Ca roule ma poule #1

IMG_0711L’autre jour, vu qu’on avait de la visite, l’homme a décidé qu’on emmènerait nos invités faire une journée à vélo, le long du Canal de Bourgogne

Quand il m’a annoncé cette nouvelle qui semblait le ravir, j’ai tout de suite essayer de tempérer ses ardeurs. 

Il faut dire que le vélo et moi, on avait eu quelques antécédents et qu’on était pas restés très copain-copain.

Ma dernière expérience remontait à 5 ans en arrière, au tout début de notre relation, où il avait également trouvé qu’une après midi vélo, ça pourrait être « vachement sympa« . 

Tu m’étonnes. 

Je vous avoue que notre histoire a bien failli s’arrêter ce jour là tant j’ai été exécrable. 
Il faut dire que lestée de 10 kg supplémentaire par rapport à aujourd’hui et n’ayant pour ainsi dire jamais fait de sport (celui du lycée mis à part), j’étais pas vraiment du genre vélo-addict. 

Et Monsieur, qui avait néanmoins dû déceler en moi des gênes de Richard Virenque, avait choisi un parcours de fou : 3h avec un dénivelé important, des chemins boueux et étroits où les branches te griffent le visage et les mollets … etc etc. 
Ah oui, j’oubliais : Il y avait aussi un passage dans l’eau. 

C’est bien simple, le truc, c’était Koh Lanta

Quand j’ai chuté de mon fier destrier et qu’il ne l’a même pas remarqué, j’ai décidé que ça en été trop. J’ai fini à pied, en prenant le plus de temps possible pour essayer de l’enerver, m’arrêtant pour cueillir des fraises des bois que je n’avais nullement l’intention de manger et faisant des pauses inutiles pour me reposer.

Bref, vous l’avez compris, le vélo et moi, on avait rompu définitivement ce jour là. Et en guise de cadeau d’adieu, il m’avait en plus laissé les pires courbatures du monde et mal aux fessiers of course.

Autant vous dire qu’il n’a plus jamais été question de vélo au sein de notre couple. 
La seule évocation de ce mot suffisait à provoquer chez moi des regards noirs assortis d’éclairs en sa direction.

Aussi quand il m’a annoncé sa bonne idée, j’ai eu très peur. 

« Mais non, tu vas voir, ça va être agréable! » qu’il m’a dit
Hum, j’ai tout de suite pensé qu’on avait pas la même notion de l’agréable. 
Pour moi, agréable c’est le soleil sur ma peau, le clapotis de l’eau sur mes pieds, trouver une robe qui me fait une silhouette de rêve (pure utopie) à moitié prix, un macaron caramel beurre salé… bref, beaucoup de choses mais certainement pas faire du vélo. 

Tu l’auras compris, je redoutais le Jour J comme la peste. 

Le matin même, nous sommes allés à l’agence de location. 
Le comble, c’est que tu dépenses des sous pour en plus passer un moment de torture. Faut vraiment pas être très sain d’esprit. 

C’est là que cette journée noire a commencé à s’éclaircir : j’ai vu que le vélo qui allait m’accompagner était équipé d’une selle gros cul tout confort et d’une mini-sonnette rigolotte (j’avais bien l’intention de saoûler tout le monde avec)

Et surtout … surtout, quand le vendeur m’a demandé gentiment « je vous met le petit panier à l’avant? » 
Hiiiiiiiii. J’ai cru que j’allais m’évanouir de bonheur quand j’ai vu ce petit panier so cute. 
J’avais qu’une envie : partir direct faire quelques courses au marché pour le garnir. 

Au lieu de ça, j’ai glissé le dernier numéro de Glamour, en prétextant que si jamais j’en avais marre, je ne serai pas un boulet et pourrait attendre les autres en feuilletant de la futilité.

Inutile de te dire que j’avais bien l’intention de rouler quelques minutes et de me vautrer à l’ombre avec le magazine le plus vite possible. Mais ça, ils n’étaient pas censés le savoir.

La suite lundi !

Et toi, tu aimes le vélo ?

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