Pour que l’automobile soit toujours un plaisir

mosaique« J’aime bien ton blog, mais le problème c’est qu’il y a trop de trucs de fille » me dit-elle.

Bigre! 
Si même les filles en ont marre des trucs de filles, où va-t-on ? J’ai donc décidé de prendre les mesures qui s’imposent et vais vous parler aujourd’hui de quelque chose de très masculin : La voiture.

Ah ah! je t’en bouche un coin, hein ?!
Il faut savoir que j’ai tendance à identifier les voitures non pas par leur marque et leur modèle mais par leur couleur. Genre quand tu me demandes : »Mais il a quoi comme voiture?« , il y a des grandes chances pour que je te réponde : « Euh, ben … une voiture bleue« .

Tu comprends mieux le coté surréaliste de ce billet où je te promet de parler voiture. 
En fait, c’est juste parce que 
ce week-end, je suis allée voir le Musée Peugeot à Sochaux.

Pour les filles qui en avaient pas marre des trucs de filles : Désolée, promis dans les prochains articles, y’aura de la robe et du maquillage.

Bon, juste pour planter le décor, on a atteint le summum de la loose vu qu’on y est allée jeudi. On cromprenait pas pourquoi il y avait tant d’agitation, des techniciens s’affairaient, on installait des choses un peu partout, des verres à champagne, derniers réglages sons … on a vite compris que tout ça était le signe d’un coktail ou d’une inauguration prochaine. En fait, le lendemain avait lieu l’inauguration du nouveau musée et dès le surlendemainl’ouverture d’un tout nouveal espace.

Mouais, bonjour les loosers. Ca nous donne une excuse pour y retourner (chic alors !)

Le musée est donc situé à Sochaux. Une ville industrielle ne vit que pour 2 choses : l’usine Peugeot et le FC Sochaux (c’est le club de foot local). Genre chaque fois que tu croises quelqu’un dans la rue, il y a de grandes chances qu’il travaille à l’usine et que son écharpe soit jaune et bleue. Lui, son frère ou sa femme.

Illustration du contact avec la population locale : 

Lorsqu’on se gare et qu’on sort de la voiture, un homme nous aborde après avoir lorgné notre plaque d’immatriculation :

Lui : « Ah, vous êtes du 21? « 
Moi : « Chéri, quelqu’un nous parle mais je ne comprend pas un seul des mots qui sortent de sa bouche tant son accent Francomtois prononcé choque mes oreilles de marseillaise« .
(Je n’ai bien évidemment pas dit ça. J’ai juste souri bêtement et j’ai laissé l’homme répondre.) 
L’homme : « Oui, oui« 
Le Sochalien : « Je connais bien, je suis né à Saint Jean de Losne« . 
L’Homme : « Ah oui, vous devez connaitre Patelin N°1 et Patelin N°2 alors ? » 
(rassure toi, les villes ont des vrais noms, mais ça n’a aucun intérêt à ce stade)
Moi : (baillement discret)
Le sochalien : « Oui, j’ai grandi là bas. A la base, je suis venu pour pour le boulot (comprenez : travailler à l’usine Peugeot) et voyez, ça fait 33 ans que ça dure… 
L’homme : (hochement de tête approbateur)
Le sochalien : vous êtes d’où exactement ?« 

A ce moment là, même si cette conversation s’éternisait un peu trop à mon goût et que j’avais envie d’entrer visiter le musée (n’est ce pas étrange?), en tant que spectatrice de cette amitié naissante, j’ai été émue. 
De voir deux êtres si différents, nouer un lien, même furtif, fût fort touchant. Malheureusement tout à basculé en une seconde : 

L’homme : « On est de Beaune« 
Le Sochalien : « Ah oui, Narbonne… mon beau frère est du Sud Ouest, c’est joli comme région… vous êtes venus ici pour le boulot aussi ?« 
L’homme : « Oui on est venu pour le boulot mais on habite Beaune, pas Sochaux … « 
Le sochalien (lui coupant la parole) : « Narbonne, c’est à coté de Perpignan c’est ça ?« 
Moi : (commence à trouver un tour très amusant à cette conversation et suis certaine que l’homme va encore essayer de ramer pour essayer de le corriger.)
L’homme, qui jette l’eponge beaucoup plus tôt que prévu : « Oui, oui, c’est juste à côté de Perpignan ».
Le Sochalien : « C’est beau là bas, vous avez du être triste de partir« 
L’homme : « Oui, oui très triste mais bon, vous savez ce que c’est, c’est pour le boulot…« 
Moi : (Me retient de glousser comme une dinde)
Le sochalien, pensif : « Et oui….Vous allez visiter le musée là? »
L’homme : « oui, on est venus pour ça »
Le sochalien : « vous verrez, c’est très bien fait »
L’homme : (re hochement de tête approbateur)

Moi, sentant que c’est le moment: il faut que j’intervienne maintenant, saisir la moindre opportunité de silence pour s’échapper: « Et oui… Bien, Au revoir, bonne journée Monsieur« . 

Le sochalien, visiblement très deçu, était à deux doigts de venir avec nous au musée et nous faire une visite commentée. 
On est repartis avec une nouvelle identité de couple Narbonnais, immatriculés dans le 21, habitant Sochaux, et travaillant à l’usine Peugeot… Autrement dit, Bonnie and Clyde à coté, c’est de la gnognotte.

Bon et sinon le musée, c’était comment ? 
Très intéréressant figure toi (non, ce billet n’est pas sponsorisé). 

On y trouve bien évidemment une retrospective des modèles les plus représentatifs de la marque, du premier modèle vers 1890 (qui est en fait plus une charette qu’une voiture) jusqu’à aujourd’hui. On voit bien l’évolution très rapide des technologies et du design, l’entrée des productions en série… L’historique n’est pas ennuyeux, le côté technique n’est pas rebarbatif, c’est assez bien expliqué et illustré. En plus des modèles de voitures, sont exposées des publicités, des photos d’évenements historiques et la mode de l’époque. J’ai trouvé ça sympa pour avoir une idée du contexte social.

Donc, au final, une visite plutôt sympa. En voilà quelques photos pour illustrer mes dires :

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La première salle avec les tous premiers modèles (à partir de 1890)

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Un lion, enseigne de la marque, assez effrayant

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Une photo que j’aime bien prise par un jeu de miroir

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Photo aussi prise par un jeu de miroir

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Dark Vador

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La boutique, une espèce de caverne d’alibaba de voitures mignatures, qui a la capacité étonnante de transformer chaque homme en petit garçon de 12 ans.

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