Les petits bonheurs #45

Je m’étais dit que je n’allais pas faire de « Petits Bonheurs » cette semaine, non pas par manque de temps pour une fois, mais parce que figurez-vous que j’ai un peu le blues de la rétrospective.

Ouais je sais.
Vous êtes en train de vous dire « oh là là, elle boude pour qu’on lui dise à quel point la rétro du dimanche, c’est trop essentiel à notre vie, notre seule bouée de sauvetage dans un monde qui part en vrille, que va-t-on devenir si la rétrospective n’existe plus?! »

Je vous arrête tout de suite : ce n’est pas du tout le cas.

Voilà bientôt 2 ans que je la fais tous les dimanches et j’ai l’impression qu’on est arrivé au bout. Vu que ma vie, c’est pas vraiment celle des Kardashian, je trouve que c’est un peu redondant, que je raconte toujours pareil, toujours les mêmes blagues, les mêmes trucs en boucle bla bla bla …

Du coup, on dirait pas comme ça mais je réfléchis.
Parce qu’en même temps, je l’aime bien ce rendez-vous hebdomadaire.
Mais peut être qu’il faudrait lui donner un nouveau souffle.

Mouais. Ok, mais comment ?!

C’est justement là que je sèche.
(Autant vous prévenir que vous allez sans doute avoir un petit sondage de derrière les fagots sous peu)

BREF.

Quoi qu’il en soit, en attendant le fruit de ma réflexion, me voici finalement toujours fidèle au poste pour vous raconter cette semaine.
Qui fut bien belle en majorité.
Mais qui s’est ternie vendredi matin (j’ai sombré depuis dans une dépression atroce et ne fais que manger pour compenser)(tout va bien, donc)

 

Allez, je vous raconte !

 

 

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Dimanche.
Quoi de mieux qu’un dimanche tranquille pour faire de nouvelles expériences culinaires ?
J’adoooooore avoir du temps devant moi et me lancer dans des improvisations sans savoir ce que ça va donner.
Ici, des cookies au potimarron, noisette et pâte à tartiner.
Ca aurait pu être une tuerie, mais comme toute improvisation détient sa part de risque, ça ne l’était pas. Mais alors pas du tout. Sauf si on aime les cookies à la texture de chewing-gum.

 

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Dimanche également.
Quoi de mieux qu’un dimanche tranquille pour lézarder sur le canapé ? Vu l’heure à laquelle la nuit tombe maintenant (coucou la dépression), c’est la nouvelle activité favorite de toute la famille !

 

 

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En fin d’aprem, vers 17h/18h, on a repris notre rituel dominical de l’hiver : un bonne tasse de thé, une couette et un bon film (pas toujours bon d’ailleurs, mais c’est le risque). Ce jour là, on a regardé « Le labyrinthe du silence », un film allemand qui parle de l’après-seconde guerre mondiale et qui était plutôt pas mal.

 

 

 

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Lundi.
Après une journée à la Ciotat, c’est Halloween !
Le Bouledogue a voulu se déguiser, vous pensez bien que je n’allais pas lui refuser ça !

 

 

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Perso, je me contrefiche d’Halloween.
Et puis, je déteste avoir peur, se faire peur, se déguiser avec du sang sur la tronche toussa toussa.
Et puis de toute façon, j’aime pas les bonbons.
Et puis, depuis que j’ai liké la page Facebook de L214, j’aime autant vous dire que je vis dans la paranoïa la plus complète (il faut croire que je n’étais pas assez folle et que j’ai jugé bon m’en rajouter une couche) et que maintenant, la gélatine me dégoute.
Voilà voilà.
Rien à voir avec les bonbons donc, mais j’ai passé la soirée à lire mes nouveaux magazines : et c’était vachement bien ! 

