Un dimanche banal …

IMG_0248Quand j’ai ouvert les yeux hier matin, il était tôt … 8h… Pour un dimanche, c’est tôt mais j’ai toujours été incapable de faire une grasse matinée digne de ce nom …

Alors qu’il était encore endormi, j’ai embrassé mon homme sur l’épaule, parce qu’il était tourné sur le côté et que son visage n’était pas accessible, et je me suis levée.
J’ai fait chauffer de l’eau pour un thé, attrapé mon ordinateur, et je me suis mise sur le canapé. Le Bouledogue est venu contre moi immédiatement, comme a son habitude.

J’adore ce moment, le matin. Tout le monde dort encore, la maison est silencieuse, le ronflement du Bouledogue mis a part, je ne suis pressée de rien, je navigue ça et là sur la toile. Généralement, c’est dans ces moments là que j’écris des articles mais hier, je n’avais pas d’idées. Je m’en voulais un peu parce que c’était dimanche et que d’habitude, je publie un article le dimanche alors j’ai essayé de me forcer à écrire avant de me rendre compte que c’était ridicule … Tant pis pour cette semaine !

Il était déjà 9h20 alors je suis allée rejoindre mon homme dans le lit. J’adore ce moment aussi, ce moment où je le réveille en glissant mon corps contre le sien, tout ensommeillé et chaud. On reste comme ça un petit moment. Rien ne nous attend, on n’a pas d’obligation, pas d’horaire. Ce week-end, en plus, il n’y avait que lui et moi. Rien que tous les deux. Parfois, on fait traîner un peu plus que prévu comme si le lit et la sensualité qui s’en dégage nous avait aimantés et qu’on ne pouvait pas s’en défaire.

On a fini par se lever vers 10h et après une petite douche, j’ai fait la vaisselle de la vieille avant de partir chez Picard. Je voulais aller chercher un chapon farci pour Noël parce que l’année dernière j’avais attendu le dernier moment et je m’étais fait avoir : il n’y en avait plus et j’ai dû courir dans toute la ville en quête d’un chapon. Cette année, je prends les devants.

J’avais mis un vieux collant troué a la cuisse mais ça se voyait pas avec ma robe pull un peu difforme … En partant, chéri m’a dit : « Tu es belle, mon amour ». Ça m’a collé le sourire aux lèvres pendant un bon moment.

Quand je suis rentrée à la maison, il était en train d’installer un nouveau tableau dans le salon, pas un des siens mais un tableau qu’il a acheté récemment et qu’il adore au plus haut point. Un portrait de femme. Il l’aime tellement que parfois, il parle d’elle comme si c’était une vraie personne et moi je dis que c’est sa maîtresse. Ça nous fait rire.

Il m’a demandé si l’emplacement allait. J’ai dit que je le trouvais super mais lui pensait que ça manquait de lumière. On a discuté des autres possibilités pour l’accrocher ou alors comment faire pour éclairer mieux le tableau. On l’a finalement laissé tel quel.

Vers 12h30, mon ventre gargouillait déjà alors j’ai bricolé une petite salade avec le reste de crevettes de la vieille (on s’était fait une ventrée de crevette et bulots), du chou romanesco, du sésame et de la sauce soja. On a mangé tous les deux et on s’est régalés. En dessert, on a pris des oranges et du coup on a mangé un peu de chocolat parce que orange et chocolat, ça va bien ensemble.

Après manger, on s’est mis sur le canapé et on a allumé la télé. Il a regardé un reportage sur les estampes japonaises qu’on avait enregistré sur Arte il y a quelques jours et moi j’ai continué à lire « L’écrivain National » de Serge Joncour que j’ai commencé vendredi et qui me passionne depuis. J’ai lu plus d’une cinquantaine de pages mais au bout d’un moment, j’ai sombré. Pas longtemps non, peut être juste 20 minutes, mais dans les bras de mon homme, avec le Bouledogue contre moi et La Chatte qui ronronnait, c’était comme être dans un cocon. Rien ne pouvait nous atteindre. Le bien être à son paroxysme.

Je me suis réveillée pile pendant le générique de fin du reportage mais on a fait traîner l’instant, j’ai demandé si c’était bien et il m’a raconté le reportage … J’étais collée dans ses bras, c’était bon …

Après, on s’est levés et on a épluché des légumes pour faire une soupe pour le soir : carottes, navets, poireaux, courgettes, pomme de terre … On a mis le tout à bouillir dans une grande marmite avant d’éplucher des pommes pour se faire une compote a la cannelle.

J’ai chaussé mes bottes fourrées et je suis partie promener le Bouledogue. Il faisait frais mais c’était bon et  revigorant après cette journée alanguie.

De retour, on a regardé « Magic in the Moonlight » le dernier film de Woody Allen. On a pas mal ri. J’ai aimé mais Chéri moins. Il dit que c’est toujours la même chose, les films de Woody Allen. Il n’a pas tort, bien sur,  mais ça a donné lieu a des discussions sur le film, le cinéma et l’art d’une manière plus générale.

Avant de manger, on a bouquiné encore un peu, avec le verre de vin qu’il m’avait servi et la cigarette que je m’octroie le soir, nos animaux toujours collés à nous, et puis comme on n’avait pas envie de soupe, on s’est fait des œufs à la coque avec des mouillettes devant Zone Interdite. On s’est piqué un fou rire, je ne sais plus trop pourquoi mais c’était bon de rire comme ça, pour rien ou pas grand chose.

Aujourd’hui, quand mes collègues m’ont demandé ce que j’avais fait ce week end j’ai répondu : « Oh … Rien de spécial » …

C’était vrai.
Je n’ai rien fait de spécial.
C’était un dimanche tout ce qu’il y a de plus banal.
Et pourtant …
C’était un dimanche parfait.

Et toi ton dimanche ?

Publicités