Ville Vs Campagne

aedlpNon, désolée de vous decevoir :  on ne parlera pas aujourd’hui de cette émission aussi culte que bête, et qui à mon grand regrets’est terminée la semaine dernière (oui j’avais étient mon cerveau pendant les vacances).

En fait, je me rends compte que cela fait presque 2 ans que j’ai quitté la ville (Marseille) pour la campagne (Beaune).

Tout en écrivant, je me rends compte que le terme de « campagne » est bien relatif puisque les gens d’ici trouvent que Beaune (25 000 habitants), c’est une peu LA grande ville du coin, tu vois… Genre, l’été, « y’a trop de monde! » « y’a même des embouteillages! » et parfois, comble de l’horreur « on peut plus se garer! »

Hum…

C’est vrai que parfois, au plus haut de la saison touristique, j’ai du attendre bien 5 minutes à un feu rouge. 
Puis après j’étais garée au deuxième rang au supermarché et pas juste devant comme d’habitude.

Trop dur la vie.

Le pire c’est que moi même, je commence à avoir tendance à m’en plaindre… Jusqu’à ce que je réalise que quand même, il y a pas si longtemps, les embouteillages étaient mon lot quotidien et chaque prise de voiture ne se faisait non sans angoisse car assurement suivie d’une recherche de place de parking pendant 30 minutes en moyenne (10 minutes les jours de chance, 1h les jours moins bien lotis)

Sur que ça fait relativiser les 5 minutes bloquée au feu rouge.

Bref, tout ça pour dire que, que ce soit en ville ou à la campagne, chaque choix de vie présente des avantages et des inconvénients. Niveau inconvénients, à la campagne par exemple :

– faut pas avoir envie de se faire livrer chinois à 21h30. Passé cet horaire, c’est pizza et encore jusqu’à 22h seulement et faut bien les chercher… (ça aussi mon dieu, les bourguignons ne savent pas ce qu’est une pizza ou quoi ?). 
Tu n’as rien dans ton frigo et tu n’aimes pas les pizzas ? Tu voulais plutôt te faire livrer japonnais ou indien ? Dommage hein.

– il faut bien le dire, l’hiver c’est pas super fun : il est possible de passer plusieurs jours de suite sans voir un seul rayon de soleil.

– culturellement, c’est pas le top non plus. Bien que la ville fasse de gros efforts au cours de la saison estivale et propose des programmes sympas, passé le mois d’Octobre, ça se raréfie. Faut alors accepter de pas trop être dans la tendance culturelle ou alors de faire 100km aller-retour pour voir une expo ou un spectacle potable.

Mais par contre, quand les beaux jours sont là, ce que j’aime par dessus tout, c’est tout ces choses qu’il m’était impossible de faire avant :

1. Prendre le petit dej, le déjeuner, l’apéro et le dîner dehors… 
Avant : de la vue de notre appart, c’était immeubles, immeubles et encore immeubles. Musique d’ambiance ? voitures et scooters hyper bruyants. 
Aujourd’hui : la vue se résume à un grand champ tout vert et bruits de vache comme bruit de fond (et de voisins). Ok, on ne peut se servir de la terasse que 2 mois dans l’année dans ce pays glacial, mais quand même.

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Du soleil = joie suprême

2. Avoir un potager. 
Non, mais j’attire vraiment ton attention là dessus car c’est quand même un truc de ouf. 
Avant, chaque plante qui passait le seuil de la porte d’entrée était promise à un mort aussi fulgurante que tragique. Impossible de faire tenir le moindre ficus. C’était assez déprimant. On avait bien tenté de planter des tomates sur le balcon mais la seule qui ait jamais vu le jour était aussi grosse qu’une petit pois (et ce n’etait pas une variété de tomate cerise mais bien une tomate normale). Du coup, je te raconte pas l’hystérie quand on a eu ça cette année :

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Et encore là ce ne sont que les tomates-cerise (on a aussi des tomates normales). 
En plus, on était à peine mi-juillet, alors imagine un peu combien on en a bouloté depuis…

Et même des concombres ! Tu savais toi, comment ça poussait un concombre ? et à quel moment c’est mûr ? 
Ben moi non… Alors on a étudié l’évolution de près. Même qu’au début tu crois que tu vas avoir des pauvres cornichons.

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Et puis, contre toute attente, ça fait une fleur puis ça grossit petit à petit, ça devient lisse et à la fin, ça ressemble à un vrai concombre. Puis même que pour un premier concombre, il était plutot castaud le bougre.

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c’est vrai que 828 kilos, ça fait beaucoup pour un concombre.

Je te raconte pas le kif absolu quand tu manges une salade de tomate et concombre du jardin. Genre t’as jamais mangé une aussi bonne salade de ta vie.

3. Chaque soir, avoir la visite d’étranges créatures
Je sais c’est con, mais j’adore ça. Puis être assis dans le salon à bouquiner tranquillement et tout à coup, voir une vache qui traverse le champ en courant, c’est assez unique. (oui, certaines vaches courrent et c’est assez fascinant)

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Et toi, tu es plutôt ville ou campagne ? C’était C’est quoi tes petits plaisirs estivaux ?

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