Got me on my knees, Eric

DSCN3048Éric Clapton fait partie de ces artistes qu’on ne présente pas.

Premièrement parce que c’est un artiste à la carrière si vaste qu’il serait difficile de la présenter en quelques lignes sans en rogner des morceaux trop importants. Deuxièmement, parce que tout le monde le connaît : plus ou moins bien certes mais je suis sûre que tout le monde ici en a au moins déjà entendu parler et connaît au moins une de ses chansons. 
Je ne vais donc pas me lancer dans une présentation et te renvoie là si vraiment ça t’intéresse.

En revanche, je vais te raconter ce que ça donne en live. C’est la deuxième fois que j’assiste à un de ses concerts puisque je l’avais déjà vu à Londres, en Février, dans le gigantesque O2 Arena. Mardi soir, le concert avait lieu à Paris Bercy. 

Le pire moment de tout concert, c’est l’attente avant que ça commence…  Dès 18h, à l’ouverture des portes, la foule était bien présente et la queue serpentait déjà sur plusieurs mètres. Une fois dedans, il allait encore falloir poireauter plus d’une heure et demi. Assis par terre, ça passe. Mais quand, pour une raison inconnue, tout le monde décide de se lever, tu te retrouves obligée d’en faire autant pour ne pas finir asphyxiée. D’autant que de l’air, il va t’en falloir parce que tu vas rester debout collée à des inconnus suants pour encore plus de 3h…

Bref, je passe sur la chaleur quasi-insupportable de la fosse qui, plusieurs fois, m’a fait me dire qu’il était impossible que je tienne jusqu’à la fin sans tomber dans les pommes et l’embrouille de l’homme qui essaye de raisonner un mec bourré …  et en arrive directement au fait : le concert.

Il a commencé vers 20h15 sans première partie, ce qui à eu l’avantage de soulager tout le monde.

Éric Clapton (et Steve Winwood avec qui il partageait l’affiche) arrivent sur scène très simplement, saluent rapidement le public, attrapent leurs guitares et commencent directement à jouer. 
Ils enchaînent les titres présents sur cet album (il faut cliquer sur « cet album »). On a eu droit bien sur le mythiqueLayla (comment passer à côté?) et une très chouette version inédite de Cocaïne, mais contrairement à Londres, il n’a pas joué les sublimes Wonderful Tonight et Tears in heaven

Beaucoup plus détendu et souriant qu’à Londres, il a même à un moment osé échanger quelques phrases avec son public… Mais on voit bien que c’est pas son fort. Par contre, pendant plus de 2h, il sait enchaîner les titres et surtout les prouesses musicales.

Car, Clapton est sans conteste un des plus grand guitariste vivant.

Les gros plans sur sa guitare, généreusement offerts par les écrans géants, atteste de sa dextérité sans faille. Il s’amuse avec les cordes, les caresse, les titille, joue tout doucement comme très fort, passe d’un accord à un autre avec une facilité déconcertante… Il possède vraiment son instrument et assure du début à la fin. Même sans être fan absolue de sa musique (c’est mon cas, je suis loin de connaître ses albums dans le détail), on ne peut pas rester insensible en le regardant jouer, tant sa manière de faire est fascinante et quasi-magique.

Alors, oui, certains diront qu’il a pris un coup de vieux mais en tout cas, son talent lui n’a pas pris une ride, et c’est finalement le plus important.   

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