Petits plaisirs et grands bonheurs #46

Vous avez peut être remarqué que, dans le blog, j’élude volontairement toutes les questions d’actualité, de politique ou encore de religion. Ce n’est pas que je m’y intéresse pas, mais d’une part j’estime que je n’ai pas suffisamment de connaissances pour évoquer tout ça d’une manière constructive et profonde, et surtout d’autre part, je trouve que cela n’a rien à faire dans un blog comme le mien.

Pourtant aujourd’hui, à l’heure où je devrais normalement publier la retrospective (que j’avais commencé à rédiger avant vendredi), le ton habituel me semble trop léger et complétement en décalage avec la réalité de ce que nous vivons.

L’horreur de vendredi soir, comme la plupart d’entre nous, m’a glacée jusqu’à la moelle. Il était 21h30 lorsque j’ai reçu la notification du Monde informant qu’il y avait eu une fusillade en plein Paris et qu’il y avait 11 morts.
J’ai aussitôt allumé la télé et ce n’était déjà plus qu’une seule fusillade mais plusieurs attaques, plus 11 morts mais 18, puis ce n’était plus seulement des tirs mais une prise d’otages, des kamikazes et j’en passe. Le chaos. L’horreur qui montait en puissance au fil des minutes. Il y avait 35 morts quand j’ai éteint la télé, consciente que le bilan serait encore plus important lorsque je la rallumerai mais incapable d’imaginer qu’il serait finalement si lourd.

Et puis à 23h30, le téléphone a sonné.
En une fraction de seconde, mon corps s’est vidé de son sang et j’ai cru que mon coeur allait arrêter de battre. Un téléphone qui sonne en pleine nuit n’est jamais une bonne nouvelle, surtout quand vous voyez apparaitre le nom du fils ainé de l’homme que vous aimez.

Souvent en déplacement à Paris, on a tout de suite imaginé le pire. Il était forcément monté sans nous avoir prévenu, au milieu de tout ça… et puis finalement non, pas du tout. Il voulait tout simplement partager avec nous son incrédulité mais pendant ces quelques secondes où la sonnerie a retentit, je me suis mise à la place des 130 familles qui aujourd’hui ont perdu un enfant, un proche, un papa, une maman, un frère, une soeur… et de tous ceux qui ont connu l’horreur de ce vendredi 13.

Nous sommes tous potentiellement ces gens.

Je n’ai pas vraiment de conclusion ni de transition après ce petit laïus égocentrique qui n’apporte rien si ce n’est de dire « moi aussi j’ai eu peur et je suis choquée comme tout le monde », mais plus de 24h après, la douleur et l’incompréhension sont toujours là. La peur aussi.

La semaine qui vient de s’écouler, « l’avant-vendredi soir », m’apparait donc banal et sans intérêt … Aujourd’hui, malgré la peine immense, j’espère que je ne vous choquerai pas en faisant le choix de publier tout de même cet article léger, qui bien sur n’empêche pas la douleur et le soutien…

Mais parce qu’il faut malgré tout relever la tête et continuer…

 

 

thumb_IMG_3210_1024

Je vous avais laissé la semaine dernière à quelques heures de la rencontre avec Maman Rose (que je vous ai raconté ici). Aussi, après toutes les réjouissances du week-end dernier, lundi, ce fut régime et course à pied. J’avais l’impression d’être un gros Saint Marcellin sur pattes qui essaie vaguement de se déplacer. Dire que j’ai couru serait prétentieux puisque j’avais du mal à dépasser les gens qui marchaient (on était plutôt sur une forme de sautillement absolument ridicule) mais je l’ai fait.

 

thumb_IMG_3145_1024

thumb_IMG_3121_1024

Mardi, déjeuner avec ma mère. Petit apéro light et tarte au potimarron et aux champignons, avec une pâte maison à la farine de châtaigne. Chéri et ma mère était tellement occupés à papoter que personne ne s’est extasié sur la tarte qui était pourtant succulente (une standing ovation m’aurait fait plaisir mais sans aller jusque là, je m’attendais au minimum à quelques applaudissements). La prochaine fois, je fais des pâtes au beurre.

 

thumb_IMG_3187_1024

Ma mère m’a apporté un bouquet de fleurs. Il ne m’était pas directement destiné mais comme elle partait le lendemain, j’en ai hérité. Qu’importe, je ne suis pas bégueule et des fleurs dans une maison, ça met tout de suite un peu de gaité et de lumière : j’adore !

 

 

thumb_IMG_3150_1024

Mercredi, j’étais joie. J’ai trouvé du gouda au cumin gouté chez Maman Rose aka la fromagerie du coin (si tu trouves ça pathétique de se réjouir pour du fromage, c’est parce que tu n’as jamais gouté le gouda au cumin)(ou que tu n’aimes pas le cumin)(donc dans tous les cas, il manque quelque chose à ta vie)

 

thumb_IMG_3175_1024

2ème joie du mercredi : une soirée sushis. Ca faisait un baille ! Faudra me dire le secret mais il y a forcément de la drogue dans les sushis. Je les ai achetés le matin et toute la journée, j’ai eu des palpitations en pensant au soir et à ce gout de Wasabi qui allait envahir ma bouche (mais sinon je vais bien).

