Les petits bonheurs #2

Vous pensiez qu’en 2015, on avait atteint un seuil critique inégalable et qu’en 2016, il était impossible que je sois encore plus névrosée ?
Et bien figurez-vous que c’était faux.

Car après avoir passé les 3 dernières semaines à me plaindre que je n’avais pas le temps pour écrire et dire que je frétillais d’impatience de voir arriver la rentrée pour m’y remettre, je suis maintenant littéralement pétrifiée à l’idée même d’ouvrir mon fichier et d’y aligner 2 mots.

J’ai ainsi mis au point une série de tactiques d’évitement longue comme le bras  :

13. Aller faire les courses parce qu’il n’y a plus que 3 yaourts (avec tous ces problèmes avec les producteurs laitiers, ON SAIT JAMAIS … des fois qu’ils annoncent une pénurie de yaourts le lendemain)
12. Faire un tour sur Facebook pour voir ce qu’il se passe. Et sur Instagram aussi. Oh tiens Pinterest, j’ai jamais compris comment ça marche, je sens que c’est le moment.
11. Répondre à vos commentaires, commencer la rétrospective de la semaine ou avoir envie de créer un nouveau blog.
10. « Oh, y’a plus de moutarde non plus, et si j’allais en prendre? »
9. Lire une bonne demi-douzaine de livres en même temps pour voir « comment-ils-font-les-autres »
8. Aller chercher d’urgence ma nouvelle carte bleue à la banque (carte qui est encore active jusqu’à la fin du mois mais un mois étant si vite passé, on est jamais trop prudent)
7. Chausser mes baskets avec joie et sautiller pendant 1h (le terme « courir » est un peu trop prétentieux pour moi)
6. Faire une galette des rois, une Forêt Noire, des biscuits … bref m’engraisser.
5. Chercher un cadeau pour l’anniversaire de Chéri
4. Aller essayer des tenues improbables en soldes

Et attention le top 3 :
3. Ranger mon placard à thés (le truc indispensable qui ne pouvait pas attendre), les mettre dans des jolis bocaux et faire des étiquettes.
2. Avoir une envie subite de me remettre à la guitare (me remettre est un bien grand mot : en 2011, j’arrivais à jouer les 10 premières secondes d’une chanson que j’aimais bien)

Ou encore, numéro 1 sur le podium … Top of the top… Attention, c’est du grand art :

1. Aller faire des photos du ciel

What. The. Fucking. Mega. Fuck ?!

Sans aucune prétention, je pense donc que je mérite amplement le titre de championne du monde du « faire semblant d’avoir 1000 trucs à faire » pour éviter de faire ce que j’ai vraiment envie de faire.

Parce qu’en fait, la vérité … c’est que j’ai peur.

Diable ! « Mais de quoi ? » allez-vous tous me demander, interloqués et incrédules.

Ben, je sais pas moi.

D’être nulle.

ALLEZ C’EST REPARTI !

‘Tain, je vous jure, des fois c’est pas facile d’être folle. J’envie tellement ces gens qui sont amis avec eux-mêmes.

Enfin… Le moins que l’on puise dire c’est que si un jour j’arrive vraiment à finir, je vous aurais bien fait chier avec cette histoire.

Sur ce… Après cette jolie tirade « vis ma vie de névrosée », voici donc le déroulé de la semaine dernière qui, ma foi, fut bien remplie (et pour cause, je viens de vous expliquer pourquoi).

 

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Dimanche, comme quasiment tous les dimanches, ce fut journée cocooning pour tous. Bouledogue compris. Je sais plus trop ce qu’on a fait, mis à part lire pendant des heures, manger, faire la sieste et regarder un film hongrois de 3h (en noir et blanc et en VO sous-titré en coréen) où il ne se passe pas grand chose et où les dialogues se comptent sur les doigts de la main. (les sous-titres en coréen, c’est pour rire hein)(mais ça aurait pu). Après ça, on a quand même regardé Zone Interdite pour rééquilibrer l’apport intellectuel de la journée.

 

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Lundi, jour de la galette ratée. Car oui, je ne suis pas une machine bordel.
Il m’arrive, comme tout un chacun, pauvres humains en détresse que nous sommes, de me louper. Et là, je crois qu’on peut dire que c’est du grand, du beau, le summum du raté. De quoi lancer l’année culinaire en beauté.

 

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Par contre, je ne suis pas le genre de fille qui se laisse narguer par une fucking pâte feuilletée. Ah ça non, croyez-moi. J’ai retroussé mes manches, il fallait que je réussisse, cette galette était devenu LE symbole de ma lutte, âpre et féroce, contre les éléments, vas-y que je te soude comme il faut, 2 fois, 3 fois s’il le faut, cette fois-ci tu ne t’en sortiras pas comme ça ma cocotte, c’est moi qui te le dit, on va voir si tu vas faire encore ta maligne à couler dans le four en me regardant avec ton petit sourire en coin pour me ridiculiser devant tout le monde.
Nan mais oh. C’est qui le boss ici ?

