It’s not lupus

dr

Amis du glamour, bonjour,

Alors voilà …
Comment dire …

Il y a quelques semaines, un lundi pour être exacte, j’ai abandonné ma dignité dans le cabinet d’un médecin.
Je t’explique …

Depuis quelques mois, j’ai un bouton chelou sur ce qui, médicalement parlement, s’appelle la « zone péri-anale »
En plus clair : Entre les fesses.

J’ai prié tous les Dieux pour que ce bouton disparaisse de lui même, mais contre toute attente, ça n’a pas marché.

Pire : il s’est dédoublé.

Après plusieurs semaines (ok mois) de tergiversations, quand j’ai compris que ces saligauds ne disparaîtraient pas d’eux-même et j’ai enfin pris la décision d’aller montrer ça à un docteur.

– « Plusieurs mois?!! » s’est-elle écriée quand je lui expliquais le pourquoi du comment de ma présence face à elle dans ce charmant cabinet médical.
– « Oui » ai-je répondu un peu honteuse.

Comment lui expliquer que montrer ma zone péri-anale à une inconnue n’était pas dans mon « top 5″ des choses les plus cools que je rêve de faire dans ma vie ?

– « On va regarder » me dit-elle.
Chic, les réjouissances commencent …

– « Ca se passe comment? » m’inquiétais-je
– « Vous enlevez le bas et vous mettez à 4 pattes sur la table, bien au bord, vers moi »

C’est à peu près le moment précis où j’ai failli décéder mais je me suis exécutée sans un mot.

– « C’est bizarre » me dit-elle « Penchez-vous un peu »

Pardon.
En fait, c’est LA que j’ai failli décéder.

Me voici donc à 4 pattes, sur une table d’auscultation, les bras repliés et la tête baissée, une femme en train de trifouiller mon arrière-train.
J’étais d’un cool, je te raconte pas.

J’ai encore prié tous les Dieux pour que la secrétaire n’entre pas à ce moment là avec un dossier ou pour la prevenir qu’un rdv avait été annulé. Contre toute attente, cette fois, ça a marché.

– « Vous pensez que ça pourrait-être quoi? » dis-je pour tenter de détendre l’atmosphère et dissiper ma gêne.
(tu as déjà essayé de faire la conversation dans cette position ? c’est sympa, comme expérience de vie)
– « Je ne sais pas »
 « Combien d’études déjà pour ce diagnostic pertinent? »  « d’accord »

Un ange est passé et après environ 4 siècles (ou peut être etait-ce 1 minute, je ne sais plus trop), elle a dit :
– « Il va falloir faire un prélévement au labo »
– « Au labo ?! mais vous pouvez pas le faire vous?! Là ?! Maintenant ?! » Ma voix est montée légérement dans les aïgus sans que je puisse l’en empêcher.
– « Ah non c’est au labo »
« pute » « d’accord »

J’ai fait mon chèque, au bord des larmes, et j’y suis allée aussitôt …
Quitte à être mortifiée, autant que ce soit dans la foulée. Je suis sûre que tu approuveras.
Je te passe les détails mais au labo ça a donné à peu près ça « bonjour, je viens pour un prélévement du cul ».

La méga loose quoi. Re-vas-y-que-je-montre-mon-cul. Re-mortification.

Me voilà repartie avec un traitement (qui n’a au final rien donné)(et qui est très glamour à appliquer), des analyses(qui n’ont rien trouvé) et un bouton qui est toujours là.

Résultat : je crois que je suis bonne pour l’acte II avec un nouveau médecin.

Ai-je dit que j’aimais ma vie ?

Et toi, une expérience honteuse dernièrement ?

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