 

 

thumb_IMG_3185_1024

Jeudi, attention ! Que tout le monde arrête de respirer : J’ai fait de la couture ! Alors, pour être honnête, j’ai passé 15 minutes a essayer d’enfiler le fil dans le trou de l’aiguille et quand il n’y a plus eu de fil, j’ai eu envie de pleurer à l’idée de devoir recommencer. C’est un pull avec un petit noeud dans le dos trop choupinou que Chéri trouve, je cite, « à mourir de rire ». (je suis en train de rédiger une annonce pour le vendre au plus offrant sur Le Bon Coin)(Chéri, pas le pull).
Bref, l’idée, c’était de faire tenir le petit noeud qui a tendance à se faire la malle et, même si j’y ai passé quand même presque 1h, j’y suis arrivée sans que ça ressemble à une séance d’acuponcture (warrior). Depuis, j’ai envie de créer mes propres vêtements (rassurez vous, c’est une envie qui va sans doute me passer aussi vite qu’elle est venue)

 

Capture d’écran 2015-11-11 à 19.08.54

Jeudi, jour de la loose. Je suis partie en ville car j’avais repéré la vieille sur Internet un gilet bordeaux qui, dans le cadre des Jours Camaïeu, était à -50%. Il me le fallait ABSOLUMENT (Cherchez pas). Et puis, quand je suis rentrée dans Camaïeu, plus rien n’était en promo. Et pour cause, les promotions finissaient la vieille au soir (#VDM).
J’ai vaguement essayé d’attendrir la vendeuse et lui expliquant le caractère vital de ce gilet en attirant son attention sur le fait que les promos venaient de finir il y a à peine quelques petites heures, ce qui, à l’échelle de l’univers, ne représente vraiment pas grand chose. Sans succès. Elle m’a dit qu’il était là, le gilet, et que je n’avais qu’à le prendre s’il me plaisait tant. Connasse va. Et garde le ton gilet, j’en veux plus!

 

thumb_IMG_3204_1024

Jeudi également : tour à la bibliothèque pour récupérer ma réservation : L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera. A suivre car pour l’instant je suis toujours sur Une dernière danse de Victoria Hislop dont je vous parlais lors de la dernière retrospective et qui n’en finit pas … J’ai environ autre 300 livres qui m’attendent mais j’aime me faire du mal avec le livre qui ne me plait pas.  (sinon, a-t-on déjà trouvé quelque chose de plus mignon que de se servir d’une feuille d’automne séchée comme marque-pages ?)

 

 

 

thumb_IMG_3179_1024

Jeudi enfin, c’était la dernière soirée en amoureux avant le retour de l’Ado. On a fêté ça comme il se doit avec un vin qui portait particulièrement bien son nom, et un repas de fromages. Et puis on a regardé La Grande Librairie en se faisant des câlins de pieds avant d’aller bouquiner au lit. La soirée parfaite quoi.

 

thumb_IMG_3192_1024

Vendredi, en général, c’est la journée Desperate Housewives. Ménage de la maison, liste de menus, courses pour la semaine etc … Rajouté à ça un peu de course à pied et de yoga. Bref, une journée sans vraiment d’intérêt si ce n’est pour ces biscuits genre speculoos que j’ai bricolé entre 2 corvées. D’une mocheté extrême, un peu trop secs, mais émiettés sur une compote de pommes ou trempés dans du thé : mioum.

 

thumb_IMG_3222_1024

Ah oui ! Le petit bonheur du vendredi : Profiter d’être seule à la maison pour pousser le son de la musique un peu trop fort sachant que ça ne dérangera personne, et chanter très très fort et très très faux des chansons qu’on connait par coeur (mais en regardant les paroles parce qu’on sait jamais quand même) tout en dansant d’une manière ridicule. (J’avais vérifié que la porte était fermée à clé avant quand même. Me faire surprendre en culotte une fois m’a suffit). Le kiff du jour qui redonne le sourire et la pêche illico !

 

thumb_IMG_3254_1024

Et puis vendredi soir, vous connaissez l’histoire, exit l’insouciance du karaoké maison ou des biscuits genre spéculoos : l’horreur à l’état pur.

 

IMG_3240

Même le Bouledogue a eu du mal à croire ce qu’il lisait dans le journal …

 

thumb_IMG_3273_1024

Samedi soir, un copain de Chéri, chanteur d’opéra, est venu diner à la maison. Je l’aime beaucoup, il est super rigolo et en le voyant comme ça, il a l’air de tout sauf d’un chanteur d’opéra (c’est le seul chanteur d’opéra que je connaisse cela dit). Vu qu’il n’aime pas 90% de ce qui est comestible, pas de casse-tête pour moi cette fois-ci niveau bouffe : j’ai passé la main à Chéri et c’était, ô surprise, les traditionnels spaghettis à l’huile d’olive, basilic, ail, piment et parmesan. Et puis, on a trinqué à Paris. A la vie.

 

thumb_IMG_3169_1024

Et pour finir, en buvant mon Yogi Tea, je suis tombée sur une phrase particulièrement appropriée. A méditer …

 

Et chez vous, elle était comment cette semaine ? 

Publicités