 

 

 

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Mardi.
Journée à la maison. Et muffins à la pralinoise.
Je viens tout juste de découvrir la pralinoise dans les rayons du supermarché et je me pose depuis la même question : « Pourquoi le monde m’a-t-il caché jusqu’à présent cette petite tuerie intergalactique?! »

 

 

 

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Mercredi.
Coucou la tarte de la muerte mais plutot moche : patate douce, noix, gorgonzola sur une pâte à la farine de chataigne. Trop bonne !
(en effet, mes petites citrouilles sont bien pratiques pour les fonds de photo)

 

 

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Jeudi.
Journée à la Ciotat. Il fait un soleil radieux, on en profite pour s’offrir une petite escapade en bord de mer. Il fait si doux qu’on ne croirait jamais qu’on est en Novembre! Je suis carrément bras nus et pourtant, croyez moi, je suis la fille la plus frileuse du monde.

 

 

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Pendant qu’on papotait, on a vu des canadairs s’entrainer et c’est vachement impressionnant de voir un avion comme ça voler si près du rivage. Et ça fait un peu peur aussi.
Ca m’a fait penser que quand j’étais petite, je croyais toujours qu’on pouvait être aspirés par un canadair, voyager dans la soute pleine d’eau, puis être relâchés en maillot de bain sur un incendie 😲
Je n’ai jamais su par contre à quel moment on mourrait : si c’était au moment de l’aspiration, ou bien dans la soute pleine d’eau ou encore lors du largage sur le feu (je me droguais déjà, comme vous pouvez le voir et cette peur ne m’a jamais vraiment quittée, je crois)

 

 

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Sur le chemin, je m’arrête à Camaïeu recupérer mes chaussures commandées il y a quelques jours sur Internet. Et ouais ! J’ai les chaussures de Cendrillon les meufs ! Et pour 5 tous petits euros en plus ! Trop contente ! On a jamais trop de paillettes dans sa vie pas vrai ?!

 

 

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Puisque j’étais chez Camaïeu, mon regard s’est malheureusement posé sur les treggings. Au début, les treggings, j’aimais pas trop. Je pensais que c’était que pour les connasses qui font du 36. (si tu fais du 36, ne te vexe pas, c’est juste que je suis un peu jalouse).
Mais maintenant que j’ai essayé et adopté la chose, je pourrais passer ma vie entière en tregging.
Surtout depuis que la vendeuse, pleine de sollicitude et voulant m’aider dans mes recherches, m’a demandé quelle taille je voulais. J’ai dit 40, elle m’a regardé, étonnée et m’a dit : « Vous ne faites pas du tout un 40, vous faites un 38 ! »
Il est plus qu’évident que soit la pauvre fille a de graves problèmes de vision, soit elle veut coucher avec moi.

 

 

 

 

 

 

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Vendredi.
La journée a commencé d’une manière atroce.
Je vous préviens c’est gore : si vous avez des animaux, vous allez avoir l’estomac qui va remonter jusque dans la gorge.
Donc …
Comme tous les matins, me voilà partie avec le Bouledogue pour la promenade.
Comme tous les matins, les 2 chiens de mes voisins sont dehors, derrière leur portail, et aboient quand on passe devant chez eux (ils n’aiment pas beaucoup le Bouledogue).
Pour éviter de foutre le bordel dans le quartier (ils aboient très très fort et deviennent intenables), j’ai pris l’habitude de passer sur le trottoir d’en face, assez vite, pour limiter leur temps d’excitation.

C’est donc ce que je fais ce jour là, comme tous les autres, je suis déjà à quelques mètres quand j’entend derrière moi un grand « clac », je me retourne et je vois que dans leur fureur, les chiens ont réussi à ouvrir le portail pour sortir.

Et puis tout est allé très vite, tout a basculé en une demi-seconde, ils se précipitent sur la route, un bus passe, les chiens sont dessous, je me mets à hurler comme une hystérique, je vois les chiens se faire écraser, tous les 2, en même temps, violemment, la scène est insoutenable, c’est gore, c’est horrible, je ne me rends même pas compte que je pleure, déjà le chauffeur du bus est descendu, choqué, des passants se sont arrêtés pour contempler ce funeste spectacle, je ne fais que pleurer et gémir comme une gaga. Il n’y a rien d’autre à faire que se désoler.