 

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Sinon! Ce fut une semaine très lecture : tout d’abord, les « Lettres à un jeune poète » de Rainer-Maria Rilke. Un classique de chez classique que je n’avais jamais lu. Il s’agit de 10 lettres adressées par Rainer-Maria Rilke à un jeune poète donc (c’te blague). C’est philosophique, ça parle de la vie et de la création artistique, de la solitude, de l’amour, de la tristesse et l’anticonformisme … Bref, c’est sublime, universel et intemporel, à lire au moins une fois dans sa vie.

 

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Ensuite, j’ai aussi lu Biba et Cosmo (ben quoi ?)

 

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Mais aussi « Nous étions faits pour être heureux » de Véronique Olmi. Un livre (et un auteur) que je ne connaissais pas du tout et dont je n’avais jamais entendu parler mais il était sous mes yeux à la bibliothèque et je l’ai pris à tout hasard. Une très bonne surprise, j’ai beaucoup aimé ce livre très bien écrit, très juste, plein de mélancolie et de profondeur.
« « C’est étrange comme il suffit d’un rien pour qu’une vie se désaccorde, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur. » Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi soudain recherche-t-il Suzanne qui n’est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ? Pourquoi va-t-il lui confier un secret d’enfance dont il n’a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ? Pour évoquer la passion naissante, les vérités enfouies et coupables, l’auteur décline avec subtilité, en musique douce, juste et fatale, ces moments clefs où les vies basculent et cherchent désespérément la note juste. »

 

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Niveau « petits plats de la semaine », beaucoup trop de bouffe pour une semaine post-fêtes. Nous avons eu de la polenta aux tomates séchées avec une salade d’épinard (si quelqu’un est volontaire pour me décrire le goût de la polenta, je suis preneuse car personnellement, j’ai l’impression de manger du plastique), des moules-frites au roquefort (tuerie intergalactique) et un repas de fromage : seule valeur sûre dans ce monde instable.

 

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Mercredi, c’était l’anniversaire de Chéri. Pas la moindre idée cadeau sous le coude (ce à quoi il a répondu qu’il s’en foutait puisque son plus beau cadeau, c’était moi)(TROP.DE.LOVE).
Je suis malgré tout partie en catastrophe en quête d’un petit truc histoire qu’il ait quand même une mini-surprise, et ô magie du monde consumériste,  j’en ai trouvé 4.
Ce fou m’a fait pleurer en pleine FNAC en m’envoyant un mail trop trop beau, un petit texte qu’il venait d’écrire sur le Temps, l’Amour, et sur notre couple. (Tiens d’ailleurs à propos, un jour il faudra peut être que je vous raconte l’histoire de la pièce de théâtre qu’il a écrit sur nous quand on s’est rencontrés mais je ne sais pas encore si vous êtes psychologiquement prêts).
Enfin … j’avais l’air bien maligne en train d’errer dans les rayons en train de chouiner.

Sinon, comme chaque année désormais, j’ai fait une Forêt Noire et si j’étais assez contente du rendu extérieur, j’étais limite en dépression à cause de l’aspect (que l’on qualifiera de brouillon) à la découpe. Vivement l’année prochaine que je me perfectionne !

 

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L’après-midi, épisode de la carte bleue sus-évoquée (je ne tolérerai aucun jeu de mots), et graaaaaaande balade à pied avec le Bouledogue dans le village juste à côté du village où j’ai grandi.

 

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Le soir, nous avions prévu d’aller manger dans un restaurant japonais traditionnel (pas de sushis toussa mais de la vraie bouffe de jap’) et puis, poissard un jour, poissard toujours, le restaurant était fermé. On s’est rabattu sur du bon manger indien livré à domicile : explosion complète du bidou.

Lors de la conversation, avec toute l’innocence qui me caractérise, j’ai glissé « Alors, tu m’as pas dit … Qui t’a souhaité ton anniversaire aujourd’hui? ». Il m’a fait toute une liste dont je n’avais que faire, non, moi tout ce qui m’intéressait c’était de savoir si son ex (la pire, celle qui surplombe toutes les autres dans mon échelle de détesterie) lui avait écrit ou si, au bout de 4 ans, elle avait finalement lâché le morceau.
Malin, il ne l’a pas citée dans la liste et j’ai eu l’intelligence de ne pas poser la question de front (preuve que j’ai tout de même un tout petit peu d’amour-propre quelque part au fond de moi), du coup le mystère planait.
Et puis on a joué du Hang sur l’Ipad (ça nous a bien fait rire) puis aussi du Bandonéon (ça c’était encore plus drôle) et puis j’ai repensé à ce qu’il m’avait écrit le matin même et j’ai décidé que je m’en foutais, de cette ex. Elle a qu’à écrire si elle veut, à partir de maintenant, peu importe : JE. M’EN. FOUS. Voilà.
Ca vous en bouche un coin hein ? Ouais moi aussi…
A bien y réfléchir, je pense qu’il y avait un peu de la sagesse de Gandhi dans mon poulet Tikka Massala.

