Les petits bonheurs #9

L’autre jour, quelqu’un m’a dit « Ah oui, j’ai lu ta retrospective la semaine dernière mais c’était moins marrant que les autres fois »

#lesgens

J’ai lutté pour ne pas répondre : « Non mais t’as cru que ma vie c’était un numéro de clown ou quoi?! »

En vrai, j’ai répondu que je faisais ce que je pouvais hein mais que j’étais pas humoriste et qu’en fait, s’il voulait rigoler il avait qu’à se mater un DVD de Dany Boon (j’aime pas Dany Boon mais sur le coup, j’ai trouvé que ça lui allait bien)

Tout ça pour dire qu’effectivement, j’essaie dans la mesure du possible de raconter les choses d’une manière marrante mais bon, toutes mes excuses si parfois, j’ai des faiblesses. 

I’m only human.
In a cruel world.

Du coup, j’ai décidé que cette semaine, on allait parler de la guerre de 14/18 ET de la mort de mon père. 

Combo parfait pour une ambiance de fête. 

(J’aime bien cet esprit de rébellion qui coule dans mes veines)

Donc, cette semaine : What happened sur la planète des petits bonheurs ?

 

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Dimanche, journée cocooning as usual (ok, j’arrête le franglais, c’est pénible pour tout le monde). Vous auriez vu la tête du Chéri quand je lui ai demandé de prendre la photo, trop de lolerie, je crois qu’il en a marre de vivre avec une blogueuse (clairement, j’étais à ça de faire des cookies exprès pour la photo)

 

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Le soir, c’était la fin des vacances scolaires et on s’est donné du courage avant la rentrée avec ce petit apéro-lecture. Comment ça on est pas concernés par la rentrée ? Et bien si : nous sommes des gens solidaires.

 

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Ensuite on a regardé un bon petit reportage léger comme un nuage qui donne envie de vivre : Apocalypse Verdun. 
Perso, c’est le genre de truc qui me flingue non pas ma soirée mais les 3 jours suivants étant donné ma sensibilité un poil exacerbée et ma quête permanente de sens en toute chose. Et croyez-moi, essayer de trouver du sens à la barbarie, c’est pas super easy.
Cela dit, c’est super bien ficelé comme reportage et très intéressant.
Et nécessaire, je crois. 

 

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Puisqu’on est dans le plombant, continuons tout de suite avec la journée de mardi.
Oui je saute du dimanche au mardi parce que je ne me souviens plus ce que j’ai fait lundi et, chose étonnante, je n’ai aucune photo pour me le rappeler : en fait, je suis à peu près sûre que la journée de lundi n’a jamais existé.

Mardi donc, on était le 23 février. Et le 23 février, c’est une date importante pour moi. Je vous ai déjà raconté pourquoi à maintes reprises notamment dans cet article, donc je ne vais pas vous refaire le coup de vous en parler chaque année (ou peut être que si?) mais parfois, je me demande si j’y penserai toute ma vie ou si c’est juste parce que c’est encore relativement frais.
Chéri, par exemple, ne se souvient pas de la date de la mort de son père ou de sa mère. Donc, voilà encore une question que je me pose sans avoir la réponse et qui se rajoute à la longue Liste Des Questions De Ma Vie : LDQDMV pour les intimes
Sinon, une bougie a brulé toute la journée. Une bougie « Les ailes de l’ange » et j’ai pensé très fort à lui en envoyant plein de petits messages jusque dans les étoiles.

 

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Sans transition et sans aucun rapport de cause à effet, j’ai également fait une brioche panthère. Une brioche qui a 1000 défauts à commencer par être sèche et visuellement pas au top mais j’ai fait une brioche panthère…. de mes propres mains merde.

 

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Et puis, Chéri, qui est juste un chou sur pâtes, m’a offert 2 carnets trooooooop bien : Mon journal de Mindfullness (on a dit qu’on arrêtait le franglais mais là, c’est pas ma faute, c’est vraiment le titre du livre), et Mon carnet de méditation.
Déjà que je suis zen en ce moment, laissez moi vous dire qu’après ça, je vais décoller direct pour le Nirvana.

D’ailleurs, si ça vous branche, je pourrai vous en parler plus en détails de ces 2 petits carnets parce qu’ils sont vraiment trop chouettes. Ou pas. En fait, c’est comme vous voulez mais sachez que j’ai commencé par faire un auto-portrait de moi les yeux fermés et en pleine conscience, et ça, je peux vous dire que c’était assez drôle.

 

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Ensuite, j’ai publié l’article sur le bonheur.
Pour la petite histoire, l’envers du décor c’est juste qu’il a fallu 372 photos pour avoir celle-ci. J’en voulais une où on me voit, mais pas trop. Ou j’étais cachée mais pas complètement. « Non mais attends, là on dirait que je pleure ». « Non mais là j’ai des joues de hamster ». « Haaaaaaan, c’est quoi ces rides au coin des yeux ?? ». « Oh punaise, le double menton ». « Euh là j’ai un regard de folle ». « Non mais laisse tomber, j’arriverai jamais à être bien sur les photos ».

