4 concerts pour le prix d’un

afficheCe week-end (soit du 23 au 25 juillet) à Alise Sainte Reine, a lieu le festival Les Nuits du Peplum.

Pour ceux qui ne le savent pas, la ville d’Alise Sainte Reine est située en Côte d’Or. Malgré la controverse, il est maintenant communément admis que c’est sur cette commune que se trouve le site d’Alesia, célèbre pour la bataille qui possa Jules César à Vergincétorix en 52 av JC. (si tu veux, rafaichir tes connaissances du CM1, je te renvoie )

Le festival fête cette année sa 10ème édition et comme les années précédentes propose 3 soirées de concert dans le cadre du Théatre des Roches, et un après-midi de spectacles tous publics ponctué d’un concert pour les enfants. Autour de tout ça, des ateliers découverte, des expos, des performances diverses et variées sont également organisés.

Cette année au programme, on avait le choix entre : 
Vendredi 23 juillet  : As De Trêfle (un groupede Poitiers), Archimède (de Laval), SKip the Use (de Lille) et Beat Assailant (USA/PARIS)
Samedi 24 juillet : Madjo, Christian “Mansour”, Mickey [3d], Manu Dibango
Dimanche 25 juillet : Zut, Agnes Bhil, Eric Toulis, Jamait

Personnellement, je me suis laissé tentée par la soirée de Samedi soir avec MadjoMickey 3D, Chrisitan Mansouret Manu Dibango.

Allez, je te raconte à travers ce petit compte-rendu imagé !

(ces photos ayant été prises au péril de ma vie, au prix d’une lutte féroce avec le vigile qui m’aveuglait avec sa lampe à chaque fois que je sortais mon appareil, je te prie de bien vouloir les considérer à leur juste valeur)

La soirée a commencé à 19h avec Madjo
Tu te souviens de Madjo ? Non ? Comment ça non ??? Je t’en ai déjà pourtant parlé 2 fois… 
Bon, allez ça va, je t’en veux pas mais pour la peine, je te renvoie là et là et surtout je vais t’en reparler !

Madjo « est une voix » douce, qui aime se frotter délicatement au blues, le tout orchestré par des guitares, banjo, claps et autres snaps à l’instar d’une «armée pacifiste ». Entre montée extatique propre au gospel et accents folk des plus intimistes, ses mélodies à la nostalgie rieuse convoquent tantôt Joni Mitchell tantôt Billie Holiday.
Ses textes s’invitent volontiers sur le terrain hasardeux des relations, du souvenir, du songe, transformant toujours le réel en une petite scène de théâtre dont elle monte et démonte les décors. Car Madjo a plus d’une histoire – à tiroirs – dans sa valise. Songwriter guidée par le fantôme de Lewis Carroll, elle sait fabriquer des univers colorés et extra ordinaires avec des bricoles confondant allègrement création et récréation. À la ville comme à la scène.
Celle qui quatre ans durant s’est produite en solo a désormais trouvé ses petits camarades de jeu : un beatboxer et deux choristes. Depuis un an « ses oiseaux », comme elle les rebaptise, l’accompagnent, formant une joyeuse troupe douée pour l’alchimie vocale et les concerts à l’énergie contagieuse. Enfin, nous voilà ses hôtes, amoureusement conviés autour d’une vieille recette dont elle exhume les trésors : peurs cocasses de l’enfance, utopies sentimentales, conquête d’un espace à soi, cartes postales familièrement étranges de la vie.
Impressionnante sur les planches, Madjo est en train de concocter un premier album qui à n’en pas douter s’ouvrira comme on feuillette un livre d’images, entre comptines à la française et ballades américaines.

Personnellement, je suis ultra fan ! J’ai adoré ce mini-concert d’une heure, où j’ai pu entendre à nouveau certaines chansons que j’avais découvert lors de la première partie de Coeur de Pirate, et en découvrir de nouvelles … J’ai hâte hâte hâte de voir son album sortir (normalement prévu pour Novembre). En attendant, il faut se contenter des titres présents sur son Myspace. La pauvre Madjo n’avait pas une place facile (ouverture de la soirée à 19h) Elle et ses compères ont du commencer à jouer devant une assemblée quasi-vide et un peu je-m’en-foutiste, mais qui heureusement s’est peu à peu remplie.Bref, je me repete mais c’est une artiste à suivre, assurèment ! 

