Petits plaisirs et grands bonheurs #38

« Le bonheur est une décision que nous prenons d’être heureux quoi qu’il arrive » – André Maurois

Je ne sais plus bien où j’ai lu cette phrase cette semaine (ça sent Psychologies Magazine ou Happinez à plein nez) mais elle m’a fait réfléchir.

J’ai compris que me complaindre dans mon malheur ne changerait rien à ce qu’il se passait. Et que la seule chose que je pouvais faire, c’était de changer ce qu’il pouvait l’être (moi même) et d’accepter ce qui ne pouvait pas l’être (les problèmes).

J’ai donc décidé de prendre à bras le corps cette morosité et de lui tordre le cou comme il se doit. Une vigilance de chaque instant pour la grande angoissée que je suis, pour ne pas « rechuter » à la moindre contrariété et pour aller de l’avant.

Et, il me semble que j’y suis plutôt bien arrivée cette semaine …

 

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Dimanche dernier, malgré la météo catastrophique, fut une chouette journée chez ma mère. J’en avais déjà touché deux mots dans une ancienne rétrospective mais j’aime beaucoup son nouveau chez-elle, acquis après la mort de mon père et la vente de la maison familiale. C’est un endroit qui dégage une énergie positive et de belles vibrations, un endroit chaleureux dans lequel on se sent bien …
Après les traditionnels « conseils-de-peinture-de-Chéri-à-ma-mère-dès-qu’on-arrive », (Chéri enseigne et ma mère peint donc forcément dès qu’ils se voient, ça parle peinture pendant 2h)(pendant ce temps, je passe au crible sa bibliothèque pour détecter – et lui piquer –  ses dernières acquisitions), elle nous avait fait un chouette apéro (qui a beaucoup plu au Bouledogue comme vous le voyez) suivi d’un repas comme je les aime : aubergine farcie aux petits légumes, poivrons grillés et petite salade… et pour le dessert, une sorte de poire belle-Hélène en crumble. Un bon repas, un joli moment plein de douceur, quelques heures passées à discuter et rire avec les gens qu’on aime … Quoi de plus doux pour un dimanche pluvieux ?

 

 

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Il y a quelques jours, Chéri m’avait offert via Groupon 3 séances de Yoga dans une association tout près de chez moi … Toute stressée à l’idée d’y aller (le comble pour un cours de Yoga) et me posant 1000 questions existentielles (« est ce que je vais arriver à suivre le cours étant donné que je n’ai plus fait de Yoga depuis plusieurs semaines? » « Est ce que je vais transpirer comme une grosse vache comme la dernière fois ? » « Est ce que mon cul ne va pas sembler trop gros en position du chien tête en bas? »). J’ai été vite rassurée : le niveau est trèèèèèèès facile ! A tel point qu’au bout de 45 minutes, quand la prof a dit « On va passer à présent à la relaxation… », je me suis dit « Really? Mais c’était pas un cours ENTIER de relaxation?! ». Moi et moi-même avons beaucoup ri à cette petite remarque (oui, il arrive que je fasse des blagues avec moi-même)(mais je ne suis pas folle vous savez)

 

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Requinquée et pleine d’énergie après ce cours, je suis allée courir ! Et c’est même arrivé par deux fois cette semaine … Pas longtemps hein, une vingtaine de minutes, ce qui peut sembler ridicule aux sportives aguerries mais qui pour moi est un bel exploit. Et si lundi n’a été que souffrance, la séance de vendredi n’a été que du plaisir et un superbe moment de complicité avec Le Bouledogue (Retenez moi, je suis à deux doigts de m’inscrire à un marathon)

 

 

 

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Cette semaine, l’Ado étant chez sa mère, c’était semaine en amoureux … Au programme, une multitude de soirées en tête à tête (on les appelle les soirées d’amour)(oui, je sais, ça dégouline de mièvrerie) et de bons petits plats : pâtes complètes, courgettes grillées et saumon fumé – et festin de coquillages à la lueur des bougies !

 

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On a regardé Human, le nouveau film de Yann Arthus Bertrand, qui est sorti en salle la semaine dernière et qui est aussi disponible gratuitement sur Youtube. Des personnes du monde entier s’expriment sur divers sujets : la vie, l’amour, la mort, l’argent, la guerre etc …  Humainement, il est difficile de dire que je n’ai pas aimé ce film : les portraits sont plein de souffrance et les images aériennes qui les entrecoupent sont magnifiques mais bizarrement, je n’ai que rarement été touchée. Seuls quelques portraits m’ont vraiment émue … et sur 4 (très longues heures) de film, ça fait pas beaucoup ! Il ne dure « que » 3h10 au cinéma mais sur Youtube, vous avez la version complète en 3 volumes pour prolonger le plaisir. (et puis bon, financé par la fondation Bettencourt, euh … Non rien.)

 

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Promis, après j’arrête de vous bassiner avec Delphine de Vigan mais j’ai relu cette semaine « Rien ne s’oppose à la nuit », le livre où elle raconte  l’histoire de sa famille et de la maladie de sa mère bipolaire. Les souvenirs les plus lumineux cotoient les secrets de famille les plus enfouis, les failles et les blessures sont racontées avec pudeur… C’est un récit d’une grande force.

 

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Au rayon des bons petits plats, je dois dire que je garde un souvenir ému de ces carottes râpées à la coriandre et au gingembre, accompagnées de radis et tartine de beurre de coriandre; ainsi que de cette assiette de riz venere et petits légumes à la mozzarella.

 

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Côté sucré, ce fut crème brulée et gâteau aux pommes, à la cannelle et au miel. Ben quoi ? On a dit qu’il fallait pas se laisser abattre non ?

 

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J’ai profité d’un chèque fidélité Etam de 40€ pour faire une petite séance shopping 0% de culpabilité : un jean slim à 29,95€ et un collier à 12€… Au final, ce ne sont que 2 minuscules euros dépensés : j’aime !

 

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Enfin samedi, comme nous recevions des amis à diner le soir, je me suis lancée dans une tarte aux mirabelles en suivant la recette de la Cuisine de Bernard (ma bible). J’ai passé un temps fou à foncer la pâte (maison) comme il faut dans le moule et rogner les bords pour que le résultat soit le plus joli possible. J’étais fort contente du résultat jusqu’à ce que, encore toute ensommeillée de ma sieste et voulant la mettre au frais, l’assiette ne m’échappe des mains et la tarte ne s’explose dans l’évier.
Chéri s’est alors précipité dessus, je croyais alors que c’était pour m’aider à ramasser et me soutenir moralement dans cette épreuve, mais non :  il s’est mis à boulotter la tarte tranquillou.
« Hum ! c’est super bon » qu’il m’a dit les doigts tous collants de mirabelle.
OK BON TU SORS TOUT DE SUITE DE CETTE CUISINE.
J’ai congelé l’explosion de tarte (on la mangera entre nous une autre fois) et ni vu, ni connu, j’ai bricolé un autre dessert vite fait.

Et puis, les amis sont arrivés et vous voulez savoir le plus drôle dans l’histoire ?

Sans nous prévenir, ils ont apporté le dessert. 

#lesgens

 

Et puis, puisqu’on parle de petits et grands bonheurs et la semaine, difficile de ne pas évoquer cette phrase de Chéri, qui, alors que les amis s’apprêtaient à arriver et que j’étais, pour ne pas changer, toute à ma névrose et assez stressée, a passé ses bras autour de mes épaules, m’a embrassée sur le front et m’a dit : « Chérie, depuis que tu es là, tu as illuminé ma vie » (et il n’avait même pas encore bu).

Et chez vous, elle était comment cette semaine ? 

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