Fête des lumières 2010 – Lyon

feteSamedi, le temps d’un aller-retour express, j’ai fait un petit tour à la Fête des Lumières de Lyon

Si tu as l’occasion et que tu ne connais pas, c’est quelque chose que je te conseille vivement. 

Pour commencer, voici quelques infos historiques sur l’origine de la fête pour te coucher moins bête ce soir :

En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation d’une statue, envisagée comme un signal religieux au sommet de la colline de Fourvière. Un an plus tard, ce concours est remporté par le sculpteur lyonnais Fabisch, et la date du 8 septembre 1852  est choisie pour son inauguration. Mais au mois d’août, la Saône sort de son lit et envahit le chantier où la statue doit être réalisée. 

L’inauguration est donc reportée au 8 décembre, fête de l’immaculée conception. Le jour même, les journaux annoncent le programme de la soirée et toute la ville se prépare pour l’événement. Quelques uns prévoient même d’illuminer les façades de leurs habitations à l’aide de bougies. 
Mais le mauvais temps va à nouveau contrarier les réjouissances, contraignant les autorités religieuses à remettre l’inauguration au 12 décembre. 

Malgré ce contrordre, l’enthousiasme des Lyonnais ne fut pas éteint. Dès 18h, les premières fenêtres s’allument, et à 20h, la ville entière est illuminée. Une grande partie de la population descend dans la rue, joyeuse et attendrie, s’étonnant de ce geste spontané et communicatif. Les autorités religieuses suivent le mouvement et la chapelle de Fourvière apparaît alors dans la nuit. Ce soir là, une véritable fête est née ! Chaque année désormais, le 8 décembre, les Lyonnais déposent des lumignons à leurs fenêtres et se retrouvent pour déambuler dans les rues de la ville. (source : site officiel de la fête)

Cette année, la fête avait lieu du 8 au 11 décembre. 

Il faut savoir qu’il y a un monde fou (surtout le samedi soir, qui est en plus d’être en week-end, est le dernier jour de la fête) donc il ne vaut mieux pas être claustro ou agoraphobe. Dans les rues, c’est du coude à coude quand ça va bien, collés les uns aux autres sans pouvoir bouger dans les cas les plus extrêmes, notamment pour sortir du parc de la Tête d’Or ou dans certains endroits du vieux-lyon. Mieux vaut aussi éviter de faire le difficile sur les restos : si tu trouves de la place sans avoir réservé, c’est ton jour de chance.

Mais, ça vaut le coup, c’est clair. Le spectacle est absolument grandiose et la lumière est partout. 
J’ai néanmoins été un peu déçue des installations Place des Terreaux, qui l’année dernière proposait un spectacle « son et lumière » à couper le souffle et qui cette année proposait un attirant hommage à Bartholdi. 
La fontaine était bien mise en lumière mais nous n’avons pas vu la gigantesque cavalcade qui devait être projetée sur les façades environnantes, comme annoncé (bug?)
Sinon, le reste était parfait.

Tu t’en doutes, difficile d’immortaliser ça avec un appareil de moyene qualité. 
Comme les quelques photos que je vais te proposer ne rendent pas tellement justice à ces magnifiques mise en lumière, je ne peux que t’inviter à aller voir ce que ça donne lorsque les photos sont prises par des pros : sur le site officiel par exemple.

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Parc de la Tête d’or – Installation de feu
Compagnie Carabosse
Au fil des berges du Rhône, des flammes en pots montrent le chemin. Cueillis par trois énormes boules de feu flottant sur le lac, les spectateurs croisent des automates, une immense fleur enflammée, les « Marcels de feu », la « fontaine à Jojo »… dont l’eau brûle et saluent les quatre musiciens s’en donnant à coeur joie dans le « Kiosk à Musik » cerclé de bancs chauffants. La compagnie Carabosse a notamment embrasé des festivals à Moscou, Turin ou à Essakane au Mali.

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Quais de Saône – Courant de lumière
(de la passerelle du Palais de justice au pont du Maréchal Juin) 
Production : En attendant
Depuis les berges de Saône, le spectateur laisse courir son regard, attiré par des fils lumineux enchevêtrés, parcourant les arbres, franchissant passerelle et pont, investissant les parkings, en osmose avec l’élément aquatique. En se rapprochant et en déambulant, il se sentira happé, immergé par la Saône devenue courant de lumière.

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Place des Jacobins – La source de la lumière
Production : Fa Musique Luminance
Monde marin féerique à l’horizon… une proposition pleine d’humour ! Habillé de rouge et de blanc puis coiffé d’un flash lumineux, le sommet de la fontaine des Jacobins se mue en balise maritime. Entièrement asséchée, elle sera
inondée de lumière, magnifiant ainsi son architecture et ses sculptures : tons chauds et éclatants, poissons étincelants, reflets et cascades, amuseront petits et grands.

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Eglise Saint-Nizier – Monument Air
Production : Philippe Rizzotti Architecte
Tout d’abord, le bâtiment se construit, pièce après pièce, époque après époque comme un puzzle du passé racontant l’oeuvre architecturale. Achevée, l’église Renaissance opère une mue métallique et végétale et se niche sur un nuage… avant de se désintégrer dans un flash. Une métamorphose onirique inspirée de l’univers graphique du japonais Hayao Miyazaki. Architecte renommé, Philippe Rizotti a notamment remporté de prestigieux concours à Sao Paulo et à New York.

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