Lectures et digressions

Bonjour vous,

Avant tout, je tiens à remercier chaleureusement ma mère, mon père, mon agent qui ont toujours cru en moi et sans qui rien n’aurait été possible, celles et ceux qui, par de petits messages trop choupinous, se sont inquiétés de mon silence ces derniers temps. 

Tout ceci prouve que le monde impitoyable de la netterie fait naître aussi des relations particulières, des liens « amicaux », et c’est, c’est à la fois très étrange et très beau. 

Pour vous répondre et calmer vos inquiétudes donc … Non, rassurez vous : 
– Je ne suis pas passée dans une faille spatio-temporelle où Internet n’existerait plus.
– Je n’ai également pas été enlevée par des bonhomme verts qui se livreraient à des expériences scientifiques douteuses sur mon corps (de rêve, l’ai-je déjà précisé?). 
– Je n’ai pas non plus trouvé le travail de mes rêves, tellement passionnant qu’il accaparerait tout mon temps et que je n’aurais plus une minute à moi. 
– Je n’ai pas non plus gagné à EuroMillions et ne suis pas en train de siroter des Sex on The Beach à Punta Cana. 

Je suis tout simplement incapable d’écrire quoi que ce soit de drôle et/ou intelligent en ce moment (mais CET a-t-il déjà été réellement intelligent, je vous le demande?). Alors avant de retrouver ma plume et mon cynisme, je vous propose un petit tour d’horizon traditionnel des lectures du mois écoulé … Mois qui ne s’avère pas très culturel. M’enfin, c’est toujours mieux que rien …

Alors, alors, dans mon panier, je vous propose ce mois-ci :  

2879294819Extrêmement Fort et Incroyablement Près de Jonathan Safran Foer

Résumé : Oskar Schell a neuf ans. Il est : inventeur, entomologiste amateur, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome amateur, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu’elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York où il pénétrera les vies d’inconnus et découvrira l’histoire de sa famille. Dans le sillon de ce gamin surdoué, ultrasensible et d’une inventivité presque maladive, se dévoile une ville qui, un an après les attentats contre les Twin Towers, panse ses plaies et recèle bien des trésors.

L’avis de CET : Attention coup de coeur ! Ce livre est un véritable OVNI. Tant au niveau du fond mais également de la forme. Le récit d’Oscar est entrecoupé de photos, de pages avec seulement quelques mots, de corrections en rouge, de lettres que l’on ne comprend pas immédiatement… Ouvrir ce livre c’est entrer dans un journal intime, dans un univers à part : celui d’Oskar.  Tout au long de sa quête initiatique, on le suit, on le découvre, on s’attache à ce petit personnage hors du commun qui nous fait tour à tour rire et pleurer. Et puis, il y a cette fin, les toutes dernières pages … Je n’en dirai pas plus… mais rarement une fin de livre ne m’avait émue comme ça. Bref, foncez ! 

PS : par contre, le film qui est sorti au cinéma la semaine dernière, c’est plutôt Extrêmement Long et Incroyablement Chiant, si tu vois ce que je veux dire… ça m’a collé des fucking semelles de plomb. Tu peux t’en passer. 

9782757825518

Le Cosmonaute de Philippe Jaenada

Résumé : Quand Hector a rencontré Pimprenelle, elle était  » la femme la plus légère de la création, une fille irrésistible et seule « . Célibataire endurci, dragueur compulsif, pilier de comptoir, piéton de Paris aux activités souvent floues, tantôt détective, tantôt pigiste travaillant la nuit pour la presse  » people « , Hector accepte de changer de vie par amour. Comme dans un conte moderne, ils emménagent ensemble, ils ne cessent plus de faire l’amour, ils ont un enfant, Oscar. Mais c’est une autre femme, une Pimprenelle maniaque jusqu’à l’obsession, une psychopathe du rangement et de l’autorité qu’Hector retrouve, telle une Gorgone, en face de lui. Au-delà de la querelle de couple, de l’affrontement sur le ring du quotidien, ce qui retient le lecteur, dans le roman le plus maîtrisé de Philippe Jaenada, c’est ce comique désespéré, cet humour sombre, nerveux, fantasque, tout en digressions, en incises.

L’avis de CET : Vous en rappelez peut être mais, depuis que je l’ai découvert en début d’année, Philippe Jaenada ma nouvelle idole. L’homme de mes rêves (à égalité avec Dexter Morgan et Javier Bardem). 
Quand je serai grande, je voudrais être un savant mélange entre lui et Delphine de Vigan. (Ouais, c’est bizarre, mais je suis un peu bizarre). Bref, ce livre est tout simplement hilarant … Il m’a coûté un fou rire incontrôlable dans le train. Mes compagnons de wagon se lançaient des regards inquiets face à cette réaction quasi-hystérique, ce qui me faisait encore plus rire. (pourtant, j’étais à jeun).
La première partie de ce livre, où Hector raconte la grossesse et l’accouchement de sa compagne est à mourir de rire. La seconde partie, beaucoup grave, est plus centré sur l’évolution et la tournure tragique de ce couple. L’ensemble, avec le style unique de Jaenada, les digressions, les parenthèses … et l’humour bien sur, est parfait. Je vous le conseille !

2260017088Le magasin des suicides de Jean Teulé

Résumé : « Vous avez raté votre vie ? Avec nous vous réussirez votre mort ! » Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.

L’avis de CET : Petit livre sympatoche qui se lit vite fait, bien fait (une sortie de quickie littéraire). Très sympa dans le côté humour noir et cynisme. Jean Teulé s’autorise à prendre deux sujets qui restent tabous dans notre société (la Mort et le Suicide) et à travers l’histoire  de cette famille aux faux airs de famille Adams, il réussit à en faire un livre drôle, sans aucun côté morbide ou malsain… Une découverte sympathique, donc, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

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 Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer

Résumé : Un message anodin peut-il bouleverser votre vie ? Leo Leike reçoit par erreur un mail d’une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s’excuse et, peu à peu, un dialogue s’engage, une relation se noue. Au fil des mails, ils éprouvent l’un pour l’autre un intérêt grandissant. Emmi est mariée, Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. De plus en plus attirés l’un par l’autre, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre…

L’avis de CET : Lu et relu. Je ne sais plus qui d’entre vous m’avait demandé un jour un conseil sur un livre romantico-moderne et fleurerait bon l’amour. Je viens de le relire, encore, et je ne vais pas me relancer dans une critique vu que je l’avais déjà fait ici, mais ce livre est parfait pour celles et ceux qui veulent une petite dose de miel et de romantisme (sans sexe mais avec de l’humour. Bien aussi)

Et toi, ça va ? 
Tu deviens quoi ? 
Tu les as lu ? 
Tu lis quoi ? 
T’as vu il fait beau en ce moment ?
Tu ne trouves pas que l’essence est affreusement chère ?

PS : j’ai un retard monstre niveau lecture et commentaires de vos blogs, mais je tente de me rattraper très bientôt c’est promis (ne me haïssez pas).

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