Comment bien faire semblant de bosser ?

9782754015400Nous voilà de retour au bureau pour une semaine qui, comme toujours, s’annonce longue. Très longue. 

Après t’avoir donné quelques conseils pour survivre au lundi sans trop de dégats, je te propose aujourd’hui une liste de conseils pour bien faire semblant de bosser. Bien évidemment, ces règles sont faciles à appliquer si tu es seul dans ton bureau, un peu plus complexes en open-space. Mais, à coeur vaillant, rien d’impossible. 

1. Règle de base : Maitriser le « Alt-Tab« . Une fois devenue une habitude, cette petite merveille technologique te fera gagner en efficacité pour glandouiller et surfer sur Internet sans crainte. Le mieux est d’ouvrir en même temps le navigateur Internet et un fichier Excel bien complexe. Quand quelqu’un approche, hop, un petit coup de « Alt-Tab » et il n’y paraitra plus. Le temps que cette personne s’éloigne, tu peux pousser un petit soupir qui atteste de ta concentration et de tout le mal que tu te donnes.
A éviter quand même : le chat qui se met à clignoter sans prévenir alors tu regardes les graphiques avec Big Boss.

2. Si les serveurs de l’entreprise bloquent l’accès à ces merveilles de glandouille que sont Facebook et MSN, il te reste la lecture. Dans ce cas, plusieurs possibilités : 
– étaler sur son bureau tout un tas de cahiers, dossiers et classeurs qui auront 2 utilités : la première étant de faire croire à tout le monde que tu es hyper overbookée. La deuxième, et pas la moindre, sera que, sous toute cette pagaille, tu pourras planquer plus facilement un exemplaire de ton magazine préféré et bouquiner sans que personne ne le remarque.
Pour plus de crédibilité, prendre un stylo dans la main et faire semblant de griffonner
–  Autre idée : les e-books qui, une fois renomé, font croire que tu déchiffres le pdf d’un client reçu à l’instant par mail.

3. Si Big boss te confie une nouvelle mission, ça devient délicat. 
Le mieux étant de ne pas se braquer. En effet, râler, dire que c’est impossible, que tu ne peux pas, que tu as trop de boulot est une bonne solution à utiliser, mais pas plus d’une ou deux fois maximum. Au delà, cela risque d’attier l’attention sur ta réelle besogne et donc faire éclater au grand jour l’abominable vérité. Le mieux étant de faire semblant de réflechir quelques secondes et d’accepter en disant que tu t’en occupes dès que possible. Selon l’urgence de la tâche, cela peut te laisser, au mieux, une journée avant que quiquonque ne s’en inquiète.

4. Ensuite, quand vraiment tu ne peux plus faire autrement, essaie de mettre toutes tes capacités à l’oeuvre pour faire ton travail le plus rapidement possible: tu auras ainsi plus de temps par la suite pour te tourner les pouces, prétextant que cette nouvelle tâche est vraiment complexe et te pose plus de tracas que prévu.

5. Lever la tête de l’ordi et prendre un air concentré pendant quelques secondes. Ceci permettra de faire croire à tes semblables que tu réfléchis à quelque chose de très important, alors qu’en fait tu essayeras de te rappeller des paroles de Pirouette Cacahuète au delà du 2ème couplet. Le risque est élevé de passer pour un idiot, je te l’accorde, mais peut être efficace.

6. Si tu le peux, délègue au maximum. La cible privilégiée étant un stagiaire innoncent, frais et plein de bonnes volontés. L’ennui étant bien évidemment qu’il te colle aux basques mais l’investissement peut être rentable si tu le coaches bien au début.

7. Fais semblant de ranger tes dossiers: trier, jeter, déchirer des feuilles, faire des photocopies, déplacer, replacer… Tu peux aussi en profiter pour partir à la recherche d’un spray nettoyant et faire un peu de ménage. C’est plutôt efficace pour gagner quelques minutes et surtout donner l’illusion d’une activité importante.

8. C’est bien connu, dès qu’on quitte le bureau, on a plus le temps de rien. Alors, pourquoi ne pas profiter du téléphone à ta disposition pour passer quelques coups de fils persos. Si par hasard, quelqu’un s’approche, n’hésite pas à raccrocher au nez de la personne après un « Oui, oui très bien Monsieur Martin, on se recontacte la semaine prochaine« .

Plouf, emballé c’est pesé.

PS : L’illustration ci dessus est un livre qui existe vraiment et que j’ai trouvé sur le net en rédigeant cet article. Si ça t’intéresse, c’est par là que ça se passe. Tout ceci est bien entendu à prendre au second degré et avec humour. 

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