Et puis, il y a eu les cris.
Les cris de celle chez qui on vient de sonner et qui vient de voir sur le bitume ce que je ne souhaite à personne : ses deux chiens éviscérés et aplatis sur la route.

Tremblante et impuissante, inutile de surcroit (Qu’est ce que je pouvais bien faire pour elle? Rien de toute évidence), j’ai continué la ballade avec mon chien au bout de ma laisse, bien vivant lui, et qui ne semblait pas affecté le moins du monde par ce qu’il venait de se passer, et tout du long, je n’ai pas arrêté de pleurer.
En fait, j’ai pleuré toute la matinée.
J’ai une sorte de culpabilité stupide qui ne me lâche pas, je me dis que tout est de ma faute, que si je n’étais pas sortie à ce moment là, à cet instant précis, à quelques minutes de plus ou de mois, il n’y aurait pas eu de bus et aucun chien n’aurait été écrasé.
Je n’ose même plus passer devant chez eux, j’ai peur de croiser ma voisine, j’ai peur de lire la peine dans ses yeux, j’ai peur de voir de la colère, j’ai peur qu’elle m’en veuille pour une chose pour laquelle je ne suis même pas responsable, j’ai peur de rester associée pour toujours à ce souvenir macabre.

 

 

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Après avoir passé toute la matinée à pleurer (après avoir repassé la scène un millier de fois dans ma tête, j’ai pensé à tous ceux qui avait assisté à mille fois pire, à l’horreur innommable, où il n’était pas question d’un bus mais d’un camion fou, et non pas 2 chiens mais 86 humains –> j’ai chialé de plus belle pendant 3h sur la folie du monde), j’ai décidé qu’il fallait que j’évacue toute cette tension.
Alors j’ai rechaussé les baskets, après 2 semaines d’arrêt, et j’ai couru, couru, et couru encore. Et tant pis pour le mal à la hanche.

 

 

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Samedi.
Vous comprendrez bien qu’il m’est un peu difficile d’enchainer sur du léger et trivial après le combo chiens écrasés / attentat de Nice, et puis de toute façon, rien de bien spécial samedi.
Ah si : on a bouffé quand même.
On a d’ailleurs testé l’omelette végétalienne (recette ici), sans oeufs donc mais avec du tofu soyeux, farine de pois chiche, curcuma, et girolles revenues à l’ail et au persil … C’est assez surprenant mais plutôt bon !

 

 

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Ensuite, j’ai péché.
Ca fait belle lurette que je n’achète plus de produits comme ça (hormis pour les garçons qui se nourrissent exclusivement d’huile de palme) mais je suis passée devant en faisant les courses et je me suis souvenue d’une époque où je m’enfilais avec délectation ces madeleines avec une coque en chocolat au lait et j’ai eu envie de reconnaitre cette sensation orgasmique.
Et puis, juste à côté, il y avait ces petits cakes aux fruits confits, le truc que j’adore par dessus tout, même si le cake aux fruits confits, c’est carrément un truc de grand mère, on est d’accord.
Et bien ce fut la grosse déception (#lesproblemes) : on cherche encore les fruits confits dans les minis-cakes et les madeleines sont bonnes, certes, mais c’est pas non plus à grimper aux rideaux.
Plus jamais je me fais avoir ! Si je veux boulotter, je me mets aux fourneaux, un point c’est tout !

 

 

 

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Voilà, pour finir, je ne sais plus trop quel soir, il y a eu un joli coucher de soleil avec Notre Dame de la Garde en fond et c’était bien chouette. 


Et je crois que c’est tout pour cette semaine !

 

Et chez vous quoi de neuf ? 

 

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