Bien m’en a pris d’être aussi sélective puisque le lendemain : coucou ma tronche dans la newsletter Hellocoton envoyée à 2 milliards de personnes.

J’ai cru mourir.

 

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Mercredi… euh mercredi … et bien j’ai rien glandé !
Enfin, si : j’ai fait des bagels pas bons (il y a une conspiration de dingue dans ma cuisine en ce moment).

 

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Le soir, ou comment faire une dépression cinématographique : on a vu « The Revenant » le nouveau film d’Alejandro González Iñárritu.
Laissez moi vous dire que je suis très en colère et je n’ai pas encore tout à fait décoléré depuis mercredi. Il faut savoir qu’Iñárritu, c’est un peu mon dieu du cinéma : j’ai vu et adoré tous ses films et je crois bien que c’est mon réalisateur préféré.
Enfin, non y’en a plein d’autres mais lui, je l’aime d’amour.
Bref, je n’étais pas super frétillante vu la bande annonce qui ne m’a pas donné envie DU TOUT mais bon, je me suis dit « C’est Iñárritu, tu DOIS le voir quand même ».
OH. MY. GOD.
Le pire film ever.
Hormis la premiere scène à faire pâlir tous les apprentis réalisateurs de la terre, et, allez en y allant large, les 30 premières minutes, je n’ai pas cru un seul instant à cette histoire.
Le pire, c’est que c’est tiré d’une histoire vraie.
C’est donc une histoire vraie pas crédible.
OKAY.
C’est nul, c’est creux, c’est mou, c’est INVRAISEMBLABLE.
Le mec il a tous les os brisés, la gorge tranchée, il tombe d’un arbre de 15 mètres, il mange pas depuis 6 mois, il fait – 50 degrés … et d’un coup … il se met à courir tranquillou.
NON MAIS WHAT ???
J’ai un claquage de rien du tout et je peux à peine monter 2 marches sans grimacer de douleur, je sais de quoi je parle.
Bref, 2h36 qui m’ont semblées 1000 heures et heureusement, Chéri se faisant chier tout autant que moi, on a fait les cons pour passer le temps plus vite : « tu m’avais pas dit qu’on allait voir Iron Man! » « euh attends, après je pense qu’il va se passer ça » « ah ah tu vois je te l’avais dit ».
Je n’en dis pas plus sur les détails si toutefois vous avez envie de le voir mais clairement, je suis dégoutée et déçue.
Pour moi c’est l’exemple typique du réalisateur de films d’auteur qui se fait rattraper par la puissance Hollywoodienne.
RIP Iñárritu.
(Bien sur, si vous l’avez vu et que vous avez aimé, vous avez le droit de me le dire hein, comme je vous le racontais dans les 11 choses que vous ne savez pas sur moi, les gouts différents en matière de cinéma, c’est un peu l’histoire de ma vie)

 

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Jeudi, j’ai passé quasiment toute la journée en ville. D’ailleurs si ça vous dit, j’ai pris genre 1 milliard de jolies photos donc peut être que je ferai un article à part du genre « Promenade au pays de Plus Belle la Vie avec Laurie ». Parce que l’air de rien, on la déteste souvent … mais elle est quand même belle cette putain de ville.

 

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Ensuite, j’ai bavé d’envie devant toute la nouvelle collection pastel de Maison du Monde. C’est bien simple, je veux TOUT : les bougies, les coussins, les cadres, les mugs, oui oui tout … et  même ces ananas qui servent à rien ! (sérieusement, à quoi servent ces ananas ?)
Mais d’abord, je veux surtout ces petits lampions trop choupinous dégoulinants de mignonnerie. J’en suis convaincue, c’est exactement ce qu’il me faut pour créer une ambiance propice à l’écriture. Ahem.

 

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Mais j’ai été raisonnable et j’ai juste craqué pour ce petit mug à 3,99€ (=donné) qui depuis me met en joie dès le matin.

 

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Ensuite, j’ai essayé des tee-shirts.
Une activité extrêmement profonde et productive, j’en conviens.
Mais … C’est peut être un détail pour vous … Mais pour moi ça veut dire beaucoup 🎶 🎵
(oh putain, je viens de découvrir que je pouvais insérer des émoticones dans mes articles et vu mon usage abusif = vous êtes morts)

Revenons en à ce tee-shirt que est un peu l’histoire de ma victoire face à moi même. En fait, il est vendu dans une boutique hyper branchouille de la mort dans laquelle je n’osais même pas rentrer. Il n’y avait jamais personne donc je sentais que les vendeurs allaient me tomber dessus et je ne me sentais pas le courage de m’en dépatouiller étant donné que je savais d’avance que je n’achèterai rien (29€ le tee-shirt tout de même : il est peut être tissé en fils d’or ?)
Bref, ce jour là j’étais d’humeur « Eye of the tiger » et non seulement je suis entrée dans la boutique vide mais j’ai essayé le tee-shirt.

