Les petits bonheurs #44

Une retrospective bien matinale puisqu’avec ce foutu changement d’heure, je suis debout depuis des lustres.
Je déteste tellement passer à l’heure d’hiver que je voudrais bien me rendormir jusqu’à Noël, bouffer, ouvrir mes cadeaux, puis me rendormir encore jusqu’au printemps.
Ce serait pas chouette comme programme ?
Bref.
Voilà encore une semaine encore bien intense et chargée puisque même si je ne vais plus chez ma mère qu’un jour sur 2, l’autre est souvent consacré à 1001 petites choses à faire dans ou pour la maison, autant vous dire que je ne chôme pas…
Parmi tout ça, et comme ça faisait longtemps que je ne m’étais pas ridiculisée, je me suis aussi payé la méga honte chez l’ostéopathe (je ne m’en suis toujours pas tout à fait remise).

Allez je vous raconte !

 

 

 

 

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Dimanche : une fois n’est pas coutume, je ne fais rien. Les moments calmes ne sont pas légion ces derniers temps et je ne sais pas si n’est le contre-coup de toute cette activité débordante mais je suis passablement fatiguée.
Du coup, je fais un truc que je ne fais jamais d’habitude, j’allume la télé dès 10h du matin (ouais c’est la honte), je me cale dans mon canapé sous la couette et je m’abrutie le cerveau devant les replays du Meilleur Pâtissier.
Trop bon.

 

 

 

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Pour finir cette journée particulièrement improductive pendant laquelle je passe du canapé au lit puis du lit au canapé, on fait péter une bonne raclette (j’ai dépensé tellement de calories à buller que je suis affamée)(Ahem)
Pour le première fois, c’est raclette végétarienne avec des épinards frais poellés, girolles, oignons, et simili-carnés (jambon vegetal et saucisse type chorizo)
Je me suis littéralement régalée et je ne sais pas si c’est grâce à ça mais pour la première fois aussi, je sors de table sans avoir l’impression de peser 10 tonnes et sans avoir besoin de vider 2l d’eau tellement j’ai soif.
Raclette végétarienne approuvée et validée à 100% !

 

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Lundi, rebelotte pour La Ciotat.
Pendant ce temps, les minis-tortues font de l’escalade sur une feuille de salade.

 

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Sur la route, je m’arrête à Alinéa acheter de nouveaux draps pour la chambre.
Trop heureuse.
Les nôtres commençaient à être sérieusement fatigués et difformes.
J’avais super envie de prendre ceux que vous voyez ci-dessus en rose mais je ne suis pas sûre que Chéri aurait apprécié cette avalanche girly. Du coup, je me suis rabattue sur du plus neutre.
Tellement neutre qu’il n’a même pas remarqué qu’ils avaient été changés.
O_0
#leshommes
(on est d’accord, c’est pas demain que je ferai un blog déco tendance mais franchement, qui repasse les draps? A part les psychopathes je veux dire?)

 

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Mardi, journée à la maison.
Je popote, je pâtisse, je kiffe.
Et toujours sous bonne surveillance.
 
 
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En ce moment, j’ai un putain de mal de hanche qui fait qu’on dirait que j’ai 90 ans à chaque fois que je passe de la position assise à debout.
Ça fait plusieurs mois que ça dure mais comme je ne l’écoute pas (j’ai espoir qu’en y prêtant pas attention la douleur disparaisse d’elle même mais de toute évidence, ça ne marche pas), elle est réactivée 2 fois par semaine quand je vais courir.
Cette fois, c’est trop douloureux, je zappe ma course à pied habituelle et remplace, non sans culpabilité, par une petite séance de yoga et des étirements doux (enfin, j’essaie vu que dès que je pose mes fesses sur mon tapis, je suis assaillie d’animaux surgissant de nulle part)

 

 

 

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Mercredi, journée à la Ciotat, on reparle de la famille, on regarde des photos anciennes, on fait un semblant d’arbre généalogique. 
Lui par exemple, c’est mon arrière-arrière-grand-père, le fameux qui était fromager dont je vous parlais la semaine dernière et qui trimballait les fromages dans sa cariole  à cheval.
😲
Je l’adore !

 

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En rentrant à la maison, je bidouille une petite compote de pommes/poires et des galettes à la farine de châtaigne pour accompagner tout ça … On va se régaler !

 

 

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Jeudi, journée de l’hyperactivité bonjouuuuuur!
Levée à 6h30, promenade du Bouledogue avant que Chéri ne parte travailler et ne l’emmène avec lui, puis je prends la direction de Primark (à l’autre bout de la ville) pour une petite virée shopping express (je n’ai clairement plus rien à me mettre) …

 

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2 pulls, 2 paires de bottes fourrées pour l’hiver, 1 bonnet, 2 paires de gants tactiles (le truc de geek mais tellement utile), 1 anti-cernes, des mi-bas : 40 euros.
Redoutable d’efficacité.
 
