L’Amour sans le faire de Serge Joncour

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Je l’attendais… 
Je l’attendais ce livre qui me redonnerait goût à la littérature actuelle. 

Non parce qu’après avoir lu « Le Caveau de Famille » de Katarina Mazetti que je qualifierai de grosse daube (je suis gentille), suivi de « Et puis, Paulette » de Barbara Constantine que je qualifierai de mièvre (je suis toujours gentille), puis « l’appel de l’Ange » de Guillaume Musso que je qualifierai de consternant (je suis réaliste) … j’étais au bord du craquage nerveux au niveau littéraire.

Et puis, par la magie des matchs de la rentrée littéraire organisés par PriceMinister, est arrivé un livre dans ma boite aux lettres. 
L’Amour sans le faire, de Serge Joncour.

Un livre dont je n’ai lu, à ce jour, aucune critique négative.

Hum … Tu me connais… Les livres que tout le monde encense, ça me fatigue. (Katerine Pancol, si tu m’entends)

C’est comme quand tu vas voir un film au ciné parce que tout le monde te dit qu’il est génial (bonjour, nous sommes des moutons), tu y vas en t’attendant à voir un chef d’oeuvre, puis en fait, tu te dis que tu aurais mieux fait de te taper la redif de camping sur TF1 et te payer une pizza. 

J’avais donc très peur de l’effet de masse, mais attirée comme un aimant par le titre, j’ai pris le risque … 

Et ce résumé intriguant aussi … Après dix ans de silence, Franck téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c’est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s’appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d’y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. « On ne refait pas sa vie, c’est juste l’ancienne sur laquelle on insiste », pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d’un enfant de cinq ans, « insister » finit par ressembler à la vie réinventée.

Après moult péripéties dont je suis désormais habituée, j’ai donc commencé ma lecture avec approximativement 300 ans de retard sur les autres participants. En 2 jours, c’est bouclé et voilà que je dois en faire une critique .. 

Ahem … 
Bien, bien, bien … 

Prenons les choses de manière prag-ma-tique … Que demande-t-on à un livre ? 
Qu’il provoque une émotion ? Qu’il nous touche ? C’est le cas.
Que ce soit bien écrit ? C’est le cas 
Qu’il nous transporte dans un univers particulier ? C’est le cas. 
Qu’on ait pas envie de le lâcher, que les pages s’enchaînent sans qu’on s’en rendent compte, et que le soir venu on ait envie de le retrouver? c’est le cas

L’Amour sans le faire, ce n’est pas une histoire d’amour, c’est une histoire d’Amour. 
Et ça change tout. 
C’est une histoire à travers laquelle les personnages, fragiles, seuls et en souffrance …  sont liés par l’Amour.
On est plongés dans une histoire de famille, sombre et froide, ça parle de souffrance, de rancune, de pardon, de deuil, de différences, d’acceptation de l’autre … mais aussi de tendresse et d’Amour, fil conducteur de l’ouvrage. 
Ce n’est pas triste, ce n’est pas plombant, ce n’est pas mièvre, c’est juste.

Je m’arrêterai là parce que parfois, il est simplement difficile de mettre des mots sur l’émotion. 
C’est comme quand on aime… Pourquoi on aime cette personne ? On ne sait pas. Et c’est justement parce qu’on ne sait pas dire pourquoi que le sentiment est pur et beau. 

Et bien là, c’est pareil. J’ai aimé ce livre. J’aime ce livre. Et je ne peux que vous le conseiller.
On me demande de mettre une note, ce que je déteste, mais comme je suis bien disciplinée, je m’exécute : 17/20

L’Amour sans le faire, découvert grâce aux matchs de la rentrée littéraire organisés par Price Minister paru aux éditions Flammarion.  

Et toi, tu as participé ? 
Qu’est ce que tu lis en ce moment ? Un livre à conseiller ? 
(si c’est « 50 nuances de Grey », tu sors!)

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