Non sans avoir attiré l’attention de tout le magasin sur ma personne étant donné qu’en tirant le rideau un peu fort, j’ai fait tomber la tringle de la seule et unique cabine d’essayage et tout est effondré sur le sol. #lol.
Triste mais vrai.
Un vrai boucan quoi.

 

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Ensuite, j’ai aussi essayé un tee-shirt Batman. #passionteeshirtalacon
C’est la que tu vois que les coupes femmes, c’est quand même pas fait pour rien (la meuf qui essaie de justifier le fait de ressembler à un sac)

 

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Bref, je me suis bien amusée toute seule et je me suis dit qu’il était grand temps de m’auto-féliciter de toute cette drôlerie en allant m’empiffrer de foccacia à la crème fraiche, viande des grisons et roquette de la Maison Geney : un nouveau lieu de restauration rapide 100% produits frais et travaillé avec amour, du salé, du sucé, du cuisiné !
Triple mioum piqué et salto arrière de bonheur.

 

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Et puis j’ai dévalisé la bibliothèque : des livres de cuisine, des livres de psycho pour m’aider un peu dans mes écrits, et des livres plaisirs (je fais un petit blocage sur Peter Handke comme vous pouvez le voir).

 

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A propos de livres, j’ai laissé tomber « Muchachas » de Katherine Pancol. En fait, c’est pas que c’est pas bien, c’est juste que j’aime pas. Les personnages des 3 précédents volumes m’avaient déjà un peu fatiguée (on en parle de Junior ou en en parle pas ?) donc je n’ai pas eu spécialement de plaisir à les retrouver. Et surtout au milieu du livre, je me suis dit que j’allais devoir non pas lire 1 mais 3 tommes de Muchachas : clairement, je n’ai pas eu le courage.

 

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Vendredi, journée à la maison, j’ai cuisiné, j’ai écrit, j’ai lu, j’ai fait le ménage, j’ai regardé un film : la vie quoi. Et le soir, explosion complète au fromage.
Je n’en avais pas mangé un seul morceau depuis une semaine (depuis dimanche, j’ai fait une sorte de régime inefficace) et j’ai eu un mini-orgasme quand le gout du roquefort a envahi ma bouche.
Par contre, où est le moisi sur ce roquefort ? Un roquefort sans moisi, c’est carrément l’arnaque du siècle.

 

 

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Samedi, j’ai passé une bonne partie de la journée entre les courses et la cuisine car le soir, nous recevions des amis à diner. En fait, je sais qu’ils viennent manger depuis lundi et inutile de vous dire que je me suis rongée les sangs pour savoir quoi faire à manger : avoir un blog cuisine n’a en rien arrangé mes angoisses de cuisiner pour les autres comme vous pouvez le voir.

Etant donné qu’ils sont déjà venus plusieurs fois, que j’ai déjà fait tout ce que je maitrise pas trop mal et que je deteste refaire 2 fois la même chose à manger (en fait, je dois venir des années 50 mais personne ne m’a rien dit), c’était l’horreur.
Ah oui et la dernière fois, je leur avais fait une paella de pâtes absolument immonde car trop cuite. Bonjour la pression.
#lesproblemes

 

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Pour me sortir de mon désarroi, Chéri a proposé de faire sa spécialité : des spaghettis à l’huile d’olive. Je l’ai foudroyé du regard en le traitant de fou furieux, j’ai renvoyé ses spaghettis au placard illico et je me suis lancée dans quelque chose de pas compliqué : des Saint Jacques avec du riz venere et une fondue de poireaux (le riz venere, c’est pas du riz enervé hein, c’est du riz noir italien)

 

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Me voilà donc avec un frigo rempli pour les 4 prochains jours (je m’étais légèrement lâchée sur l’apéro) mais c’était bon d’avoir une vie sociale. (Mais, vivement le replay de The Voice hein)

 

Sinon, en vrac et dans le désordre, sachez que : 

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J’ai fait ma belle avec des collants à motifs que mon chien a bien pris soin de me massacrer.

 

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J’ai photographié une réunion au sommet entre oiseaux.

 

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Et les animaux étaient plutôt détendus du string. 

 

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Si je n’ai toujours pas la moindre idée de ce que j’ai bien pu faire lundi, je sais en revanche ce que j’ai mangé : une tourte aux blettes et comté à tomber par terre dont vous pouvez retrouver la recette sur le blog Dans la Cuisine de Laurie.

 

Voilà !

Et chez vous, il s’est passé quoi de beau cette semaine ? 

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