 
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Je rentre à la maison, le temps de charger le sèche-linge, « à quelle heure est le prochain bus pour le centre ville? dans 3 minutes?, ok je coooours ! »
Et me voilà partie en ville pour récupérer un livre commandé par Chéri dans une librairie et puisque j’y suis, j’en profite pour faire un saut à la bibliothèque renouveler mon abonnement et emprunter quelques livres (la meuf pas du tout bloquée sur les livres veggie)

 

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« Ah ben puisque tu es en ville, pourquoi tu n’en profiterais pas pour aller à l’épicerie Paysanne voir un peu les fruits et légumes de saison qu’il y a ? Ça fait longtemps que tu n’y es pas allée » 
(Ça c’est quand je me parle à moi même dans ma tête)(je ne suis pas folle vous savez)
Mioum des courges spaghettis ! Mioum des courges little be jack ! Mioum du potiron !! Mioum mioum mioum !!

 

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Bon je rentre à la maison, zou dans le bus !
« Putain la tête que t’as sur ta carte de bus ma pauvre, t’es pas aidée. On dirait que t’as tué ta mère et ton père et que tu t’es fais chopée à la frontière pour le Mexique »

 

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Arrivée à la maison, je remets un petit coup de sèche-linge, je range les fruits et légumes et hop, je prends la voiture direction la FNAC de Valentine (les quelques marseillais qui me lisent comprendront la folie … grand littoral / centre ville / la Valentine dans une seule et même matinée : tout va bien)
Putain, ils font -50% chez Camaïeu, les cons. Je suis obligée d’aller voir.

Ouf on a évité le pire, je ressors sans rien acheter.

 

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Retour à la maison. Mon ventre gargouille à mort.
Bizarre.
Ah ben non pas si bizarre.
Putain il est 15h et j’ai oublié de manger.
J’ai.
Oublié.
De.
Manger.
Tu te rends compte de la détresse de ma vie ?
Oublier de manger c’est le truc qui n’arrive jamais non ? En tout cas pas à moi !

 

 

 

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Bon.
Je n’ai rien mangé depuis la veille au soir, je décide qu’il me faut du consistant.
Ce sera une bonne pizza aux saveurs d’automne : girolles revenues à l’ail et au persil, mozzarella, pousses d’épinards.

 

 

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Jeudi soir.
J’ai cru que j’allais faire un malaise vagal quand j’ai vu la programmation de La Grande Librairie de ce soir là : Peter Handke et Wim Wanders qui parlent de leur travail.
OMG.
Le rêve de ma vie.
Chéri est aussi excité que moi, alors à 20h30, plus rien n’existe que lui, moi, la télé, du raisin, et ce moment tout doux (au final, c’était passablement chiant comme émission)

 

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Vendredi.
Ma mère ayant rdv chez l’ostéopathe, je l’accompagne. Vu ma douleur à la hanche encore présente, elle a aussi pris rendez-vous pour moi : c’est la première fois de ma vie chez l’ostéo (la meuf qui découvre la vie à 34 ans). Et quelle première fois !

Dans la salle d’attente, alors que ma mère passe la première, je suis prise tout à coup d’une angoisse … Et si elle me demande de me déshabiller ?
Ma mère ne m’a pas prévenue et je n’ai pas entendu qu’elle lui demandait de le faire au début de sa consultation donc peut être que je me fais des films.

« En même temps, pour une douleur à la hanche, c’est à peu près sur que tu vas te retrouver en petite culotte ma chérie » (toujours ce dialogue avec moi-même)

Putain.
J’ai pensé à changer mes chaussettes trouées pour ne pas mourir de honte quand j’enlèverai mes chaussures mais pas un seul instant je n’ai pense à la culotte.
Culotte qui d’ailleurs se trouve être toute petite.
En dentelle.
Transparente.
Et orange.
Mais ce n’est pas le pire.
Le pire, ce sont les milliards de poils qui en dépassent de tous les côtés (ma dernière épilation du maillot remontant à début septembre, je vous laisse imaginer un peu la longueur de mes poils)(glamour un jour, glamour toujours)
L’horreur.

Mais, comme il n’y a jamais trop d’horreur pour une seule personne, ce n’est pas tout : il y a là une cerise sur le gâteau.
J’avais mes règles.
Et ouais.
Je sens qu’on va bien rigoler.
RIP moi.
« Allez arrête de t’angoisser pour rien, si ça se trouve, elle ne te demandera rien du tout »

Arrive mon tour.
Je dis pourquoi je viens, explique l’origine de ma douleur et comment elle se manifeste bla bla bla, elle écoute et note tout attentivement …
Puis elle prononce la phrase qu’il ne fallait pas dire :
– « Allez déshabillez vous, on va regarder ça »
– « Me déshabiller comment? » (Élue question la plus débile du monde)
– « En sous vêtements »

Putain.
JE LE SAVAIS.
Je veux mourir.
Non mais, elle serait pas un peu folle cette ostéo ? La meuf elle demande ça tranquille, elle sait pas que dans 2 minutes elle va être face à face avec le yéti.

