La fête des voisins #1

Affiche40x60Comme je suis au top de l’actualité, j’avais envie de te parler de cet évènement qui avait lieu Vendredi : La Fête des Voisins.

Bon, comme je n’ai pas fait la fête avec mes voisins, je me dis aussi que ça n’a aucun intérêt.

Cela dit, quand tu auras lu ma description des 4 spécimens de voisins qui ont été les miens ces dernières années, tu comprendras peut être pourquoi je n’ai jamais eu super envie de faire la fête avec eux. En effet, j’ai pu cotoyer de très près : Un schizophrèneun jeune fêtardun pervers et un jeune couple avec 3 enfants … 

1. Le schizophrène

Quand on habitait dans le sud, l’homme avait un appartement (que je squattais allégrement) situé en plein centre ville, au milieu d’une résidence. Qui dit résidence, dit apparts et bâtiments collés les uns aux autres… La terrasse était commune avec l’appart d’à coté, tout juste séparée par un mur très fin. A coté vivait une homme seul, la cinquantaine et … légèrement effrayant.  En fait, sans crier gare, il pouvait tout à coup se mettre à hurler et insulter une fille. On a d’abord cru qu’il avait le syndrome Gilles de la Tourette, mais en fait, il insultait régulièrement la même personne et son discours était plutôt « construit » : il ne se limitait pas à une seule insulte mais faisait des phrases. Par exemple : « Je m’en fous, je partirai pas d’ici…« 
Il répétait cette phrase constamment, y plaçait régulièrement des des s****pes et des co*****ses généreusement distillées. On avait aussi droit à « Comme une sangsue, je vais m’accrocher » (il accentuait toujours fortement le G de Sang). 
Ces crises étaient assez impressionnantes. Nos appartements étaient si proches que, s’il hurlait alors que les vitres étaient ouvertes, on avait l’impression qu’il était sur notre terrasse. Du coup, on stoppait toujours net nos activités pour écouter, tout en étant légèrement tétanisés. Quand on le croisait dans l’ascenseur, on avait toujours la crainte qu’il se mette à hurler devant nous… Finalement, il a disparu du jour au lendemain. On ne l’a jamais revu et ses affaires ont été déménagées par quelqu’un.

2. le jeune fêtard

Après cet homme, s’est installé un jeune d’une vingtaine d’années. Et lui quand il hurlait, c’était quand il regardait des matchs de l’OM ou qu’il faisait une partie de Playstation avec ses potes. Et ça arrivait plutôt régulièrement. 
Je pense être plutôt tolérante… « ils sont jeunes, nous aussi on faisait la fête » (je sais, je parle parfois comme si j’avais 50 ans). 
Une fois, en plein été (donc fenêtres ouvertes), ils ont fait la fête jusqu’à 2h du matin sans qu’on ne dise rien. Par contre, quand le lendemain matin, ils se sont mis à discuter sur la terrasse à 6h (soit quasi-sous notre nez), j’ai vu rouge. 
Je suis allée sonner chez eux, endormie et échevelée (comprenez extrêmement séduisante), les sommant de la fermer immédiatement. Le bruit a cessé instantanément. J’étais tellement fière de moi et de ma soudaine poigne de fer (genre j’ai réussi à fermer le clapet de 10 adolescents idiots) que j’en ai pas réussi à me rendormir… c’est bien la peine.  
NB : Inutile de vous dire que le bruit a recommencé dès le match de foot suivant.

3. Le mateur

Toujours dans le sud, la résidence comptait de nombreux immeubles donc pas mal de vis à vis. En face, vivait un homme qui traînait régulièrement sur sa terrasse, le plus souvent en slip (l’été du moins). On le surnommait « le pervers« . Comme j’étais fumeuse à l’époque, c’était une pièce de l’appartement que j’affectionnais particulièrement. Il passait son temps à me mater, du début à la fin de sa cigarette. Plus efficace qu’un patch, il me faisait même parfois renoncer à fumer, en tout cas à différer. Souvent, après m’être inquiétée de savoir si je pouvais aller fumer tranquille, je le voyais surgir dès la première taffe. 
Une autre fois, on était tranquillement vautrés installés sur le canapé, quand après un coup d’oeil à l’extérieur, on s’aperçoit qu’il était sur sa terrasse, en train de mater chez nous… Brrrr, effet glauque garanti.  
Sinon, il est parfois arrivé que les deux voisines d’en face se baladaient les seins à l’air ou que le voisin traîne à poil sur son ordi … et ces fois là, j’avoue, c’est nous qui faisions office de voisins pervers (pour rigoler bien sûr)

4. le jeune couple avec 3 enfants

Pour les décrire, je dirai que c’est le style de couple (et d’enfant) qui fait office excellent contraceptif. Genre tu les vois et tu te dis : « Bon sang, je ne veux jamais ressembler à ça« . 
Pour résumer, les croiser, c’est un peu comme regarder un épisode de Super Nanny : impossible d’oublier sa pilule après, c’est moi qui te le dit. Le mec qui passe son temps à fumer des clopes et boire des bières sur la terrasse, la fille qui s’adresse à ses enfants uniquement en hurlant et les enfants qui logiquement, passent leurs temps à chouiner… Last but not least : malgré ça, ils ont beaucoup, beaucoup d’amis dans leur genre qui, eux aussi, ont des enfants. Bonheur.

Dans un prochain épisode et pour contre balancer tout ça, je te raconterai pourquoi, nous aussi, nous ne sommes pas toujours excellents voisins…

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