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A 20h, on a enchainé ensuite avec Christian Mansour.

Les fins connaisseurs connaissent déjà le Dijonnais Christian Léchenet comme étant démonstrateur pour le luthier James Troussart ou sideman dans l’émission Tarata. Il s’est maintenant fait baptiser « MANSOUR » après son mariage avec une jolie demoiselle du Sénégal. « Accompagné de Olivier Guerbeur à la calebasse et par Sylvain Mazzola à l’harmonica, ce musicien aux chorus débordants de feeling, mais aussi chanteur hors pair, a choisi à présent de retrouver les racines de la musique africaine. Il développe ses propres chansons avec des textes chantés en français et en Wolof (dialecte sénégalais), compositions qu’il vient d’enregistrer à Dakar en mars 2010. Son premier album solo devrait paraître fin 2010″.

Je n’ai pas vu ce concert en entier donc il m’est difficile d’en donner un avis tranché. Cela dit, j’ai trouvé que les rythmes africains étaient super entrainants, très agréables à écouter… Quand Chistian chante en Wolof, ça le fait, on a vraiment l’impression de voyager par contre, j’aime pas du tout les chansons en français. Ecouter les paroles gâchent carrément tout… La simplicité voulue des textes ne m’a pas du tout séduite (« soyons éco-logiques, il faut recycler les fripes … « )

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Petite pause puis entre en scène Mickey [3D]

Mickey n’est plus tout seul. Après ses aventures solitaires il y a deux ans le voilà qui renoue avec la compagnie. Le grand retour de miCkey[3d], typographié entre parenthèses comme pour bien signifier que s’il ne s’agit pas du même groupe, c’est la même histoire qui continue. Le titre de l’album « La grande évasion », fait songer à Steve Mc Queen cabriolant sur sa moto mais se veut surtout l’illustration de la façon dont a été conçu l’album : en toute liberté, sans contraintes ni carcans, au gré des humeurs, des envies, des paysages, des rencontres ou Mickaël sait utiliser les mots, non pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils évoquent. Une poésie parfois à la limite du non-sens, à déchiffrer entre les lignes, à imaginer et imager soi-même.

Outre, notre excellente place (totalement devant et face à la scène) j’ai été vraiment emballée par ce concert. J’adore le dernier album de Mickey [3D], original dans sa musique, totalement lofoque dans ses textes. Hier soir, le groupe a joué cet album en quasi-totalité pour notre plus grand plaisir, et ajoutant également quelques titres que je ne connaissais pas (comme La France a peur par exemple …) et les célèbres « Johnny Repp » et « Respire« … Bref, un très très bon moment.

Pour découvrir Mickey [3D], c’est par là que ça se passe.

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Et enfin, après une longue pause qui n’en finissait plus à 23h20, on fait la connaissance de Manu Dibango.

Artiste de l’UNESCO pour la paix, Manu veut mettre son expérience et sa notoriété au service de l’universalité culturelle. Comme à son habitude, il veut bâtir un pont plus vibrant entre l’Afrique et l’occident, à travers la Culture, car, pour le citer « on ne peut pa peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir ; nous sommes tous les révélateurs les uns des autres ». À plus de 70 ans, et toujours aussi en avance sur son époque, il reste un artiste infiniment respectable dont on n’a pas fini de découvrir le génie qu’il apporte à la musique.

Ayant laissé tomber notre super place au premier rang après Mickey [3D] pour aller se gaver de frites (nous sommes faibles), nous avons du nous contenter d’une place tout au fond du théatre pour ce concert… Manu Dibango manie le saxo comme un virtuose et les quelques chansons que l’on a pu découvrir étaient plutôt sympa à écouter… Mais après une nuit ultra-courte la veille, 5h de concerts, la fatigue commencait à etre bien présente, et la perspective de l’heure et demi de route que nous devions faire pour rentrer a eu raison de nous. Nous avons laissé Manu et ses amis, et sommes rentrés, plein de belles images en tête après cette très très bonne soirée.

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