Lectures de Novembre

Mais, mais mais, trois fois mais, ça doit bien faire au moins … pffff tout ça … que je n’ai pas fait d’articles « Lecture » ! 

Alors, une fois n’est pas coutume aujourd’hui sera culturel avec non pas 1 mais 5 livres à découvrir au coin du feu. 
Tu n’as pas de cheminée ? Imagine! ça sert à ça la lecture !

Commençons tout de suite par le it-book du moment : 
La couleur des Sentiments de Kathryn Stockett

the helpRésumé Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Mon avis : J’ai aimé ! On a lu beaucoup de choses sur la blogo à propos de ce livre donc difficile de faire dans la critique originale, mais comme je n’ai aucune personnalité, je confirme que c’est un très beau roman. Beaucoup plus que le film qui forcément ne peut pas rentrer dans les détails et traiter la psychologie des personnages de manière approfondie. C’est un livre touchant, parfois même poignant (personnellement, la scène de la fausse couche m’a glacé le sang). Les personnages, tout comme les liens qui les unissent, sont décrits avec beaucoup de justesse et sont extrêmement attachants. 
Bref, à commander au Papa Noel et à lire vite vite.

Tuer le père d’Amélie Nothomb

Résumé : « Allez savoir ce qui se passe dans la tête d’un joueur« 

tuerlepereMon avis : Un petit livre qui se lit extrêmement vite. Comptez 2-3h.
Ce qui pour ma part me laisse toujours un arrière-goût étrange. On a à peine le temps de rentrer vraiment dans l’histoire, de s’impregner de l’ambiance et de bien comprendre les personnages que le bouquin est déjà fini.  Amélie Nothomb nous raconte l’histoire de Joe, un jeune garçon passionné de magie qui s’enfuit de chez lui et qui trouve en Norman, son mentor… Le jeune garçon trouve refuge chez Norman et Christina, qui bien malgré eux, vont devenir les « parents » du jeune garçon.  C’est l’histoire d’un conflit paternel, complexe d’oedipe à la sauce Nothomb. Dire que je n’ai pas aimé serait exagéré mais dire l’inverse serait mentir. Donc, mon sentiment est quelque part entre les deux. Flottant. 
Papa Noel peut s’abstenir.

La délicatesse de David Foenkinos

Résumé ‘Il passait par là, elle l’avait embrassé sans réfléchir. Maintenant, elle se demande si elle a bien fait. C’est l’histoire d’une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise.

ladelicatesseMon avis : Je l’avais déjà lu une fois cet été et j’en avais gardé une impression mitigée. Vu les critiques dithyrambiques entendues par-ci par-là, je me suis dit que j’étais sans doute passée à côté. 
Mais non. 
J’ai adoré le style d’écriture de Foenkinos. Le livre est truffé de petites phrases amusantes et de tournures très drôles. L’histoire est touchante, pourtant … pourtant je trouve que le rythme s’essoufle au milieu du livre et l' »intrigue » perd de son intérêt. C’était le cas à la première lecture, ça l’est toujours à la deuxième. 
Donc, avis toujours mitigé : très chouette dans le style, moins dans l’histoire.
L’adaptation du livre sortira au cinéma le 21 décembre avec Audrey tautou et françois Damiens dans les rôles principaux. Plus d’info ici.

Puis, le p’tit bouquin dont personne ne parle mais qui n’est pas mal quand même :

Les terres saintes d’Amanda Sthers 

Résumé Saviez-vous qu’en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? lesterressaintesD’abord parce qu’ils ont un flair hors du commun, ensuite parce que si un musulman touche un cochon, il se voit refuser les sept vierges au paradis. On y élève donc des cochons sur pilotis comme l’exige la loi afin qu’ils ne frôlent pas la terre sainte. Que rêver de mieux comme personnage qu’Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien qui a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Israël ?
David, le fils d’Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, lui écrit mais son père ne lui répond jamais, incapable d’imaginer son fils dans les bras d’un homme. La fille d’Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d’amour et va le retrouver ailleurs en chemin.Et enfin son ex-femme, mère de ses deux enfants, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d’amour et ses zones d’ombre comme si cela pouvait l’aider à affronter la vie et son issue. 
C’est un roman sur les limites de chacun, sur ce qu’on ne se dit pas, ou trop tard. Sur les élans du coeur qui restent coincés dans la gorge. Sur les instants qui passent et qu’on n’a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. C’est un roman d’amour.

Mon avis : J’ai aimé ce livre pour plusieurs raisons : 
– j’aime bien Amanda Sthers ( *critique constructive)
– le récit est construit sous une forme épistolaire (les protagonistes s’échangent des lettres) ce qui donne beaucoup de rythme au roman et qui fait qu’on ne s’y ennuie pas une seconde
– c’est à la fois drôle et touchant, ça parle de sujets graves et intéressants sans jamais être plombant : religion, homosexualité, divorce, maladie, manque de communication et incompréhension entre les membres d’une même famille… 
Bref, un condensé de beaucoup de choses, mais traité avec beaucoup de justesse.   

Et enfin, Les Morues de Titiou Lecoq

Les-MoruesC’est un roman qui commence comme cela :
« Au début, il y a la sonnette – et la porte qui s’ouvre et se referme sans cesse. Des pas qui résonnent dans l’entrée. Et des embrassades, des « ah », des « oh ». T’es déjà arrivé ? J’croyais que tu finirais plus tard le taff. Ouais, mais finalement j’ai bien avancé. Hé, Antoine on va pas parler boulot ce soir, hein ? Ça serait de la provoc ! Un brouhaha généralisé. Des verres qui tintent. T’as apporté les bougies ? Non c’était à Ema de le faire. »
(…) C’est donc l’histoire des Morues, d’Emma et sa bande de copines, de ses amis, et, si l’on s’y arrête une minute, c’est le roman de comment on s’aime en France au début du XXIe siècle.
Mais c’est davantage.
C’est un livre qui commence comme une histoire de filles, continue comme un polar féministe en milieu cultivé, se mue en thriller de journalisme politique réaliste – au cours duquel l’audacieuse journaliste nous dévoilera les dessous de la privatisation du patrimoine culturel français – et vous laisse finalement, 500 pages plus loin sans les voir, dans le roman d’une époque embrassée dans sa totalité par le prisme de quatre personnages.
Cet ambitieux projet romanesque, qui a pris plusieurs années à son auteur, est une réussite totale. 
D’abord parce qu’il se dévore. Que sa lecture procure un plaisir continu, et qu’il emprunte toutes ses voies pour s’inscrire dans une perspective globale avec une acuité, une ironie et une gouaille bien contemporaines, mais en y superposant le paysage littéraire d’une jeune femme d’aujourd’hui qui, petite fille, réécrivait la fin des romans de la Comtesse de Ségur pour celles qu’elle préférait lire. Cela donne un authentique et passionnant roman français.

Mon avis Gros gros coup de coeur ! Tout est dit dans le paragraphe plus haut… A lire de toute urgence ! 
Titiou Lecoq est également l’auteur du blog The Beauty and The Geek

Allez, j’enchaîne avec 1Q84 de Murakami… J’vous en parle asap.

Et toi, tu les as lu ? t’en penses quoi ? 
Sinon, tu lis quoi en ce moment ? 
(Si tu lis Public, tu peux le dire aussi)

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