De l’anonymat (ou pas)

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Il y a quelque temps, sur la boite mail de CET est arrivée une notification de commentaire pas tout à fait comme les autres.

Celui d’une personne que je connais dans la vraie vie et qui découvrait que j’avais un blog narcissique où je raconte des futilités.

Sur le coup, je ne l’ai pas super bien vécu.

Je n’ai jamais réussi à m’expliquer réellement pourquoi mais c’était comme si on pénétrait chez moi par effraction et qu’onfouillait dans mes petites culottes.
Alors même que ce chez moi est ouvert au monde entier. OUI JE SAIS. (Je n’ai jamais dit que je n’étais pas paradoxale)

J’étais si mal que Chéri, qui ne lit pas ce blog, a commencé à s’imaginer des trucs : genre que je tenais un blog érotiquestyle « 50 nuances de Grey« , que j’avais des amants virtuels un peu partout dans le monde et qu’on cyberpartouzait sur CET.

Bonjour l’imagination débordante du Chéri.

J’ai tenté de le rassurer comme j’ai pu : « Chéri, est ce que tu crois vraiment que si j’avais des amants, j’en parlerai sur mon blog ?! Je suis beaucoup plus maligne que ça voyons« .

Ça ne l’a pas rassuré.

CET a longtemps été anonyme, je n’en parlais pas, c’était mon espace intime, ma part de futilité que la vie (réelle) m’empechait de vivre.

Jusqu’à ce que, un jour, la rédactrice en chef d’un magazine féminin me contacte pour un emploi.

J’étais tellement excitée de la culotte que, avant d’aller passer l’entretien d’embauche à Paris, j’en avais parlé à tout mes proches pour qu’ils fassent en sorte que la terre s’arrête de tourner et que toutes leurs pensées soient tournées vers Moi le jour et l’heure du RDV.

Bonjour l’égo.

Finalement, d’emploi de rédactrice il n’y a point eu (quand la redac chef m’a demandé quel défilé de créateur j’avais préféré l’année dernière, j’ai ri)(ça a complétement plombé l’ambiance).
J’étais tellement déprimée en sortant, que je suis allée boulotter du Ladurée. Autant rentabiliser le déplacement.

Bref, CET est resté CET …c’est à dire une grosse farce… et tant mieux !

Depuis lors, quelques personnes lisaient donc ma prose à haute teneur philosophique mais je ne m’attendais pas à ce que de nouveaux venus s’y rajoutent …

La vérité c’est que dès que quelqu’un que je connais se met à me lire, ça me plonge dans une angoisse existentielle.
Va-t-elle me trouver stupide ? pas drôle ? narcissique ? futile ? moche ? grosse ? va-t-elle me dire en face qu’elle aime bien ce que j’écris par politesse et me critiquer dès que j’aurai le dos tourné ?

Bonjour le manque de confiance en soi.

J’ai pensé plusieurs fois changer de blog, notamment à une période où une page de ma vie s’est tournée et par respect pour ces gens qui me lisaient et pour lesquels je ne pouvais pas tout raconter. Concrètement : quand tu sais que ton ex et la famille de ton ex te lit, ou du moins te lisait et donc peut le faire encore, tu t’autocensures pas mal pour éviter de balancer du bonheur en pleine gueule.

Mais changer de blog me fatigue… Un nouveau design ? le référencèrent à refaire depuis le début ? tout reprendre à zéro ? quitter ce lieu que j’aime ? Non !

CET reste, encore et toujours CET, peut être un peu moins anonymé et plus à découvert qu’avant.

Il me reste quand même pas mal de boulot pour arrêter d’en rougir et de me planquer derrière mon verre de vin quand en plein apéro ma mère lance des « Je sais je l’ai lu sur ton blog« . 

La solution tient en un mot : Assumer. Ce que je suis et ce que je fais.
Promis, j’y travaille.

Et toi ton blog ? Anonyme ou pas anonyme ?
Tu assumes ? 

 

PS : Sinon vous êtes 196 sur la page Facebook de CET. Je vous aime autant que la glace au caramel beurre salé d’Haagen Dazs.
PPS : J’ai 31 ans dans 2 jours. Trop nul la vie.

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