Soirée étoilée à La Villa Madie

Vous vous souvenez de l’ami belge de Chéri ?

Mais si ! Celui qui, il y a presque 2 ans, nous avait invité à manger au Petit Nice de Gérald Passedat. Je vous avais d’ailleurs raconté la soirée dans cet article (c’est là que tu vois que les photos à l’iphone, c’est vraiment pas terrible)

Et bien, figurez vous que l’ami belge est revenu à la maison passer quelques jours.

Comme la dernière fois, le premier soir, on a commencé par faire des spaghettis à l’huile d’olive, parmesan, basilic et piment. C’est LE plat que fait Chéri a tout le monde. (Dans la pratique, étant donné qu’il est toujours en train de parler pendant des heures, c’est moi qui met l’eau à bouillir, qui plonge les pâtes dans l’eau, puis comme il parle toujours, je surveille la cuisson, j’égoutte les pâtes, je fais le mélange huile / basilic … et il sert dans les assiettes en disant que c’est sa spécialité. Hum…)

BREF.

Comme la dernière fois, l’Ami a proposé de nous inviter au restaurant le lendemain. « Mais pas au Petit Nice, les finances ne sont pas au top en ce moment » qu’il nous dit. « Allons, plutôt dans un resto plus simple! » 

Aussi gênée de sa généreuse invitation que la première fois, j’étais rassurée, je m’empresse d’acquieser et nous voilà partis sur Internet. Alors que de mon côté, je cherchais un petit resto (Pizza Paï? Patâcrêpe?) mais dans un joli cadre, son choix se porte assez rapidement sur La Villa Madie à Cassis, 2 étoiles au Guide Michelin. (OKAYYYYY. On a pas la même notion de la finance pas top).

Le lendemain, nous voilà partis, ma petite robe noire, Chéri, les Amis et moi  à Cassis. Le GPS nous a indiqué une mauvaise direction et Chéri m’a engueulé (comme si c’était moi qui faisait la cartographie et la programmation du logiciel interne des GPS). Ca m’a énervée et ça a bien failli tourner au vinaigre si je n’avais pas pris sur moi dans mon extrême tolérance envers l’homme de ma vie.

Aussitôt arrivés, Le Type Du Parking nous propose de garer la voiture.
(Euh ben comment dire, ça va aller, il y a juste 1m de plus à faire et on est garés, même pas de manoeuvre, je pense qu’on peut arriver à gérer) (mais merci de la proposition)  

On vérifie ensuite notre réservation et on nous installe à notre table, sur la terrasse.
Le cadre est sublime, niché dans une calanque avec une vue imprenable sur le Cap Canaille.

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J’ai juste envie de sortir mon appareil photo tout neuf et de mitrailler chaque cm2 mais bon, je sens que c’est pas trop le truc de la maison, je fais au plus vite pour voler quelques clichés.

 

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Arrive le moment de l’apéritif, champagne rosé et trucs à grignoter qu’on-ne-se-rappelle-même-plus-ce-que-c’est-mais-que-c’est-quand-même-meilleur-que-des-chips et du choix du menu.

 

 

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Nous les nanas, on a la carte sans les prix, comme en 1930 (genre, comme si on avait pas regardé sur Internet avant). L’ensemble de la tablée choisit le menu « La Balade entre terre et mer » (en fait, l’Ami belge nous propose ce menu et nous on dit oui oui) (145€ par tête tout de même)

Arrive sur la table l’annuaire téléphonique des Bouches du Rhône (ou peut être était-ce la carte des vins?), que l’Ami Belge épluche pendant ce qui m’a semblé être une éternité (faut dire qu’il y en avait, de la lecture) avant de choisir un petit vin blanc de derrière les fagots.

Ensuite, c’est parti pour le cassage de ventre (j’avais pas trop mangé le midi histoire d’être pleinement opérationnelle).

Je n’ai pas pris beaucoup de photos des plats, parce que j’étais assez gênée par rapport à nos amis de sortir le Canon à chaque service, genre la touriste de service qui fait chier tout le monde avec ses photos (ce que je regrette aujourd’hui, on devrait toujours se comporter comme des touristes)

 

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On commence avec le homard bleu, avocat, tomates et agrumes.

 

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Le turbot avec des petits légumes croquants et une écume iodée au combava. 

Suivent alors le rouget finement grillé (délicieusement grillé d’ailleurs), la carabineros (c’est une variété de crevette) et la pintade, avant le fromage, la brousse du Rove, et une petite bouchée fraicheur à la verveine.

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Enfin pour finir, une tarte au citron aussi sublime que bonne avec du sorbet et une bille de limoncello sur le dessus .

Vient ensuite le moment du café, des mignardises… et de l’addition. 

 

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Pour conclure cette jolie soirée, je crois que j’en suis venue à la même réflexion que lors du repas au Petit Nice.

J’ai été ravie d’avoir eu la possibilité de découvrir ce restaurant dans lequel je ne serai pas allée par moi même, mais je suis restée un peu sceptique.

Le cadre est sublime, la terrasse très agréable en été, le restaurant très classe (malgré quelques petites erreurs de services à noter… genre par exemple, la petite soucoupe du plat précédent qui est toujours sur la table alors que ton plat suivant est servi) (perso, je m’en tape mais c’est marrant de le remarquer vu tout le tralala ambiant)

Mais, je trouve ça excessivement cher.

J’ai apprécié les plats, la recherche, la qualité, la fraicheur, les cuissons toujours parfaites, mais je n’ai pas été transportée gustativement parlant. J’ai été quand même plus séduite par les plats du Petit Nice (mais l’addition est encore plus excessive)(mon côté snob, peut être)

Bref, une jolie soirée tout de même, en bonne compagnie, une expérience intéressante et une belle découverte mais qui c’est certain, ne se renouvellera pas de sitôt !

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