La loose de la semaine

looseEn fait, j’hésite entre « Loose de la semaine » ou « Loose du mois » voire « Loose du 1er semestre 2012 » parce que là, mes chéris, on parle de haut niveau.

Je t’explique (ou j’t’esssplique comme dirait Soaz)

Samedi soir, on fêtait les 30 ans de ma copine que j’aime d’Amour.

Par chance, c’était une petite soirée tranquille entre amis chez elle (je ne suis pas très adepte des soirées de folaïes en boite de nuit)

J’avais mis une belle robelissé mes cheveux, épilé mes sourcils et mis de l’eye-liner sur mes yeux.
J’étais relativement confiante dans mes ballerines. Aussi confiante que mon manque de confiance en moi le permet, bien sur.

La soirée a commencé par une alternance de moments d’alimentation et de sociabilisation (oh salut, ça va ? tu deviens quoi ? tu fais quoi comme boulot maintenant ? t’as des enfants ? t’es mariée ? ça me fait plaisir de te revoir, salut), puis petit à petit, j’ai passé la majeure partie de la soirée à faire des photos stupides avec mes cop’s.

C’était cool. On a bien rigolé toussa toussa.

Ma cop’s concluera cette soirée en disant par texto cette phrase mythique sur notre physique de rêve « On est terriblement au dessus de la norme. Que les autres filles aillent se cacher »

Je vous l’accorde, notre égo est parfois terriblement disproportionné. Mais on aime bien s’auto-complimenter.

Le lendemain, reposée et désaoûlée, je suis partie en quête d’une nouvelle photo de profil pour mon Facebook.
Une activité essentielle, évidemment.
Je regarde donc les clichés pris la veille car j’en avais repéré 2/3 où j’étais moins moche que d’habitude.

Et là que vois-je ? Stupeur. Enfer et damnation.

Quelque part entre les photos de 22h37 et 22h46, un mini-morceau d’aliment (je n’ai pas encore identifié la nature exacte de cette chose mais je penche pour un morceau d’herbe de Provence) s’est logé entre mes deux incisives centrales supérieures. (également appelées dents de devant)

Si bien que toutes les photos prises à partir de 22H47 sont foirées.

Bien entendu, celles où j’étais bonne à tomber sont prises aux alentours de 23h30.
Et bien entendu encore, vas-y que je souris à pleines dents sur toutes les photos. Tant qu’à faire.

J’ai passé en revue tout ce que j’avais pu ingurgiter depuis cette heure là, comme si identifier l’aliment en question allait le faire disparaître des photos. On a des réflexes stupides parfois.

Comme je ne pouvais pas revenir en arrière pour effacer cet épisode affreux et sauver un minimum de dignité, j’ai alors voué une haine inconsidérable envers mes amies, qui n’ont pas jugé bon de me prévenir de cette infamie.

Puis, j’ai passé plus de 2h sur Paint (oui PAINT. Certains ont PHOTOSHOP moi, j’ai PAINT. Chacun sa merde) pour tenter de sauver les rares photos où j’ai figure humaine.

J’ai finalement réussi, encore faut-il ne pas zoomer la photo à plus de 200%.
Mais je garde encore des frissons dans le dos chaque fois que je pense à tous les gens à qui j’ai parlé entre 22h46 et 1h du matin ainsi que ceux qui ont pris des photos que je n’ai pas et n’aurais jamais en ma possession et qui à l’heure actuelle doivent circuler sur les réseaux sociaux du monde entier (mais non, je n’ai pas tendance à l’exagération)

Bande de salauds. Je vous hais tous.

J’vous laisse, je vais m’exiler quelques temps en Sibérie.

Et toi, ta loose de la semaine ? du mois ?
Raconte que je me sente moins seule !

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