 

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Pendant ce temps là et sorti de nulle part (il était en train de dormir dans son panier et d’un coup, le voilà qui surgit de dessous la table basse en rampant style opération commando), Le Bouledogue lui s’est montré très intéressé par les naans au fromage. Et on le comprend aisément.

 

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Jeudi : c’est la rentrée à la fac pour Chéri. Je n’étais pas ravie à l’idée qu’il retrouve son élève chérie, Miss-Graines-Germées  (j’avais digéré le poulet et d’un coup, d’un seul, ma jalousie est revenue comme par magie).
Il faut dire aussi qu’elle n’en finit plus de lui offrir des trucs : après l’épisode des graines, il est rentré tout content avec un oeil de Shiva, un coquillage censé porter bonheur et éloigner les mauvais esprits (= je la DETESTE).
Du coup, et bien que tout ceci n’ait aucun rapport de cause à effet, je suis partie me changer les idées aux soldes.
Pour mon bien être mental, je songe d’ailleurs sérieusement à me faire interdire l’accès de tout magasin Naf Naf jusqu’au 16 février prochain (quelqu’un peut-il m’expliquer l’intérêt d’aller essayer une robe bustier EN PLUMES ROSES tout en sachant très bien que je ne l’achèterai jamais?)(d’ailleurs qui achète cette robe pour de vrai?)

 

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Par contre, j’ai acheté des petites mignonneries : une doudoune Kaki à -50% chez Camaïeu (soit 27€) un gilet beige et dentelle à 15€ dans une petite boutique destroy du cours Belsunce (pour ceux qui ne connaissent pas Marseille, Belsunce = en plein coeur du Tiers-Monde), et une jupe à motifs à -60% soit 11€ chez Etam.

 

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J’ai profité de cette petite escapade en ville pour aller à l’herboristerie du Père Blaize (Tiers-Monde Zone II) pour aller me ravitailler en tisanes dégueues et sauver mon foie d’une cirrhose certaine. J’aime trop cet endroit hors du temps, tu leur dis ce que tu as (pour ma part, c’était « bonjour, j’ai mangé comme un petit goret depuis 3 semaines et je voudrais un truc pour devenir hyper bonnasse »), et hop, bim-bam-boum, ils te dégotent un truc de derrière les fagots ou ils te fabriquent un truc improbable en farfouillant dans leurs tiroirs aux merveilles : j’aime !

 

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Vendredi, après ma course à pied bi-hebdomadaire et mon bol de soupe avalé en 10 secondes debout devant l’évier, j’ai donc eu une envie folle de me remettre à la guitare.
Etant donné qu’elle n’avait pas été touchée depuis des lustres, je ne la trouvais pas, j’ai mis la maison à sac et à bout de nerfs, j’ai fini par appeler Chéri en plein cours (chose à faire en cas d’urgence uniquement, mais de toute évidence, ça en était une)(il n’était pas vraiment de cet avis).
Je me suis amusée à pincer 3 cordes. Complètement désaccordé le machin. Et puis plus aucun souvenir des accords que j’avais appris jadis. J’ai regardé un tuto sur Youtube mais c’était compliqué. Et puis il fallait commencer par accorder et ça, je sais pas faire. Pffff.
Au bout de 5 minutes, juste le temps d’immortaliser le moment en photo, j’ai ainsi laissé tomber ma carrière, pourtant prometteuse, de guitariste. Dommage, je me sentais bien partie pour marcher sur les traces de Paco de Lucia et à bien y réfléchir, je trouve que cet instrument me donne un petit côté folk-romantique assez intéressant.

 

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Du coup, je me suis rabattue sur la cuisine avec en tête, une question cruciale : que faire avec du lemon curd maison fait il y a quelques jours ? #lesproblemes

 

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Ainsi sont nées ces petites bouchées citron / framboises. D’ailleurs, beaucoup me demandent des recettes et pour ne pas envahir ce blog, je songe à ouvrir un blog cuisine. Attention, je ne me prends pas pour Mercotte hein, j’imagine juste un truc simple et sans prétention. A voir mais ça pourrait bien voir le jour sous peu.

 

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Sinon, on est gâtés en ce moment niveau Coucher de soleil de malade. Après le sublime la semaine dernière, il y a eu celui-ci, un peu moins beau mais tout de même.

 

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Enfin, niveau loose de la semaine « inclassable », j’ai offert à Chéri un bonsaï super magnifique pour Noël et il a crevé en 10 jours. A croire que chaque plante qui passe le seuil de la porte de notre maison est prise dans une malédiction et vouée à une mort subite certaine.

 

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Je n’ai pas parlé de samedi car il ne s’est rien passé d’exceptionnel si ce n’est que l’Ado, fraîchement rentré de chez sa mère, tire toujours autant la gueule (sauf quand sa petite copine vient à la maison, il est métamorphosé) et qu’on a mangé une pizza maison qui déchire : un samedi tout ce qu’il y a de plus banal. Mais qui s’est fini sur cette image d’une choupitude extrême.

 

Et pour vous, comment s’est passé cette semaine ? 

 

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