
Comme toute personne qui travaille, je n’ai que le week-end (normalement fait pour se reposer) pour faire les corvées qui nous permettront de gagner du temps cette semaine … Courses, ménage, cuisine : tellement passionnant que j’ai envie de me pendre.

Mais, je me suis quand même accordé quelques petits plaisirs.
Notamment cet ensemble (?) de poêles et casseroles Tefal super méga pratiques avec leurs couvercles et manche amovible (bonjour, vous regardez Téléachat).
(C’est là que tu comprends que tu atteins un âge certain : quand acheter ce genre du trucs provoque chez toi une joie sincère)

 

 

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Mais, un petit bonheur n’arrivant jamais seul, j’ai fait les soldes en mode super méga rapidos (je suis dans un état de panique horrible chaque fois que je suis hors de la maison) et j’ai acheté ce MAGNIFIQUE ensemble Passionnata, et ces 2 robes Promod genre fleurs et imprimés : pas vraiment mon style à priori (mon style c’est jean et pull noir). Mais j’ai envie de renouveau  : please welcome The New Me 2017.

 

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Quoi d’autre ?
Et bien j’ai tout de même lu cette semaine, un petit peu mais pas beaucoup, et j’ai fini les Dissections Emotionnelles de Cléa Cassia dont je vous avais déjà parlé il y a quelques semaines, à la fin de l’année.
Premier tome des Dissections émotionnelles, « Mourir de vivre » est un recueil de textes courts qui sillonnent principalement la mort, et la douleur qui la précède ou qui la suit. La vie apporte son lot de joies et de souffrances, et si certains jours on s’amuse à en mourir de rire, d’autres épreuves nous cisaillent le cœur à en mourir de vivre. Ces textes, à travers différentes histoires et différents destins, racontent la douleur de vivre. On meurt de trahison ou de douleur. On vit la disparition cruelle. On crie la souffrance. Mais au détour des mots se cache aussi l’amour naissant, l’amour fraternel et l’amour authentique. Entre deux, la vie. 
Je m’en veux d’être si nulle en critique de textes / livres mais j’ai beaucoup aimé et je vous le conseille vivement si vous avez envie de lire des textes forts, poignants, parfois drôles malgré le sujet et souvent d’une grande profondeur (pour le commander, c’est par ici).

 

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Enfin samedi également, l’humeur était plutôt bonne, les esprits plutôt apaisés, j’ai pris un peu de temps pour me poser et vous écrire cette rétrospective quand une nouvelle série de poisse internationale s’est abattue sur nous … Mon ordinateur, que j’ai depuis 4 ans et qui n’est JAMAIS tombé est tombé 2 fois de suite, explosant l’écran (je vous écris d’ailleurs sur un écran rose sur lequel je ne vois rien).
Puis, notre chasse d’eau est tombée en panne (bon appétit).
Puis, on a eu une mauvaise nouvelle concernant la maison.

 

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Puis cerise sur le gâteau, environ 3 secondes après avoir pris cette photo et tandis que le souvenir horrible des crises commençaient à s’éloigner doucement, le Bouledogue a refait un épisode épileptique.
Puis encore un autre dans la soirée.
Beaucoup moins fort mais juste histoire de nous rappeler que rien n’est gagné, rien n’est fini.
Cette foutue tumeur est toujours là, continue son travail destructeur et n’est pas du tout décidée à se laisser oublier.
Et ça, ça me fout dans une colère noire et ça me donne juste envie de hurler.

Voilà pour cette semaine,
Prenez soin de vous & à dimanche prochain …

 

 

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