Bon.
Pas trop le choix de tergiverser.
Je me déshabille.
J’évite de la regarder dans les yeux parce que si je la vois regarder mes poils, je peux mourir de honte instantanément.

Je ferme les yeux.
Ok, on se détend.
Je relativise : En même temps, elle doit voir des poils et des corps dégueulasses toute la journée.

Elle me manipule, bla bla bla, et puis elle décide de me faire faire des étirements pour soulager la douleur.

« Vous pouvez faire ça par exemple, c’est très efficace »

 

yoga

 

Seriously ?!
Ça ?!
Sur une table d’auscultation, en soutif et petite culotte en dentelle orange, un jour de règles ?!
99% de chance de le fil de mon tampon se fasse la malle.
Non pas 99% … 100% !
Sans parler des poils bordel!
Je les avais presque oubliés ceux la … Ils vont être trop heureux de voir la lumière du jour.

Cette séance est en train de virer à l’horreur.
Je veux me liquéfier.

Et pourtant, me voilà en train de faire la putain de fucking posture.
Je regarde droit devant moi et décide de ne regarder mon entre-jambes pour rien au monde.
Si je vois le fil du tampon, je vais être obligée de le remettre en place et ça, ce n’est décemment pas POSSIBLE.

– « Vous êtes souple! »
– « Je fais du yoga »
(J’essaie de me remonter mon estime de moi-même comme je peux)

Elle me remanipule avec sa main sous mes fesses (je me demande si finalement, elle n’est pas en train de me peloter, la coquine) et me triture le bassin dans tous les sens.
Je suis prise d’un fou rire incontrôlable que j’essaie de masquer tant bien que mal parce que je m’imagine vous raconter ça sur le blog et que je me fais rire toute seule (#solitude)

« Vous ne voulez pas une couverture? Il fait froid dans le cabinet »

Putain mais pas qu’une couverture !
Une combi de ski ! Et une cagoule ce serait parfait, merci bien !

Elle me donne une couverture.
Je me dis qu’elle me la proposée parce que mes poils la dégoutent et qu’elle ne veut plus s’infliger ce supplice.

Bon, changement de plan.
Si j’y pense très très très fort, peut être que je vais me réveiller de ce cauchemar non ?
Non.
Ca ne marche pas.
C’est bien beau mon délire bio et naturel mais plus jamais je fais l’impasse sur l’épilation du maillot.
Plus jamais never EVER.

 

Fin de la séance.
Je me sens honteuse.
Mais bien.
Honteusement bien.

« Il faudrait se revoir dans un mois »
Ok, je note dans mon agenda : Acheter immédiatement de la cire.

 

 

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En sortant de l’ostéopathe, mes poils remis bien au chaud dans mon tregging (j’aime bien employer des mots fashions que personne ne connait), il fait un soleil radieux et il est évident que je dois me remettre de mes émotions … Direction le bord de mer pour déjeuner en terrasse. Et le vendredi, c’est aïoli ! Elle est pas belle la vie ?

 

 

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Ouais enfin elle est bien belle mais bon, après le déjeuner, on va faire un petit tour aux urgences, parce que le pied de ma mère a décidé de refaire des siennes…  ça nous manquait.
#jaimemavie

 

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Samedi à la maison.
Détresse extrême dans le tiroir à fromage (oui, nous avons un tiroir entièrement dédié au fromage)

 

 

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Ouf, voilà qui est mieux.
On est bien loin des petits fromages du producteur hein mais ça me rassure d’avoir ma drogue à portée de main.
(coucou Lactalis)

 

 

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Samedi soir.
Plus d’ados à la maison.
C’est la soirée de l’amouuuuuuuur !
Ouais enfin, ça a bien failli mal tourner cette histoire puisque, toute à ma folie mentale, j’ai pété un câble, j’ai engueulé Chéri, j’ai dit des trucs pas sympas avant de me mettre à pleurer. 
(Je crois qu’avec tout ce stress depuis un mois, je suis légèrement sous-pression et qu’il fallait que ça sorte)
Heureusement, mon homme connaissant bien le personnage, il sait comment désamorcer la chose en 2 temps 3 mouvements et il nous a sauvé notre soirée, qui finalement s’est avérée bien agréable, au coin du feu.

 

 

Voilà pour cette semaine ! 
Et chez vous, quoi de neuf ?

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